‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 255 sur 282 · Drasse atrows. {Drauus airopoi») Long. (» lig. ,p · texte numérisé non relu

Drasse atrows. {Drauus airopoi») Long. (» lig. ,p

5 lig. cf.

Abdomen ovale , allongé , grossissant vers sa partie arrondi et courbé vci-s Tanus. Brun, à dos déprimé, ayant ligne jaunâtre , fusiforme , qui , depuis le corselet , se protoDge jnsqu au tiers de la longueur de l'abdomen , et qui est triftde à son

extrémité , ou qui se termine par trois traits ou virgules , dont les latérales sont les plus grosses , tandis que celle du milieu est plus fine et manque quelquefois. Cette raie jaune est bordée de noir, formant deux lignes qui se rejoignent à l'extrémité , et n en composant plus qu une qui atteint jusqu à l'anus. Mais cette ligne noire est interrompue transversalement par quatre cherrons jaunâtres , qui font suite au chevron bifide ou trifide qui termine la ligne jaunâtre ; et après cette ligne , le milieu du dos présente une suite de chevrons jaunes , parallèles , d'autant plus rapprochés entre eux , qu'ils se rapprochent le plus de Tanus. Le maie est semblable à la femelle , mais quelquefois son abdomen est ovale, allongé, très -bombé sur le dos, resserré sur les côtés, grossissant un peu vers sa partie postérieure , revêtu d'un poil court , noir , tant en dessus qu'en dessous , sans aucune figure , ni points ni raies , terminé par des filets sétifères saillants , blancs à leur base et à leur extrémité , bruns ou noirs dans leur milieu. . Walckenaer, Aranéides de France, p. 170, n* 8. — Draue tegestriforme^ ibid. p. 174, n* 10 — Drasse segestriforme ^ Dnfour, Observations générales sur les Arachnides , extraites de la 18* livraison du Yl* tome des Annales des Sciences naturelles, p. 9, PI. 9 , ou 356 , fig. I . — Jlranea terrestris , Reuss et Wider, Muséum Senckenbergianum , p. 2i5, Pi. i4t fig* 10. ( Bonne figure.)

Ancien-Monde — Europe — En France, en Allemagne. Dans les grandes forêts et les hautes montagnes.

Variété d'âge. (Long, s lignes.) Corselet aussi long et aussi large que l'abdomen , gris verdâtre , ainsi que les pattes. Mandibules se renfonçant sous le bandeau. Abdomen noir , velouté , brillant , sans taches.

J'ai trouvé cette espèce , d'abord dans la forêt de Yillers-Cotterets , et ensuite plusieurs fois dans les Pyrénées , aux mêmes lieux où M. Dnfour l'avait prise. Il est le premier qui l'ait décrite sous le nom de Drasse ségestriforme ; ce nom , qui conviendrait bien mieux aux Drassusater, m'avait empêché, lorsque je rédigeai mon ouvrage sur les Aranéides de France , de rcconnaiire Fidentité d'espèce du Drasse atropos et du Drasse ségestriforme. Je plaçsii doue la description que M. Dufour avait donnée de ce dernier à c^é de celle du Drasse atropos , en prévenant que c'était celle d'une espèce très-voisine, si ce n'était la même que l'Atropos. Depuis, ayant pris plusieurs individus femelles ot dnix mnles adulte» ,

G. DR AS SE. 6a^

en comparant les descriplions avec la nalure, j'ai bien reconnu ridentitc des espc-ccs.

