II. Olios Frjinilin. ( Oliot Franklinut.) Long, it lignes
Abdomen ovale, cyliudroïde , plus long, et aussi large, qne le corselet. Corselet brun , unicolore , avec des poils courts. Machoires et lèvre noires bordées de rouge. Pattes marquées ea dessous de larges raies noires , transversales.
Nouveau-Monde — Amer, septent. — De New-Yorck.
L*organe sexuel dans la femelle présente une fente transvene élargie en petits ovales à ses deux extrémités , et entourée d*aB rebord.
II. Olios Loitcims. (Olict longipei.) Long. 1 5 lignes. Con^let grand , glabra , paTNmé de qnelqiMf poils fasw at
nret. Abdomen d'an bmn notrâtre , couvert de poils faurei, tréf-lon^* Mandibules noirâtres a leur naissance , et rcTêtues de poi f d'un fanye plus yif que celui des paltes et de l'abdomen. Pattes très- allongées : la première paire a 3 pouces 9 lignes , la quatrième s ponces 10 lignes , la troisième 1 pouces 9 lignes. ( La seconde manque. )
Monde-Maritime — Iles Molnques.
Rapportée par MM. Quoy et Gaymard. — L'indiyidu que j*ai décrit de cette grande espèce est trop mal conservé pour que je puisse être certain qu'elle appartient à cette race par les pattes, la seconde manquant ; mais cela est probable d'après la longueur de la première paire. Les yeux postérieurs intermédiaires sont un peu plus gros que les latéraux de la même ligne.
6« Famillb. les MUSCULEUSES. {Afusculosœ.)
Yeux éf^ûax entre eux , sur deux lignes rapprocbées , et courbées en arrière de manière à former un croissant étroit et anguleux.
Lèvre courte, plus large que haute, en carré long, trau»verse.
Mâchoires cylindroïdes , resserrées dans leur milieu , dilatées à leur base, arrondies à leur eitrémité , iocliuées sur la lèvre.
i3. Ouos BRUN. (Oliofjuieuf,) Long. 12 lig. d*.
Corps bmn. (M )
Il ne restait que la tête de cette espèce , et le corps était trop défiguré pour pouvoir être décrit. Dans le même bocal étaient deux cocons bruns , ronds , aplatit , d'un pouce de diamètre , qui sont probablement les cocons de celle espèce. J'ignore d'où elle provient ; elle est certainement étrangère à l'Europe.
574 AllAICHÉBt.
7* Famills. les SPARASSOiDES. (Sparastoùles.)
TtuXf huit presque égaux , sur deux lignes rapprochées , Fantérieure droite, la postérieure un peu courbée en avant.
Zèpre courte, semi-orbiculaire.
Mâchoires dilatées et arrondies à leurs cAtés extemea , légèiement inclinées sur la lèvre.
Pattes allongées» à tarses dilatés, et veloutés en dessous. La seconde paire de pattes la plus longue de tontes , la première et la quatrième égales , la troisième est la plus courte.
Canclet arrondi , très-large.
14. Oum A TABsit spoNoicux. ( OUot ipcngi'4ani,) Long. 4 lig. et demie c^.
Corselet bombé , non déprimé sur les cAtés , ronssÂtre , paralslant presque glabre , mais couvert d'un léger duvet. Abdomea fauve , avec une bande longitudinale , jaunâtre, dilatée en une tache ronde dans le milieu , et un ovale allongé à sa partie pos> térieure , bordée de noir sur les côtés , et deux petites lignes jaunes , fines , sur la partie noire , proche le corselet.
Mierommaie à tarses spongieux , Dufour , Description de six Aranéides nouvelles, p. is , PI. 69, fi%. 6. (Extrait des Annales génér. des sciences physiques. )
Ancien-Monde — Europe — D'Espagne. — Trouvée en octobfe, dans un jardin de Barcelonne , en Catalogne.
Je ne connais cette Aranéide que par la description et la de Mv Dufour. Je soupçonne que la lèvre est tronquée* dans tons les Olios. Quoi qu'il en soit, par le placement de ses je«x, par ses pattes étalées et dirigées en avant* son large conelet , cette espèce appartient évidemment aux Olios et non aux Spareses. La cupule du digital du mâle (le seul sexe encore connu) recouvre un conjoncteur allongé , armé d'un petit crochet à mm. extrémité , et d'un autre conjoncteur supplémentaire dioit inféra à la base de l'autre.
#. OLIOf. 576
8« FAMitLB. LES DËLÉNdÏDES. {Delenoides.)
