Thomise AifccLÊ. ( Thomisus angulaius, ) Long. 51ig
Abdomen allongé , rbomboïdo-pentagonale , à angles très-marqués d*un rouge brun , bistre plus foncé sur les bords et plus clair dans le milieu. Ventre fauve clair , avec une raie longitudinale plus foncée.
Nouveau-Monde — Amérique septentrionale — Dans la Géorgie.
Cette espèce présente deux variétés dissemblables pour les couleurs , qui peut-être sont deux individus de sexes difierenCs.
i" Variété. Tbomise angulé vert.
Corselet d'un fauve verdâtre , avec deux taches rondes plus pâles. Pattes et palpes verts sans taches. Abdomen ayant un petit tréma longitudinal plus brun proche le corselet, avec deux autres inclinés se rapprochant à leur partie postérieure ; puis deux taches plus brunes , angulaires sur les côtés ; une tache ronde ou carrée, grise entre les deux angles de la partie postérieure , et à cette partie postérieure des lignes courbes parallèles plus foncées. Ventre d'un brun pâle, avec une raie longitudinale d'un brun foncé dans le milieu.
Abbot, Georgian spiders , fig. 492. — MSS. p. 89.
2*. VARiiiÉ. Thomise angulé bnm.
Corselet brun, avec deux raies qui se croisent en X plus brunes. Pattes d'un fauve jaunâtre , annclées. Abdomen bnm fauve , trèsfoncé sur les côtés , pâle et blanchâtre dans le milieu , et deux
538 ABAIGVÉES.
poipts PU tacj^ei puirées on rpudes , d'im Wajap plm ▼{{ §^ \^ ni. lieu dn cÀté du dos. Ventre fauve clair.
Abbot , ibid, fig. 493. — MSS. p. Sg.
Ces deux Tariétés opt été prises , {# premièire le 7 mai , la féconde le 5 arril , mais sur un même buisson et dans les mêmes }ifin , }a bnij^r^ 40 pr«^nSir»mp. £)1^ 99n^ K9mbl«Wff PWr It i»>nleair pt U fpnnp. pt, qupiqaAbbpt «U 4e«ipp to D»lpei comme étant deux femelles, je soupçonne qg^ 1^ f^fwiip WHM est le mâle de la prpn4prp.
40initii dii genrç T^mffc* C!p genrp » pel» ilP liognlier, qvM> paf )a iiature de son flermp , dans qnelqaes-mipf 4p sef (fimUei ( celles 4^9 Rugueuses et ^e% Malacostracées) ; pir Ips fonpçf larges de l'abdomen dans le plus grand nombre ; par les pattgf çUlées latéralement , il a les plus grands rapports de ressemblance avec dps familles ei^irps 4P U pl^Me des Crnstapéef : il fsit ainsi la liaison de la classe des Aptères avec cette autre classe d 'invertjét>|:éf . Lp geufp Tbpp^se « aussi d(9f r^pportf d*f^^ogiç moins plpignéf avec 1^ Plpctanef , surtout par sa singuUèrp ff miViB des Çpjj^oïdef. Maisiesailinitéslesplifs intiipesd^ f^omise^ spptarec les genres Eripus, ainsi qu'avec deux genres de Lj^iérjgfitfie^, )pf 4f:lcyspt Ip^ Dpl.én^. (^ ^e^rp Tl^ppaise se disting^p dp tQut«i les j^M^PI Ar«i?éidps ppi: dp^ paU«9 po^téripurps bp^ucom^ plus copf tes que Ips ^tprieorps , et qiff tout^ sont ptaléps |atprp|p^ent, cp qui les rend inhabiles à la course ou au saut. La famille des Spinoîdes, par son abdomen tubercule , forme la liaison des Thomises arec les Eripes.
Le genre Sénélops se rapproche du genre Thomîse par la lène et les mâchoires , mais il s'en éloigne par les yeux , tandis qae par la lèvre , les mâchoires et les yeux , le genre Philodrome a les plus grands rapports avec le genre Thomise. Mais les Philodronies se séparent des Thomises par leurs pattes postérieures allongées, qui rendent les espèces de ce genre aptes à une course rapide. Il en est de même du genre Sélënops , qui s'allie , par les organes du mouvement , aux Philodromes , mais s'éloigne de ceux-ci et des Thomises par les yeux.