C'est ]e 9 août que j'ai pris un mâle adulte de cette espèce sur le plateau de la montagne qui domine la butte du Trésor, laquelle fournit la source des Kaux-Bonnes, dans les Pyrénées, à Textrémiié de la vallée d*Ossau. 11 était sous une pierre, se tenant immobile dans une toile fine et transparente.Sa longueur était de 5 lig. ; son corselet , son abdomen et ses pattes noirs. Les m&choires d'un blanc sale ; la lèvre bnine , grande. Le corselet glabre , et entouré d*un espace marginal qui sépare son milieu bombé du rebord, où est la naissance des pattes. Ses pattes assez allongées. Les caisses des trois premières paires légèrement renflées. Les yeux blancs, sur deux lignes ; les quatre du carré intermédiaire sessiles , plus petits , les latéraux plus gros, portés sur la même éminence du cor-, selet, et paraissant par-là rapprochés entre eux. Leur axe risoel est dirigé latéralement. Les mandibules sont grandes , fortes, coniques, noires, tellement bombées à leur insertion, qn*elles font une saillie en avant du bandeau, et simulent une espèce d|S coude. Les palpes se terminent par un digital très-renflé, pyriforme , qui finit en pointe ou en larme batavique. La cupule est glabre, luisante, avec des poils fins , mais elle présentait en dessous un conjoncteurnon encore développé , et renfermé dans une pellicule lisse , d'un blanc sale. Dans un autre individu , pris cependant en juillet , je vis le conjoncteur principal inséré dans la cavité externe de la cupule formant une conque spiroïde , terminée par un petit crochet en forme de C. L*enaemble simule assez bien une oreille d'homme. Ce mâle n'était pas noir comme l'autre , mais avait les chevrons et les signes distinctifs de l'espèce comme la femelle. Ainsi il est prouvé qu'il les revêt lonqn*il est adulte.

C'est le 24 mai 1 83o , sur la montagne de Laon , que j ai surpris une femelle de cette espèce sur son cocon , renfermée dans un tube de suie. Tourmentée par moi avec les pinces, elle ne s'enfuît pas, et aima mieux se laisser prendre que de quitter sa progéniture.

30. Dbassc £conGECM. (Drastut trucidaior,)Loïïf, 61ig. i/«. J>.

Abdomen ovale, plus allongé, moins déprimé sur le dos, grossissant moins vers l'anus que dans TAtropos : cet abdomen est hrun /avec une ligne jaune rougeâtre, longitudinale , à la

64o ARAIGNÉES.

tMTtie aatérieure, et, de même que dans le Dras«e atropc», dilatée et trifide a son extrémité ; la branche dn milieu se proUmgéant en ligne fine d'un jaune rougeatre jusqu'à lanns. Cette ligne est trarersée par quatre on cinq chevrons de même cou- Unt, La bande, large proche le corselet , a dans son milieu le plni dilaté une raie noire, longitudinale , fuséiforme : cette raie Mre , dans certains individus , est convertie en deux raiei fines qui» formant un ovale allongé, cernent une ligne jaune ronge dans rintérienr de cette même t>ande et de même couleur. Les eètél de Tabdomen présentent de petites raies brunes , fines, très- Mirées , ondulées . chinées, qui remplacent les points bruns q[ni •e troavent dans le Drasse atropos.

>yi|lckçpa^, Afliaéid^ de France , p. 172 , n» 9. — AgeUma

AiK;|ç^-MQnde -r- Europe — En Allemagne , en France , sons les pieri^, 4&n9lçs méipçi^liea?^ que le Drasse atropos , auquel il ret- 9e||it)i)e ^ifvmcpiip \ muif c ept certainement une espèce distiaat*. 9(9^ Q9f«çlq( eft pcm-senleipent plus large et plus allongé , propor fiqjl^ieJl^ipueQt 4 Tabdomen > mais il est aussi plus arrondi snr les ^^ , et iQQiui^ bpn^bé Ters 1^ tête. Les deux lignes des yenx oc- C]^ipçi.nt pins d^espaçe ei^ li^rgeur, et iie sont pas posées sur un plan ai^ ii¥?Un^» ma|s plus avancées et plusprèsdesbords du baodeaa. L^ yjçpix antérieurs intermédiaires sont plus gros que les posté- ^iemv iat^médiaires , et plus saillants que dans le Drasse atropos. ^ips ^e^ in4ividni| qù Tépyginede la femdle n est point développée, V^I^QjrÇfi ^ droit et comme cylindrique , et diminue de grosfl^ Ter^ l>i|W plat4t qu'il n augmente.

