I. Artrmk àtlàkte. (jériema atiania
Abdomen globuleux , k fond jaunâtre , arec des bandes d*im brun pâle sur le dos et sur les côtés. Corselet orbicolaire, aplati , jaunâtre. Pattes très-courbées et renflées , jaunes , rerétues de poils fins. (M.)
Nouveau-Monde — Amer, mérid. — Du Brésil.
Les yeux présentent une disposition analogue k ceux des Pbolques, mais les trois latéraux groupes en triangle sont simplement rapprochés entre eux ; ils ne sont point conniveuU , mais séparés au contraire par un intervalle notable. Les deux yeux intemu^diaires sont petits et bruns, les yeux latéraux plus gros et blanc». Les mâchoires sont pareilles à celles de l'Artema Maurice y ainsi que la lèvre, qui cependant se termine en pointe arrondie, c* ncrt
G. ARTÈME. 65^
pas tronquée comme dans rArtème Mauricienne. Les mandibules, dans le mâle, sont aussi petites, à dos très-bombé ou courbe, et paraissant bifide, â cause delà longue pointe conique qui se prolonge à la partie antérieure de h tige, caractère qui, je crois, n'existe que dans le mâle. Ces mandibules sont jaunâtres, et resserrées dans les palpes. Le mâle est semblable à la femelle , ou n'en diffère que par les palpes. 11 a l'huméral très-renflé. Le cubital l'est également, mais un peu moins ; le radial est court, cylindrique ; le digital projette de côté un conjoncteur rougcâtre , cylindrique , auquel est joint un conjoncteur supplémentaire, échancré et dilaté vers le bout. Un deuxième conjoncteur supplémentaire se remarque entre les deux corps dilatés. 11 est fin , peu allongé, rougeâtre, doublement recourbé ou ayant la forme d'une S. Dans la femelle , 1 epygine est brun , et derrière on remarque des éminences ou tubercules mousses ou jaunes. Les filières sont courtes , et jaunâtres à leur extrémité. Les pattes antérieures ont 4 pouces 8 lignes. La quatrième paire est la plus longue après la première. Là troisième est la plus courte.
a. AaTÈME Mâcricienive. {^jiriema Maurieiana.) Long. 3 lig. i/s
ou 4 lignes.
La femelle.— Abdomen globuleux , pointu vers l'anus , à fond pâle , avec des stries ou bandes grisâtres , formant des losanges , stries plus régulières sur les côtés. Corselet rond , aplati , trèsenfoncé dans son milieu, fauve, rougcâtre. Bandeau courbé en avant, très-allongé. Pattes très-longues, d'un rouge pâle, avec des anneaux bruns aux articulations. Mandibules courtes , coniques, réunies à leur base par une petite arête.
Le mâle. — Abdomen globuleux, petit, gris de souris. Mandibules excessivement renflées sur le dos , bifides , et terminées par une pointe acérée , dont le dos est armé d'une petite tige cylindrique , droite, où est l'onglet qui est très-petit. L'intérieur est creuse en cuiller, comme celle de lertaiiis Scarabées, brun rougcâtre. Digital des palpes d'une grosseur énorme, vésiculeux, et se terminant par un conjoncteur en spirale.
De ri!e-de-Krance. Dans l'inléiieur des maisons.
(^elle siiiguliùie Aran* ide a les yeux placés au-dessus d'un bandeau muilic aussi long que le corselet , en croissant, ou sur deux lignes courbées en arrière. Les pattej sont extrêmement «llon-
658 ARAtGNÉEd.
gées : la promièrû paire du mâle que j'ai décrit avait 4 poucM G lignes. Elles sont un peu plus fortes et moins fines cpie dans le PholcuSf d'un rouge pale. Les yeux sont luisants et couleur d'ambre jaune. L'onglet des mandibules est très-court , et reployé à Textrémité du prolongement interne , sans aucune dent sur les^bords de la rainure.
Jffinitit du genre Jrième. Ce genre est un des plus singnlien de tout Tordre des Aranéides , et un de ceux qui présentent lei plus curieuses affinités. Ainsi ses palpes courts et renflés , lei mandibules , articulées à rextrémité d'un bandeau on d'un prolongement antérieur du corselet, donnent à sa tête une sorte de ressemblance avec les charansons parmi les Coléoptères , et les mandibules du mâle si différentes de celles de la femelle par lenr dilatation , ont des rapports d'affinité avec celles des Lucanes et d'autres Scarabées. Mais le corselet plat , les longues michoirei étroites , inclinées , les pattes fines et allongées , et les yeux latéraux groupés en triangle , de la première famille , rattachent ce genre à celui des Pholques par ses plus fortes affinités. La fonne globuleuse de l'abdomen, qui est celle qu'affectent les deux espèce connues de ce genre , démontrent aussi une étroite parenté arec le genre Latrodecte , et ces rapports • ainsi que nous Tayons déjà obserré, se manifestent également arec dÎTerses familles du grand genre Théridion. Cette forme globuleuse de l'abdomen, jointe à la mollesse du derme ( ce dernier caractère est aussi commun an genre Pholcus) rappelle les Scytodes , que leurs pattes fines et leurs habitudes lentes , et jusqu'au placement de leurs deux yeux antérieurs très-rapprochés, affilient aussi aux Pholques aussi bien qu'aux Théridions. Les Artèmes se rapprochent encore plus de ces dernières et des Latrodectes , par la longueur rdatiTt de leurs pattes, que les Pholques » dont la seconde paire égale oa le plus souvent surpasse , la quatrième paire.