Les genres Olios, Sparasse, Cla&teSi qijti termipenl la série des Latérigrades, ont encore de grands rapports av,ec les Thomises, f jorto^ les deux premiers , par le placemcpt .^P }pwp ypux et
G. THQUIS^. SSg
leon {Mittes étalées latéralement , mais ils se mpprochent encore plus des Philodromes et des Sélénops par U longyeur de leurs pattes postérieures , et enfin ils s éloignent des Philodromes , des Sélénops et des Thomiscs par les organes essentiel^ de la bouche , ips mâchoires é^i^nt drojtqs pt pop ioclinécf , «t )fi lèvre conrte et arrondie. Le genre ThQmjse ^t p^re^up toute |f^ tril^u de* UiHériçr^des en général , di^ n^oim le» PUilpdromes, et le» Sélénops, ont de commuq avec les genres Chersis , et Atte , de n'avoir qiie disnx gfûflcsaux pattes: ils ressemblent , squs ce rapport, aux Çcytodesqt aux Disdères dans ]fis ^^ignécs à sjx yepx; mai# l^s Thopaises qui k l'extrémité des pattes deux petites pelottes ou des appendices v^ lues qui remplacent avec avantage la troisième griffe des autre» Ar^néidcs , et leur sert à se tenir facilement dans une position renversée. La famille des Brévipèdes, et la race des Oculées dans la famille des Cancroïdes , allie les Thomises aux Sparasses par leurs yeux 1 atéraux plus gros.
Par la nature de leur derme et les couleurs dont ib sont revêtus, les Thomises ont aussi des affinités avec des genres très-divers : ainsi la famille des Chevelus a des poils allongés et fins , comme certaines Mygales, et comme les vieilles Tégénaires : les Rugueuses et les Malacostracées, ont un derme dure, comme les Plectanes ou les Épéires épineuses, tandis que la race des Cancroïdes globuleuses ont un derme nu , tendre, sans aucun poil , comme un grand nombre d'Epéires, et quelques familles de Théridion , et ils sont revêtus, comme elles, de belles couleurs jaunes, rouges et violettes. Dans la famille des Brévipèdes , au contraire , les couleurs sont noires et rouges , dures ou sombres , comme dans les Latrodectes , certains Drasses , et quelques familles de Théridion. Dans aucun genre d'Aranéides , si on excepte les Épéires et les Plectanes , Tabdomen ne se montre sous des formes aussi variées que dans les Thomises. Ces formes fournissent un moyen pour bien subdiviser les familles en races , tandis que Ton trouve dans la longueur relative des pattes un des principaux caractères pour bien distinguer les familles. Ces variations, dans la longueur relative des pattes, ne sont cependant pas aussi nombreuses dans ce genre que dans les Attes. Sous ce rapport, les familles de Thomises se classent de la manière suivante :
54o araighées.
PAttes, I, 1, 4, 3. Les Cancroîdes et les Qnadrangnlaires.
<— I, 3, 3, 4. Les Ranules et les Échancrées.
— s, I, 4, 3. Les Bréripèdes et les Hispîdes.
— s, I, 3, 4. Les Obscures.
Vjiraneui erinaeeus dePanzer, F. Insect. Germ. 86, si, qniest rinsecte décrit par M. Trost dans ses Beytrage, I, 645* son k nom de Thalangium mnaceum, me paraît être mi Trognle. Si c'était réellement mie Araignée, comme le prétend M. Panzer, elle formerait mie nouvelle famille dans le genre Thomise , on phitât dans celui des Philodromes qui établirait la liaison de l'ordre des Aranéides avec celui des Phalangides ; c'est dans ce dernier ordre que nous croyons devoir placer cet Insecte.
G. ERIPE. 5fl
i8« Genre ERIPE. {Eripm.)
Yeux au nombre de huit, disposés à Ventour de deux tubercules uerticauxjde la manière suiv^ante : deux jreux placés sur le bandeau en auantdes deux tubercules; deux placés sur les deux tU" bercules du des^ant et à moitié de leur hauteur ^ plus écartés que les antérieurs qui sont sur le bandeau. Quatre autres yeux placés derrière les tubercules, sas^oir : deux en haut, et deux en bas y plus rapprochés que ceux d'en haut.
Lèvre allongée, ot^alo-triangulaire , tronquée en ligne droite, ou en ligne légèrement arquée à son extrémité.
Mâchoires allongées , droites , élargies à leur extrémité , à coté externe droit ou légèrement con^ vexe , extrémité interne échancrée.
Mandibules courtes^ cunéiformes.
Pattes étendues latéralement ; les deux paires anté-^ Heures beaucoup plus longues que les posté^ Heures; la première paire surpassant peu la seconde ; la quatrième paire plus longue que la troisième.