Yeux sur deux lignes renfoncées en dessous du corselet. Mandibules allongées, cylindriques, renfoncées en dessous. Coneht aplati , large » en cœur.
i5. Quos FHoyocATEua. (0//<vprovoca/or.) Long. 7 lig. c^.
Les yeux latéraux antérieurs sont plus gros que les autres; les yeux postérieurs sont égaux entre eux, et plus petits que les an* térieurs intermédiaires. Le corselet très-aplati , large , en eœnr» couTert de poils gris et blancs , ayec de petites lignes longitudinales fines passant par les yeux et dessinant à la téta deux ^ renfermés l'un dans Taubre. Le bandeau est terminé à sa partie antérieure par une raie d'un blanc yif , doublée d'une ligne noir* plus étroite. Les mandibules allongées, glabres, luisantes, ont aussi à la partie antérieure deux lignes longitudinales d'un blane yif qui se détachent sur un fond noir. L'abdomen est en orale allongé plus étroit que le corselet , couvert comme lui de poils 4 fond brun et faure. Ventre d'un noir yelouté entouré de fauye sur les côtés : deux taches , ou points oyales d'un jaune yif dans le milieu de la bande noire. Pattes fauyes. Le tibial et le génnal mêlés de brun et de blanc. Palpes du mâle terminés par un digital pointu , gros et bombé.
Ancien-Monde — Afrique — Cap de Bonne-Eqpérance. — Col» lection de Guérin. — (Je n'ai pu yoir la bouche, ni mesurer les pattes.)
[^ Jffinitéi du genre Olioi, La grandeur des Aranéides de €• genre, la longueur de leurs pattes et leurs couleurs sombras» les ont fait confondre par les auteurs ayec les Mygales. £Ues n'ont cependant ayec elles que des rapports de reisemblanoe* Leurs affinités génériques les lient ayec les Délènes , les Phi]4H dromes , les Thomises, les Sparasses et les Clubiones. Leurs pattes étendues latéralement , leur corselet large , les rattachent fortement aux trois premiers genres et à tous les latérigrades en général. Cest surtout par les mâchoires inclinées des Robustes, des Énergiques et des Vigoureuses , ou par la première , la troi-
5^6 AnAiGvifift.
•ième et la quatrième famille , que ce genre se rapproche du genre Délène. 11 s'en rapproche encore par le corselet aplati des Délénoïdes, ou de la huitième famille ; mais il s'en éloigne par les pattes postérieures allongées, caractère qui le sépare aussi des Thomises , quoique , sous ce rapport , le Ddena Peronius et YOlios pinnotherui diminuent l'intenralle qui sépare ces genres. La longueur des pattes postérieures rattache les Olios aux Philodromes, dont ils se distinguent par la lèvre toujours quadriforme, et non triangulaire. Si ce caractère éloigne également les Olios des Thomises , ils se rapprochent de nouveau enfze eux et de celui des Philodromes , par les yeux en croissant des M Dsculeuses , des Taprobaniennes ; par les yeux portés war une légère élévation, des Grapses. La lèvre carrée, qmriqnefois allongée et tronquée , et les mâchoires droites et allongées , et écartées des Leucosies , les mandibules cylindroîdes , allongées, fortes, rattachent les Olios aux Clubiones; mais Us s*en éloignent par leur corselet plus court et plus large , et par leurs pattes étalées latéralement. Les plus étroits rapports d*afBnilé lient les Olios aux Sparasses, dont ils se séparent cependant par la forme de la lèvre . qui est tronquée on trèscourte, arrondie en demi-cercle ou en ellipse tronqué, et par des mâchoires souvent dilatées et non cylindroîdes, et à côtés parallèles ; mais leurs yeux sur deux lignes et quelquefois eu croissant , qui dans quelques-uns sont inégaux en grosseur, comme dans les Leucosies , les Australiennes , les Energiques , les Courageuses, est encore un caractère remarquable qui marque l'affiliation entre les Olios et les Sparasses. S'il est vrai que la lèvre de TOIios Sparassio.de soil arrondie et non tronquée k son extrémité , le caractère le plus essentiel du genre Olios , qui est d'avoir tou'ours la lèvre tronquée , disparaît dans celte famille d» Sparassiotdes , qui pourtant, par ses autres caractères, appartient à ce genre.
Le genre Olios a un aspect particulier qui le fait distinguer même des Philodromes , dont il se rapproche le plus. Le type général varie dans les parties essentielles , de manière a nécessiter sa subdivision en plusieurs familles naturelles.
G, CLASTE8.
^^'^ Gevre. CLASTES. (Clastes.)
