‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 107 sur 282 · EsÈsE Dtfodr. {Eresut Dufaurii.) Long, s lignes · texte numérisé non relu

EsÈsE Dtfodr. {Eresut Dufaurii.) Long, s lignes

Abdomen ovoïde , plus gros à sa partie postérieure , s*amincissant à sa partie antérieure , ayant en dessus une bande longitudinale plus foncée , échancrée sur les deux côtés ; deux raies fines plus foncées, presque réunies proche le corselet , s'écartant à mesure qu'elles s'avancent vers le milieu du dos qu'elles ne dépassent pas. Quatre petites raies transversales vers l'extrémité postérieure de la tache, dans la région anale, de couleur plus foncée , interrompues dans leur milieu , et formant autant de chevrons disjoints , renversés, dont la pointe est tournée vers Fanns.

Savigny, Aranéides d'Egypte, p. i5i» PI. 4, fig. is. Ancien-Monde — Afrique — Egypte.

Espèce bien distincte de la précédente, dont les yeux sont placés de même , et qui appartient à la même famille. La lèvre est pins large que dans XEresus Petagnus ; les mâchoires sont plus courtes, plus arrondies, plus larges près de leur insertion , coupées k l'intérieur en lignes moins droites et moins inclinées, et par conséquent moins conniventes , enfin elles sont moins dilatées à leurs côtés externes. Le corselet est aussi moins bombé.

11 y a encore ici une erreur dans l'expUcation de cette planche

G. ÉRÈSE. 4^1

de Sarigny. Ce n*est pas un mâle que représente la figure, comme on le dit, p. i5i« mais une femelle.

Jffinitét du genre Eréte, Les Erèses , par leur conformation générale , ont les plus grands rapports avec les Attes , et par leurs yeux avec les Ghersis et les Myrmecies. Gomme ils ont trois griffes aux tarses, M. Savigny les a placés à côté des Dolomèdes , et les âoigne des Chersis et des Attes , qui n*ont que deux griffes aux tarses. Cest par ce caractère que M. Savigny se trouTe engagé à placer les Attes à côté des Thomises et loin des Erèses , ce qui démontre que le nombre des griffes ne peut servir dans les Aranéides à rétablissement d'une méthode naturelle ; car tous ces genres se tiennent par des affinités trop intimes pour, dans une telle méthode * pouvoir être désunis. Le genre Erèse, dans tous les pays , ne renferme en général que de petites espèces ; mais par Y Ere/tu fF'alckenaerius décrite par M. BruIIé, et par quelques espèces d'Amérique, ce genre, pour la grandeur , se rapproche des Lycosej tarentules. L'Erèse Walckenaer est la même espèce que M. Koch a décrite sous le nom d*Eresut ctenizoides (Hahup Arachniden, 1. 111, p. 19, Pl. 80, fig. 176; long. 12 à i3 lig.)' VEreiui Luridui, du même (t. 111 , p. 20, Pl. 80, fig. 177 ; long. 9 lig.) nous paraît être la même plus jeune. Toutes les deux ont été prises dans des rignes près de Nauplie. L'abdomen du Ctenizoidet tA noirâtre sur le dos , et a le yentre jaune d'ocre. Le Luridut a l'abdomen d'un brun-olÎTâtre plus clair sur les côtés.

APTÈIES, TOME I. ^S

i4* Gknub. ATTE. (jittUS.)

Yeux au nombre de huit, inégaux entre eux, occu-pont le devant et les côtés du corselet , placés sur trois lignes : quatre sur la ligne antérieure, et deux sur chacune des deux lignes posté'- Heures. Les deux intermédiaires de la ligne antérieure toujours plus gros, et les deux de la seconde ligne toujours plus petits^ que les autres. Tous figurant un quadrilatère om^eri postérieurement^ et arrondi à sa partie on* térieure.

Lèvre allongée, ovale, obtuse ou tronquée à son extrémité»

Mâchoires droites plus hautes que larges, arrondies et dilatées à leur extrémité.

Pattes variables dans leur longueur relative y propres au saut et à la course.

Araiceides épiant leur proie , la saisissant à la course ou en sautant , se renfermant dans un sac de soie Jine, entre des fouilles qu'elles rapprochentj ou dans t intérieur des coquilles vides, des réceptacles de fouit , des fontes , et des cavités des pierres et des rochers.

