‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 250 sur 282 · II. Drame capclê. (Draisus capulatus.) ^, Long. 5 lig · texte numérisé non relu

II. Drame capclê. (Draisus capulatus.) ^, Long. 5 lig

Abdomen ovale, noir, peu foncé, avec une large bande* courbe, blanche , proche le corselet , une autre bande droite transverse dans le milieu du dos, surmonté d'une courte ligne blanche , longitudinale, croisée en dessus par un trait transversal blanc, le tout ressemblant à un manche de béquille : proche l'anus est une sorte de fer à cheval , à branches recourbées et tournées vers la tête. Corselet et pattes jaunes ; les métatarses et les tarses tachés de noir.

Abbot ,f]g. 2s , p. ''>.

Nouveau-Monde — Amérique septentr. — En Géorgie. ^- Prise le premier le 1^ juin, sur un jeune chéne« dans son nid filé entre les feuilles : dans les bois de chênes du comté de fiurke. Rare.

3« Famille. LES HABILES. (Peritœ.)

Yeux sur deux lignes courbées en avant , concentriqtKsou parallèles; les latéraux disjoints. Les intermédiaires postmeui*s plus écartés enti*e eux qu ils ne lèsent des latéraux de la même ligne.

Mâchoires inclinées, entourant la lèvre, très- bombées à leur base, courbées en avant, rétrécies dans leur milieu.

Lèvre allongée , ovalaire , diminuant vers son extrémité.

ij1% ARAIGNEES.

Corselet resserre, mais bombé vers la tête, à banJonu vertical.

Pattes allongées propres à la course, la quatrième paire la plus longue, la seconde ou la première ensuite , la troisième est la plus courte.

ÀRAiriiDBs construisant dans Therbe , sous les pierres et dans les endroits cachés , une petite toile et un cocon hémisphérique , ou en forme de coupe fermée par un opercule .

12. Drasse brillant. (^Dratsus fut gens,) Long, s lig. et demie

à 3 lig. cT ^.

Abdomen ovale , allongé , bombé , grossissant vers la partie postérieure, et pointu à l'anus. Revêtu sur le dos de poils dores, verdâtres on bleuâtres foncés , avec '[uatre traits dorés ou cuivrés sur le milieu, inclinés en chevrons disjoints, et deux autres plus courts à la partie antérieure, proche le corselet. Ces traits se détachent sur un fond noir violacé , qui forme comme deux régiom transversales du dos; entre ces deux régions du dos et à la partie postérieure jusqu à lanns, la couleur est pâle dorée , mais toutes ces couleurs ont un reflet irisé , comme celles de certains colibris. Ventre ayant des poils verdâtres sur un fond noir. Corselet allongé , resserré vers la tête , rougeatre , couvert d'un duvet brillant , d un jaune verdâtre , plus abondant entre les yeux , et deux petits traits d'un jaune clair , formant un petit chevron, dont l'angle est vers la tête , à la partie postérieure proche rabdoroen. Pattes de couleur du corselet. Hanches allongées et cuisses reuflées ; celles des pattes antérieures de couleur brune. L'hamésal des palpes est aussi renflé et d'une couleur plus foncée.

Araignée brillante^ Walckenaer, Fatme parisienne , t. II, p. «"î*. n* 71, et t. I , p. 70, lignes 21 et 24 du discours préliminaire. — Drasse brillant , ibid. Tabl. des Aranéides, p. 46, n* 5. —Uid. Aranéides de France, p. 164, n** 7. — Drassus relucensj Latreille, Gêner. Crust. et Insect. t. I , p. 88, sp. 4. — Ibid, Nouv. Dift. d'hist. nat. t. IX, p. Ô79. — Drassus relucens ^ Hahn, die Arachniden, t. II, p. 55, PI. 61, fig, 143. — Risso, Hist. nat. dePEniope méridion. t. V, p. 162, n° 3i. — Macaria fulgens , Koeh, 119, «<•

Ancien-Monde — Europe — En France, en Allemagne, dani l'eut de Gênes.

o. DiiASSi:. Ga3

Le uiale csL semblable ù U femelle , mais il a 1 abdomeu plus allongé et plus cylipdrique. Ses palpes ont leur radia) armé da côté externe d'une apophyse fine , crochue, pointue , qui se courbe de côté sur la cupule du digital. Cette cupule a la forme en pointé allongée à son extrémité : son dos est couvert de poils dorés ; elle est creusée à son intérieur jusqu'à son extrémité , et présente un conjoncteur bombé , oTalaire, glabre, d'un rouge pelle, remplis* sant toute la cavité de la cupule , et plus élevé que ses bords , mais ayant la même forme , et se terminant en pointe arrondie , simple et sans conjoncteur auxiliaire ; présentant seulement un petit corps et un petit crochet collés et non saillants , tous deux bruns vers la partie supérieure. Les poils, qui forment les plus belles couleurs de cette Aranéide , sont caduques. La seconde paire de pattes est plus longue que la première ; les pattes sont dans l'ordre suivant : 4, 2, i,3.

Cette petite espèce d'Aranéide n'est pas moins admirable par son industrie que par ses couleurs. Elle construit dans Therbe et dans les cavités des pierres une tente formée d*une toile fine et serrée , ovale, et ayant deux issues. Cette toile en renferme une autre d'uu tissu plus fin et encore plus serré. Cette seconde tente a la forme d'une voûte. C'est sous cette voûte qu'elle place son cocon, qui a environ i ligne trois quarts de diamètre, et qui eft composé de deux parties , une coupe et son opercule : la coupe est hémisphérique, profonde, d'une blancheur éclatante , et formée d'une pellicule mince, à tissu aussi serré qu'une pelure d'oignon. C'est dans cette coupe qu'elle dépose quinze à vingt œufs rouges orangés, parfaitement isolés, qui sont bien loin de remplirla cavité du cocon. Elle ferme ensuite ce cocon avec un opercule on feuillet plat , qui n'est que collé sur les bords de la coupe et qui peut s'en détacher. C'est sur son cocon qu'elle se tient ; mais auparavant elle recouvre la cavité de la pierre d'une toile d'un tissu lâche et transparent , ce qui lui forme an-dessus de la voûte une seconde chambre qui communique avec la première. L' Aranéide loge le plus souvent son cocon dans les cavités des pierres. La surface plate est alors tournée en haut , et la partie convexe en bas. G*est vers la fin de juillet que cette espèce construit son cocon. £t si on la prend immédiatement avant , et qu'on la place dans un tube de verre , elle file ce cocon sous les yeux de l'observateur. D'abord elle forme le tube qui doit le soutenir ; ensuite la partie convexe du cocon ; et, après qu'elle y a déposé ses œufs, elle fa*

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