Teux huit , presque égaux entre eux^ sur deux lignes ; la ligne postérieure très^courbée en avant; la ligne antérieure droite : toutes deux formant un demi'Cercledont le diamètre est en avant.
Livre courte , dilatée , et large à son extrémité ^ gui forme une ligne légèrement courbée^ subite^ ment resserrée dans une partie de sa longueur jusqu'à sa base.
Mkchoires presque articulées horizontalement y écar^ tées à leur base, bombées et divergentes , ensuite droites et parallèles, resserrées dans leur milieu ; à leur extrémité , échancrées au côté interne ; arrondies au côté externe ; évi» dées y et se terminant en angle obtus.
Mandibules articulées pour être portées en avant du corselet.
Pattes très ' allongées , très -inégales entre elles; la première paire est la plus allongée ^ la quatrième ensuite , la troisième est la plus courte,
ÀRAiréiDEs ne faisant pas de toile, mais tendant des ' fils, épiant^ et chassant après leur proie j et se cachant dans les feuilles et les fleurs de dijfférentes plantes.
APTf'.RES , TOME I. 87
bj9 AftATftWÉtS.
I» Clastes FRKTCiifZT. {ClaïUs Freycintt,) Long. 9 lîg. c^ jy. — Corselet 3 lig. — Abdomen 6 lig.
Abdomen rilon^é , étroit , cylindrique , lie rétrécUsant yert Tanos, fanye jamiâtre , ayec six petits traits d*nn beau rouge carmin « dikposéa longitudinalement. Corselet conrt, en cœur arrondi « déprimé à sa partie postérieure , conyexe ou bombé à sa partie antérieure. Mandibules fortes, allongées, portées en ayant et coûVbâM èi^ârleiuretnelkit , ou éKvergentes yen leur extrémité. FMUte» l^m^s, tottgeittMBs oeimMe le <xt!p» , «bm poils, maïs ayant des piquants noirs très-allongés, coucbés. (M. )
«(mAè-MMMMte ^ A lUe Gwaïki «t <fomla Wowwolle Gumét.
«BÉuetNlB^dMtiBct. — La ««pÉleda digital» daaalemfile, est oyale, pointue et très- allongée. Elle a en dessus, sur le cdcé caché par les poils, une fente inclinée, dont les bords sont bruns , que je n'ai point obsenrée encore dans aucune Aranéîde , et qui peut-être joue un rôle dans la copulation. Cette cupule en dessous a un long espace vide entre son extrémité et le conjonclëttt qui 'C!^ 'a sa base. Ce txynjoneteux' lest ékMble , ccîHu qui est le ^pillis iprès ^dhi radial , en ayant-dernier «rude, oit -nU' cdne crocbu, coiické «ur k côté, jaune; lantre eêt roi^ge» rond et aplati , ayec un trou au milieu -, et il est cannelé de petits silkxDs réguliers tout à Tentour de ses côtés : celui-là est le plus grand et le princfpal. A Vextrémité an radial est nne petite épine crochue, brune, qui se courbe sur la cupule, au-dessus de Vàévation où e^ la fente. Les jernxes femefles que j'ai dbÊBt yées sont pareilles aux mâles , si ce n'est q«e iear corselet était entouré d une ligne fine rose carmin , que je n*ai point ¥ue <kMB le grand méHe adulte. Les organes semels de la teMAe sont dans us ^enfi^aoement , et se oomposest de deux grandes conques rondes et calleuses. Les yeux sont bmns » gros et saillants , et placés sur un fond plus glabre et plus rouge que le reste du corselet. Les yeux antérieurs sont très-rapprochés entre eux, et les latéraux de cette ligne antérieure sont plus gros qne les autres, et rapprochés des intermédiaires delà même ligne, qni sont les plus petits de tous. Les pattes sottt remarquables parlenr longueur : celles de la paire antérieure ont s s lignes; elles ont toutes les cuisses grosses , sans être renflées; les jambes , les métatanes et les tarses minces, ou diminuant graduellement , mais le tarse
G. CLASTES. Ôyt)
est un peu dilaté à spa çxlTcniité , et a deux ^fiStf fortemept peclinëes , terminales, mais se rejetant en dehiMnB ou le ployant horizoutalement comme un pied ; puis en defaou» une pelote de poils. Les mandibules sont très-fortes , à (Wgletf tm-oourbéi, qpe reçoivent des rainures profondes, armées au côté extérieur de «x dents, et au côté intérieur d'une seule dent. Lw pelpes font fins , allongés et rouges comme les pattes , et le condet « a ém piquants noirs couchés. La lèvre figure aiiex bien on eliUD|Mgnon sur sa tige.