V Famille. LES SAUTEUSES. ( Saltatoriœ.) Pattes grosses et courtes dans les femelles.

a. ATTE. /Jo3

!'• Rtoe. LES COURTES. ( Jbiremta. ) AbdoBieii court, n'égalant pat deuje/bU la longueur du eônelet.

A. — Les Européennes.

Mt^ de cette race qui ont été trouvées en Europe.

I. Atïi ODiirouKriDE. {Mtut quinqu^artitui.) Loog. 31ig. cf^ J?.

Abdomen orale , court* pointn verg roniu, dirisé longitudinalement dans son milieu, par une raie d'un blanc Tif , bordé de chaque côté par une ligne mince, rougeâtre, à côté de laquelle sont deux bandes noires « plus larges que la bande blanche. Corselet noir, bordé de blanc très-vif, avec deux accents circonflexes sur la pente inclinée de la tête. Pattes louges avec des anneaux brans* les antérieures les plus courte^,

Walckenaef , Aranéides de France , p. 4i« n* i . — Saltieus quin" quepaHiius, Hahn , die Arachniden , t. II , p. 41, PL 55, fig, 136 (le mile), —-^//u/ Redii, Savigny, Egypte, p. 17s, PL 7, fig. ji, (le mile). — Jranea >y litUrâ iniignita, Clerck, Aran. Suec, p. i n, PL 5, fig. 16 ( le mâle). — Attus insigniius^ Sundevall, p. si i, n^9.

France — Italie — Suède — Egypte.

Notre description a été faite sur une femelle trouvée par nous dans les environs de Paris. Les mâles paraissent beaucoup pins eoBuniins. Pattes, 4, 3, i et s.

Dans le maie, le \/ est bien marqué. L'abdomen est court, pointa ; il nest pas plus long ni plus large que le corselet; il a nne raie longitudinale formée par de petits points blancs dans son milieu; nne ligne bordée de chaque côté par deux raies de poils roux. Le corselet est bombé« d'un noir luisant t glabre, mais entonré sur les cdtés d'une large bande de poils blancs. La poi* trine comme le ventre et le dessons des pattes , sont coaverts de poils gris. Les yeux latéraux de la ligne antérieure sont plus re« coléa que dans beaucoup d'autres espèces. Les yeux de la seconde langée sont plus rapprochés des yeux postérieurs que de la ligne des yeux antérieurs» Le corselet non rayé de cette espèce la fait facilement distinguer de la suivante à laqnelle elle ressemble.

4o6 ARAIGHÉES.

JUus pubeteens ^ Sandeyall, p. ao6, n* 6. Walckenaer, Ann. de France , p. 43 , n* 3. Albin « fig. 6t. Hahn , die Arachnidea , in-8^ p. 68 ,P1. 17, fig. 5i (la femelle). •— Ibid, Monographie , în-4®» fascic. 4 « PI. s , figi D , Âtttu puhetcent.

£n France et en Suède.

Le mâle est plus petit, a des couleurs plus rites. Lee faciles blanches postérieures , au lieu d'être rondes 1 forment qnelqjuefois deux petits traits blancs angulaires.

Ne serait-ce pas YJranea rupestris de Linné ? Fauna 3* ëdit. p- S91 , n° 3019.

S. Atte »a]|£. (Jitttf fcenietu.) Long. 3 lignes, d* ,p.

Abdomen d'un brun fauye et quelquefois doré , avec trois cbe> TTons blancs disjoints , très-larges sur le milieu du dos. Entre ces chevrons sont des taches grises , et la pointe vers Fanns est blanche.

Walckenaer, Aranéides de France , p. 44 , n^ 5 , PI. 5, fig. 11 et 1 1 ( le mâle). — Salticus seenictu, Hahn« die Arachniden , in-8«, t. ï, p. 57 et 58, PI. i5, fig. 43 (le mâle) , fig. 44 (la femelle). — /6irf. Monographie, în-4*» fascîc. 4, PL i, A (le mâle), B (la femelle). — Araignée à bandes blanche*^ de Geer, tom. VII , p. §87, PI. 17, fig. 8 , 9 et 10. — . Jran. cinereut^ Lister, de Aran. tit. Si, p. 87, fig. 3i. Schaeffer, Icon. Insect. PL 44» fig. 11. — jâratua tceniea, Gerck , p. 117, n» 3, H. 5, tab. i3. Albin, Natnral Hîst. of Spiders , 1787, în-4», p. 5, H. 3 , fig. 19 ec 14 — Attui ttenieuf^ Sundeyall, p. aoi . n» i. — Aranea cingulata , Panier, fasc 4o.tab. si.