EupE BXTÊR0CA8TA£. ( Eriput heUrogosier , ) Long. 8 lig.
De coiilenr fauve, jaunâtre ; corselet grand, large et renflé, surmonté de trois tubercules coniques , disposés en triangle, dont les deux antérieurs qui forment la base du triangle sont plus élevés. Abdomen ayant sept tubercules mous; les trois en dessous figurent
54i ÀllAIGlfKES.
une espèce de trident, et sont fauves : les deux tubercoles intermédiaires sont noirs à leur extrémité et plus allongés; les tubercules supérieurs sont les plus courts , et noirâtres à leur extrémité. Pattes antérieures renflées, fauves, avec une large tache noire aux jambes. (M.)
ThomUut heterogatUr^ Guérin , Icon. du régne animal , PI. i, fig. 4. — Th. hétérogastre ^ Latreille, Cours d'entomologie. — Eripnf^ Wàlckenaei", Mém. sur une nouvelle classification des Aranéides j Annalet de là Société entomologique d6 France, i833,
p. 438 et 441- Nouvean-Monda — Amer, mërid. — Brésil , de RiO'Janëiro.
Deux individus d6 YEriput heterogaster^ venant de Rio4anéiro, ont été reçus an Muséum depuis celui que nous aTons décrit , et nous montrent dans cette espèce deux variétés.
ViaixTÉ t . Tachée de brun. Longue de huit lignes , d*nn bean jaune uniforme , ayant seulement les extrémités des palpes et celles des pattes brunes, et Textrémité des tubercules de l'abdomen très-allongée , cylindrique , brune ; pois un tubercule trèspointu sur le corselet , proche Tabdomen.
Yaiuétb s. Tachée de rose. — Six lignes de long. Jambe et tarses d'un rose pÂle. L'abdomen a les tubercules roses vers leur extrémité , avec une raie rose qui lie de chaque côté les six tubercules latéraux , et une autre ligne rose qui part du souunet du tubercule postérieur, et se prolonge sur le milieu du dos , en figorant près du corselet un fer de flèche. Le côté a aussi deux bandes tt>se pâle, très-larges , qui se prolongent entre l'espace des deux tubercules postérieurs, ne laissant qu'une bande jaune asseï étroite sons le ventre , entre l'anus et la partie sexuelle. Elle est marquée par une suite de points parallèles au nombre de douse. Les tubercules comme le corselet sont rugueux , et revétns de petits points noirs chagrinés.
Jffinitis du genre Ertpus, Le caractère singulier qui distingue ce genre, celui d avoir les yeux disposés à Tentourde tubercules, ne se retrouve que dans certains genres voisins des ThérîdioDs, qui sont peut-être plus éloignés des Eripes , des Thomises , et de
tous les genres de Latérigrades, que toutes les antres Aranéides. II y a bien une famille d'Ei)éire9 qni a anisi le corselet ayec dei tubercules éleTës, celle des Epéires impériales* mais cette famille n'a point les jeax disposés sur ces tuberculeë ni à lentour. La forme large du corselet et de Tabdomen , les pattes étalées, le peu de longueur des pattes postérieures , comparées aux antérieures, établissent des rapports d'affinité très-intimes entre le genre Thomise et le genre Eripe , mais celui-ci s'éloigne des Thofflises par ses mâchoires droites, et se rapproche sous ce rapport des Sénâops , des Olios et des Sparastes.
I9« Genre. SÉLÉNOPS. {Selenops.)
Yeux au nombre de huit , sur deux lignes ; ligne antérieure cow^bée en aidant formée par six jeux ; la ligne postérieure très^rapprochée de l' autre ^ plus longue que l'antérieure , et indiquée à ses extrémités par deux yeux seulement , de sorte qu'il y a quatre yeux intermédiaires sur une ligne droite , et deux yeux latéraux de chaque côté, l'un plus aisance ^ l'autre plus reculé que la ligne intermédiaire.
Lèvre arrondie, semi-circulaire ou ovalaire.
Mâchoires allongées , droites, écartées et dii^ergentes à leur extrémité.
Pattes étalées latéralement , allongées, fortes , près» que égales ; les postérieures aussi longues ou plus longues que les antérieures.
Aranéioes courant ayec rapidité les pattes étendues latéralement.
i'« Famille. LES OMALOSOMES.
Lèvre courte , semi-circulaire.
Mâchoires ovalaires, écartées, divergentes , resserrées à
leur base.
Pattes : la quatrième paire la plus longue « la troisième ensuite, la première la plus courte.