‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 54 sur 282 · ScYTODEs oMOsm. ( s. omotiut,) Long. 4 lignes · texte numérisé non relu

ScYTODEs oMOsm. ( s. omotiut,) Long. 4 lignes

Gorsdet glabre , d'un rouge brun , arrondi et aplati. Abdomen ovale, peu allongé, d'un fauve jaunâtre, avec des poils noirs plus abondants sous le ventre.

Genre Omotites , Walckenaer, Annales de la Société entomologiqne, t. s, p. 438-44o. — Sc^iodet tufipet, Lucas, Magasin soologiqne de Guérin , class. viii , PI. 6.

Nouveau- Monde — Guiane — Mexique — province de Guatimak.

La lèvre est rétrécie à sa base , élargie dans son milieu , arrondie à son extrémité comme dans laScytodes thoracique , mais beaucoup plus allongée et ovalaire. Elle est bombée dans son miiiea, et à sa base ; aplatie à son extrémité. Les mâchoires sont allongées, diminuant vers leur extrémité , et terminées en pointe aptI:rf.5, tome i. 18

aj4 ARAI6HÉES.

arrondies , inclinées sur la lèvre et Tentounint ; reugw dans toute leur longaeur , mais blanches k leur extrémité. Las mandibiiles sont un peu dirigées en avant. Le corselet est aplati , et a une fossule dans le milieu ; il est arrondi , et en ceeur à sa partie po^ tcrieure , carré et déprimé vers la tête , presque glabre , et seulement couvert d*un léger duvet ; il est plus large que rabdomen, et presque aussi long. Sternum arrondi , rougeâtre , un pea bombé dans le milieu , mais uofihmt point de gibbosités i la naissance des pattes. Pattes fines, rougeâtres, allongées, sans taohei« ni poils , ni piquants , avec des tarses armés de deux griffes sensiblement pectinées. La seconde paire , qui a 9 lignes , est pies longue que la quatrième. Les palpes sont rougeâtref, oomts, sans griffes terminales , peu velues.

Cette espèce m'a été rapportée de la Gniane par MM. Leiclienault et Doumere.

4. Serreras blonbe. ( S. rufsseent, )'Leng. i lignes el demie.

Corselet et abdomen d'un rouge pâle, uniibnne. Abdomen pi* riforme, avec de petites taches pentagonales entourées de jaune.

Dufour , Annales des sciences physiques , t. 5, p. 2o3 , n* 1 , PI. 76, fig. 5. — Savigny, Arachnides d*£gypte, p. i53, p* s , PL5,fig. 2.

Ancien-Monde — Afrique — Egypte — Europe — Espagne.

La lèvre est ovalo-triangulaire , allongée , et les mâchoires étroites et courbées autour de la lèvre, comme dans l'espèce précédente. Ses mandibules sont cylindriques , fortes , allongées. Les pattes fines et longues. Le corselet est peu bombé, asseï allongé. L'abdomen est ovale, allonge, piriforme, ou renflé à sa partie postérieure. Les yeux sont posés sur le dos du corselet , et les antérieurs asses éloignés des bords antérieurs du bandeau, ou du labre ; ils sont petits, et d^un rouge de topaze. La lèvre , les mâchoires, le sternum et les pattes sont rougeâtres, comuM le eurselet. Selon M. Dufour, la deuxième paire serait plus longue que les deux postérieures.

M. Dufour a trouvé plusieurs fois cette Aranéide sons les débris calcaires des montagnes du royaume de Valence, principalement aux environs de l'antique Sagonte. C'est d'après un indiridu envoyé par lui à M. Latreille que notre description a dté

U. SCYTODES. 2^5

faite. M. Dufuar nous apprend que la Scytodes blonde se fabrique un tube aiMez informe d'une toile mince d'un blanc laiteux, à peu prés comme la Dysdére érithrine.

jiffinitès du genre. Les affinités de ce genre sont curieuses; par le placement de ses yeux , constant dans toutes les races , et par ses mandibules portées en ayant qui le rapprochent des D]rsdéret; et ses habitudes confirment cette analogie. Par la première race (les Gibbeuses) , la configuration de la lèvre etdesmâchoires^ ee genre a des rapports assez grands arec le Pholcus Phalangioïde ; la longueur des pattes du mâle de la Scytodes brune confirme encore ces analogies. Par son corselet épais , son corps globnJenx , ses pattes fines , ses mâchoires inclinées, ses mandibules petites , la première famille des Scytodes a des rapports d'analogie très-grands avec les Théridions» surtout arec la famille des Théridions reiiflés ( Turgidœ); mais le corselet plus allon* gé , plus aplati , les mandibules fortes et cylindriques , les mâchoires entourant la lèvre , rapprochent dans la seconde famille les Scytodes déprimés des Drasses et des Clubiones. Dans la dernière famille , celle des déprimées, le corselet a une fossule , tandis qu'il en est dépourvu dans la première ; et ce dernier caractère est encore un rapprochement avec les Dysdères et les Ségestries, où cette fossule est nulle, ou s'aperçoit à peine.

Les deux familles des Scytodes , quoique différant entre elles par des rapports importants, ont des rapports d'affinités telle» ment forts , qu'on ne doit pas les séparer génériquement , comme je l'aTais pensé lors de la rédaction de mon dernier tableau des Aranéides.

3' Famille. LES MITHRAS. ( Mithras. )

Feux six , séparés entre eux , disposés sur le rebord antérieur du corselet, par paires, sur trois lignes : les deux antérieurs plus rapprochés , les deux intermédiaires plus écartés; les deux postérieui*s encore plus écartés. Le tout figurant un v tronqué a sa pointe.