» Familli. les PHYTOPHILES [^PhyiophOœ.)

Km» soréeiix lignes conrbes, non parallèles, les latéraux rapprochât.

Jlîdçf^res larg^ , et rétréqies à leur base et à leur extrénilé, à côtés externes ai*qués , k côtés internes courbés sur la livrf , et l'entourant.

Pattes courtes et fine^, la premi^ paire la plus longue , la

seconde en^i^te, la troisième paire est la plasoourU.

Confht pçtît , mf is r^tr^DÎ çt bombé à sa partie antarieiwc.

G. DRASSE. G3l

AjUNiiDBs construisant sur la surface des feuilles une toile fine, blanche, transparente, à tissu serré, sous laquelle elles se tiennent , el recouvrant leurs œufs d'un tissu lâche , en forme de cocon aplati.

i" Race. LES ACUTILABES. {JcutUahia.) Mâchoires et lèvre anguleuses à leur extrémité,

«I. Drasse vert. (Drassus viridissimus.) Long, i lig. i/4 Ji.

Le mâle, i lig. 1/2. cf*

Abdomen ovale , allongé , plus renfle dans son milieu , arrondi k sa partie antérieure , pointu vers l'anus, très-boml)c sur le dos, qui recouvre la partie postérieure du corselet , d'un beau vertpomme foncé, avec des arcs et des lignes obliques, jaunâtres ou d'un vert plus pâle que le reste. Corselet rougeâtre , entouré de jâime, et ayant des poils gris à la tète. Pattes courtes , d'un vert jaunâtre , sans poils ni piquants.

jéraignée verte, Walckenaer, Faune parisienne, t. II , p. 512. — Drasse vert, ibid. Aranéides de France , p. 176, n** 11. — Ihid, Hist. nat. des Aranéides , fasc. 4 , fig. 9.

Ancien-Monde — Europe — En France. — Très-commune dans les jardins. Les mâchoires et la lèvre sont bombées à leur base. Elle file sur la surface d'une feuille de lilas, de poirier, de rosier, de vigne et autres plantes , une toile dense , ouverte aux deux bouts , qu'elle ne change pas si on ne la détniit , quoique souvent couverte de poussière. On la trouve fréquemment en mai , à la fin d'août et au commencement de septembre. Pour s'accoupler, le mâle se présente devant la femelle face à face ; il .soulève son corselet, qu'il soutient en l'air par-devant le sien, puis il allonge son palpe en dessous, et introduit ainsi sou conjoncteur dans Pépygine de la femelle. Le mâle est semblable à la femelle , seulement il est pins petit , plus allongé , et a des couleurs plus vives , le corselet plus rouge. 11 habite tranquillement sur la même feuille avec la femelle. Au milieu de septembre , la femelle est pleine , et est alors le double en grosseur du mâle. Celui-ci construit aussi une toile à p«rt et sur une feuille diflerente de la femelle. Les mouches qui se poM&t sor U feuille où c«tte Aranéide a fait sa toile , s'y trouvent

63^ ARAIGKLES.

arretées, et telles gro&ges quelles soient , l'AraDëide les attaque et les saisit par derrière. L'organe du maie est très-compliqué ; la cupule du digital est airondie , concave ; le conjoncteur principal est en spirale , et termine par une têlc arrondie et échancrée , qui dépasse rorifîce de la cupule ; cette cupule est bordée par un filet membraneux brun ; ce filet rejoint le corps arrondi , et a la forme d'une agrafle , dont la partie droite remonte yerliculeincut , dépasse l'orifice de la cupule, et laisse voir une petite dent ou crochet brun, accolé dessous une des faces inférieures du gland. Cet organe simule assez bien , par ses formes , l'oreille humaine.

!• Race. LES ROTUNDILABES. ( Rotundilahia, )

Mâchoires et léyre à extrémiiet arrondiet.

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