Cmbio^f: aïboce. {Clubiona atrojr.) ^. Long. 5 lig
d^ 3 lip. et demie.
Abdomen ovale « légèrement renflé rers sa partie postérienre , déprimé , ayant à sa partie autérieui^ une lâche en carré long , noire , échancrée ou festonnée sur ses boi*ds , qui sont plus noirs : l'espace qui lentourc est de couleur jaune de paille clair , ce qui fait ressortir une petite bande brune vers le corselet , et des lignes formées par des points noirs qui brunissent les cAtés de l'abdomen et sa partie postérieure.
Jraignée atroce. De Géer, t. Vil , p. 2d3 , PI. i4 » fig. 24 et af»,
— Seconde espèce d* araignée mâle, Lyonet , Recherches sur l'anatomie et les métam. des Insectes, 1882, in-4'>, p. 83, PI. 9 (on 20) , fig. 5 , et de I à 16 pour les détails. — Jlranea atrox , Tréviranus, Lber di Bau der Arachniden, p. 38, fig. 3;, 38 , 39, 40. — Cluhione atroce , AValckenaer, Arancides de France, p. 146 , n® 1 , PI. 7 , fig. 5 et 6. — Hahn , die Arachniden , 1. 1, p. 1 15, PI. 3o , fig. 87. — Latreille, Gêner. Crust. et Insect. t. 1 , p. 98 , n" 4 , tab. 3 , fig. 7. — Araneus nigricans. Lister, p. 68, tit. 21, fig. 21.
— Âraneusfenestralis,^éïa, de la société des Sciences, en danois, 17G8, in-i5 , t. ÏV, p. 352, PL 16, fig. 23.
Ancien-Monde — Europe — En France et dans toute l'Europe ; très-commune sur les montagnes des Pyrénées.
Cette espèce se renferme dans des trous , et s enveloppe , pour passer l'hiver dans des espèces de maillot de soie très-blanche. (>s Aranéides pondent en mai et en juin. Elles sont alors fort hardies, et cherchent à se défendre si oji veut ics saisir. Quand elles n'ont point pondu , elles se laissent toml^cr à tene et font les mortes. Selon De Géer, qui a compté cent œufs dans l'ovaire d*une femelle de cette espèce , elle renferme les tnufs d'nn jaune clair, qu'elle a pondus dans une coque de soie binnche, grande comme un pois, autour de laquelle elle file ensuite une seconde enveloppe d'une soie plus lâche ou moins serrée, qu'elle attache à quelque objet. Les fils de cette Aranéideyonttrè-gliiant», et sa morsure
tue plus rapidement les Insectes qae celle de plasieiirs autres espèces, mais elle n'est nullement Tenimeuse pour Thomme. Elle attaque des Scolopendres , ou plutôt des Lithobies et d autres gros Insectes.
17. Gldbione féroce. { Clubiona Jerox,) Louq. 6 lig- i/«. çf^ J>.
Abdomen orale, légèrement renflé vers sa partie postérieure, ayant sur le dos une ligne souvent dilatée en ovale allongé , d*Dn jaune pale , bordé par une ligne noire , qui , elle-même , est entourée par un espace jaune, lequel s'élargit à sa partie postérieure. A la suite de cette figure , qui atteint le milieu du dos , sont quatre chevrons ou traits brisés jaunes, formés par huit points jaunes, inclinés l'un vers l'autre, séparés par une ligne noire. Ces chevrons ou points diminuent de grosseur en approchant vers l'anus.
Aranea ierrcsiris, Reuss et Wider. Muséum Senckenbergianiim,
p. il 5, PI. 14, fig. 10, a et h, — Clubiona clausirarîa , Hahn , die
Arachniden, t. 1, p. 114 > PI- 3o, fig. 86. — SchaeflTer, Icon.
PI. i58 , fig. 6 (le mâle). — Albin , PI. s , fig. 9 et lo.-^aubionr
féroce y Walckenaer, Aranéides de France, p. i5o, fig. i s*
Cette espèce est en général plus grande et plus noire que la Glubione atroce , dont elle ne diffère que par le dessin de son abdomen. Le mâle est semblable à la femelle , et a seulement des pattes plus allongées. Le ventre, dans les deux sexes, est brun, entouré de lignes blanches et jaunâtres qui dessinent un carré. La Gubione féroce a les mêmes habitudes que l'Atroce. Cependant c'est celle que Ion rencontre le plus fréquemment dans les caves, tandis que l'autre se tient de préférence derrière les plâtras des murs des jardins ou des potagers. La Féroce est commune sur le sommet du mont l'Heyris près de Bagnière^de- Bigorre dans les Pyrénées , à huit cents toises au-dessus do niveau de la mer, où nous en avons pris plusieurs individus logés sous des pierres. La toile de la Féroce est d'un blanc de lait tirant souvent sur le bleu. Les deux espèces résistent, dans les lieux de leurs retraites , aux hivers les plus rigoureux , et noos en avons pris de très-vivaces dans des caves avec des É{)éires antriades, des Tégénaires civiles et des Théridions crypticoles , le s 5 décembre 1829, lorsque le thermomètre de Réaumnr était de douze degrés an-dessous de zéro,
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