Scytodes uithris. (JScjrtodes Mithras,) Long. 3 lignes.

Les quatre yeux latéraux sont sur une ligne inclinée ; les deux antérieurs sur une ligne transverse ; les deux yeux antérieurs son

2yti ARAIGNÉES.

sont resserrées entre les palpes , allongées , cylindriqaes. Le corselet est très-petit, renflé et épais; les pal{)es fins et coiirts. Les pattes antérieures sont renflées et plus grosses ; les deux paires intermédiaires sont p us minces et plus courles que les deux autres. Elles sont toutes noirâtres , avec des taches d'nn jaune clair à leur extrémité. Aidé de la plus forte loupe , je n'ai pu voir que six yeux.

Cette Aranéîde sospend un fil lâche entre des plantes ou buissons asseï écartés. Ce fil est trcs-blanc , et quand on le touche TAranéide lui communique un mouvement de trépidation pareil à celui du Pholcut phalangioides. Elle se laisse aussi tomber à terre, suspendue à son fil. Leur allure est lente comme celles de certains Théridions, mais elles filent facilement , et attachent leur fil à on corps avec une grande promptitude.,

s. UmoTtt vcERTAirr se Schreber çj^. ( Vptioiet anccpt Schreb^riS)

Long. 2 lignes 7.

Je ne decns cette espèce que d'après nn dessin très-bien fait , qui m*a étécavoyé par M. Schreber, directeur du Musée d'histoire naturelle de Vienne. Ce savant a trouvé cette Aranéide dans les environs de Vienne.

L*abdomen , qui est ovale arrondi , a les mêmes taches que rUptiotes incertaine femelle ; seulement le fond est d'une couleur plus claire , et les taches d'un noir plus foncé ; il est mélangé de couleur orange , jaune'clair et noir. Le corselet est brun , petit , rétréci en avant , arrondi à sa partie postérieure comme dans les Epéires. Les yeux, si le dessin est exact , sont au nomi»« de hoii % et il y en a deux antérieurs , écartés sur la partie la plus bombée du labre ou du bandeau, mais assez éloignés du bord. Si Von fait abstraction de ces deux yeux , les six autres sont exactement placés comme dans TUptiotes incertaine femelle. Les mandibule» sont petites, portées en avant , renflées dans leur milieu, d'une belle couleur oranger. Les palpes sont de même couleur; mais œs palpes distinguent cette Aranéide par l'excessif gonflement de tous leurs articles qui va en augmentant jusqu au dernier qui est ovale , un peu courbé au bout , et ressemblant au bec de l'oiseau nommé Toucan. Les pattes sont courtes, brunes et jaunâtres, leurkm* gueur rela-tivc serait i, 4, 1 , .3 , d'après le dessin.

Mais ce même dessin ferait de cette espèce nn genre dilférent ,

G. VPTIOTES. ^79

car k lèvre e«t ëchancrée en cœur , pins étroite à sa base ; les Biâeboires droites, écartées, divergentes à leur côté interne, arrondies à leur côté externe , pointues à leur exlrémité. Ces caractères, les yeux au nombre de huit, constitueraient le nouveau genre , si par la suite on découvre que cette espèce n'est pas le maie de la précédente.

AJfinitù, Ce genre se rapproche beaucoup, par le piochaient de ses yeux et la forme de son corselet , du genre Dloborus; et par sa bouche comme par ses yeux, il est intermédiaire entre les Attes et les Erèses, et tient aussi aux Dolomèdes. Ce sont là du moins les afiinités de Tuptiote^ fentelle qtii se rapproche plus du genre Scytode ^ue de tout autre , et par son âbdoinen globuleux, elle tient aussi, comriie oe dernier genre, aux Théridions. Si l'Uptiotes incertain de Schreber n'est pas le maie de la femelle que nous avons décrite , il forme un genre à part , voisin des Théridions , très-rapproché des tlptiotes. Mais je sjupoauue cp'il y a erreur, et qu'on a pris deux points lisses et luisants da corselet pour deux yeux.

i^êtÊtéàéiiA^^*

u8q . AUAlGff£J:â.

5* Genre. LYCOSE. {Ljcosa.)

Yeux ) au nombre de huit, inégaux entre euXyfoimant un parallélogramme allongé , placés sur le deuant , et les côtés du corselet , sur trois lignes transuerses presque égales en longueur. La première ligne formée par quatre yeux , et chacune des deux autres par deux .* les yeux de la ligne intermédiaire sensiblement plus gros que les autres.

Lèvre carrée ^ légèrement creusée à son extrémité.

Mâchoires droites , écartées y plus hautes que larges , dilatées dans leur milieu, et coupées oblique^ ment à leurs côtés internes.

Pattes allongées ^ fortes : la quatrième paire est sensiblement plus longue que les autres , ensuite la première , la troisième est la plus courte.

Aranéides chasseuses y courant pour attraper leur proie , portant leurs cocons attachés à l'anus y soignant leurs petits ^ et les portant sur le dos,

ï^ Famille. LES TERRÉNIDES. ( Terrenides.)

Veux antérieurs ne formant pas une ligne plus large que la ligne intermédiaire.

Filières-tentacules peu saillantes.

AbahAides se retirant dans des trous en terre , ou dans les l'entes des pierres ou des arbres.

4^. LTCOSE. u6l

l'^Race. LES TARENTULES. (^Tarenlulœ^)

Corps iiont la longueur égale ou surpatte dix lignet,

Canelei allonge' , iéte étroite.

Abdomen marqué sur le dos d*une suite de triangles ou de che-

prons transverses.

Yeux antérieurs décrivant une ligne légèrement courbée en avant.

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