France — Italie — ^emagne — Suède.

t«s yeux de la seconde ligne sont phu rapprochés de k ligiw ant^eure que de la ligne postérieure. La quatrième paire de pattes est la pins longue ; la première ensuite ( et non la troisième ) , la seconde est la plus courte. Cette espèce est la plus commune de ce genre dans les environs de Parts; die se renferme dans les fentes des murs , des poutiea on dm ar* bres , et 7 file aux approches de l'hiver une petite toile tthserrée « formant un tuyau ovale • percé des deux cdtés , dans

G. ATTE. 4^7

lequel elle ae renferme , et d'où elle sort dès la fin de férrier, lorsque la chaleur du soleil commence à se faire sentir. Elle résiste aux plus grands froids, et dans Thiver de i83o, par un froid de 1 4 degrés au-dessous de zéro au thermomètre de Réaumur, j'en ai pris deux cachées sous une écorce d'arbre , vivantes, et n'ayant rien perdu de leur grosseur ordinaire. Gomme toutes les espèces de ce genre, l'Atte parée marche par secousses et saute ; alcnns elle hausse ses pattes de devant sur sa tête. Elle s'arrête souvent et épie sans cesse sa proie. Si elle aperçoit une petite mouche on un insecte , elle s'élance sur lui et par un seul bond. En cas de danger ou pour toute autre cause , elle saute aussi au bas de la muraille on du corps sur lequel elle marche , dévidant en même temps un fil qui la suspend à ce corps, et au moyen duquel elle remonte on descend à volonté. De Geer a vu sur une muraille Tacconplement de cette espèce. Le mâle monta sur le corps de la femeUe, en passant sur sa tête et en se rendant vers sa partie postérieure. 11 avança un de ses palpes sous l'abdomen de sa compagne , il souleva doucement cet abdomen, et il appliqua ensuite l'extrémité de son palpe à l'ouverture sexuelle de la femelle. Un instant après, les deux Aranéides se séparèrent et s'éloignèrent un peu l'une de l'autre ; mais le mâle ne tarda guère à se rapprocher de nouveau • et réitéra à plusieurs reprises l'action que nous avons décrite. Le mâle a les palpes très-allongés. La femelle pond ses <eiifs« dans nos climats, vers la fin de mai« et ils édosentdans le commencement de juillet. Le as juillet , j'en pris nue jeune dans les environs de Paris , dans son tuyau de soie construit sons une pierre « qui avait la moitié de la grandeur ordinaire. (Test l'espèce d'Atte qu'on rencontre le plus souvent sur l'habitation de l'homme ou dans ses environs.

Conférez avec cette espèce l'Attus scénicoïde ( Jr. Fuhaia de Fabricins). J'ai en tort de rapporter a l'espèce suivante , dans mes précédents ouvrages, VJranea cingulaia de Panzer , elle appartient à odk-ci.

6. Attb PSTI.LB. (jitius Psy^llus.) Loug. 3 lignes et demie, d^, |P.

Abdomen ovoïde , pointu vers l'anus , d'un beau noir en dessus, entouré sur le dos par des poils d'un blanc rougeâtre , ayant une ligne longitudinale médiane de même couleur, quelquefois in* terrompue dans son milieu ; une autre ligne transverse d'un blanc

4o8 ARAIGNÉES.

rougeâtre , croisant dans son milieu la ligne longitudinale, suivie d'autres plus petites et plus courtes. Quatre points ronds en carré, blancs , de chaque côté de la ligne médiane , à la partie antérieure. Le mâle est semblaUe à la femelle , mais la cupule de son digitale est noire et recouyerte de poils blancs.

Walckenaer, Aranéides de France, p. 45, n* 6. — Mtut terebraiusj Koch, dansSchœffer, fasc. 119, tab. 3 (le maie)', tab. 4 (la femelle). — ^r. terebratus, Clerck, p. 120 , PI. S. tab. i5 ( on mâle). — JUus terebratus, Sundevall, p. so5, fig. la.

Trouvée en France , dans les environs de Paris , de Lyon t en Allemagne et en Angleterre.

Espèce distincte du Scenicut , quoique voisine.

En juillet , j'ai trouvé cette espèce dans le nid de l'Epéire Galopbylle, dont les petits venaient d'éclore. C'était sans doute pour B*en nourrir.

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