Ltcose pirate. (Z;^coxa/>ira/i>a.}Long. 4 lig. ^ c
Abdomen en dessus d'un brun faure , entouré de chaque côté d'une raie blanche un peu azurée trèsrdistincte ; deux taches oUongues peu marquées dun blanc azuré , disposées Jongitudinalement. Ventre d'un gris uniforme.
Walckenaer, Aranéides de France , p. 3o, n* 18.— fycosapom luttris, Roch, i3ï. i3 (la femelle). — Aran. piratieus y Gerck, Aran.Suec. p. los , Spec. i3, PI. 5, tab. 4 (le mâle). — Ibid. Araneut piscaioriuSf p. io3, Spec. 14, PI. S, tab. 5 (une femelle pleine )• — Ljrcosa piratica , llahn , die Arachniden , in-8°, t. I , p. 107, PI. 37, fig. 80. — Sunderall , p. 193, n° ig, L» piratica,
Ancien-Monde — Europe ^— France , Suède , Allemagne.
Le mâle est plus petit, que la femelle , nxais semblable.
5/q araignées.
Cette espèce , dan» le» environ» de Pari» , pond ver» la fin de uin. Son cocon est d'un bean blanc mat; il est parfaitement sphéiique ,''et plu» petit que celui de la Saecata. L'Aranéide le porte ordinairement attaché à son anus, mai» quelquefois aussi conteim entre ses mandibules , lorsqu'il a été détaché de son anns par quelque accident. Ses œufs sont d'un jaune orange. Apre» aroir gardé un cocon de cette espèce pendant un mois , je rouvris , et j'y trouvai le» petite éclo», mai» mort» et desséché», aa nombre de cent.
6i. Ltcose Triton. ( Ly^cata TVi/an. ) Long. 9 15g. ^p.
Abdomen en ovale allongé fauve, i do» blanc sur «es côté» , et au milieu seize points d'un blanc-bleuâtre clair , six de chaque côté disposés longitudinalement. et quatre plus petite place, sur deux lignes transversales au-dessus de l'anus. Corselet aUonge fauve , bordé d'une raie blanche sur les côtés. Patte» fauve» mouchetées de Uches plus foncées.
Jf^ater-tpider , Abbot, PI. 19, fig. 91, p. H- Nouveau-Monde — Amer, septent.— Géorgie.
. Peu commune. Prise le 4 juin. Elle ne fait point de toîlc , mais elle marche sur les étangs et les sources , comme sur la terre. Elle se retire sous les bois , les planche* , et fait sa proie de tons les Insectes qui tombent dans l'eau ou s'en approchent. .(Abbot.)
6s. Ltcose nautique, {fycosanautica.)
Abdomen ovale, court, renflé dan» «on milieu, à do» d'un brun rougcâtre , avec une raie longitudinale d'un fauve clair, dans la moitié de sa partie antérieure. Quatre pointe ou taches rondes d'un fauve clair , disposées en carré , les postérieure» beaucoup plus larges. Côté» fauve». Ventre fauve. Patte» d'un fauf©-
clair uniforme. ( M. ) Monde-Maritime — Australie, Nouvelle-Zélande.
La ligne antérieure des yeux est droite et non courbée en avant , et dépasse par ses yeux latéraux la seconde ligne ou celle di«» «ros yeux. Le corselet , le sternum , la lèvre et les mâchoire» Miiil fanve» ; les mandibules sont rougeâtres.
G, LYCOSE. 3.|l
3« Famillb. les PORTE-QUEUE. (Caudaice.)
Teux antérieurs formant une ligne fortement courbée en avant y qui n'est pas plus large que la ligne des yeux intermédiaii*es , mais disposés en deux paires écartées Tune de l'autre.
Filihres'ienlacules trè8-appai*entes.
AftAniiDEs courant par terre , et se cachant sous les pierres. Cocon sphérique.
03. Ltcosx ALBUfAifE. ( fycoia albimana.) Long, i ligne et demie
ou a lignes.
La femelle est noire. Palpes allongés , minces, noirs , mais avec on cubital revêtu en dessus d'un blanc très-vif. Abdomen ovale pins gros à sa partie postérieure ; à dos couvert de poils fauvesrongeatres , avec une petite raie blanche à la partie antérieure dn corselet qui fait suite à celle du corselet.
Le mâle a le corselet et les cuisses des pattes antérieures trèsnoirs , et l'abdomen d'un fauve-brun sur le dos , avec des petits points blancs disposés sur deux lignes longitudinales qui aboutissent ensemble à fanus. Les trois paires de pattes postérieures sont fauves.
Walckenaer, Aranéides de France, p. 3i, n° 19. — Ibid. Tableau des Aranéides , p. 14, fig. 19. — Ljrcosa albimana, Koch » is. isi. i5 (le mâle ).
Ancien-Monde — Europe — France , environs de Paris.
Cette espèce a le corselet grand , plus long et aussi large que Tabdomen, même dans les femelles; très-déprimé sur les côtés; pointu à sa partie antérieure ; d'un noir glabre et luisant ; entouré d'une raie fine d'un blanc très-vif, formée par des poils : cette raie , cjui est peu visible , disparaît dans les femelles après la ponte.
Cette espèce est rare ; je l'ai cependant prise plusieurs fois : une fois, le 6 juillet , dans le bois de Boulogne. Elle courait vite , traînant son. cocon. Je le lui arrachai ; elle s'arrêta aussitôt .
tourna à rentour et se laissa saisir. Ce cocon est comme un grain de pavot et a i millimètre et demi de diamètre ; globuleux et d'un blanc bleuâtre, il est divisé en deux hémisphères par une ligne fine d*un blanc de lait et ondulée. Ce cocon ne renfermait que huit œufs qui avaient déjà commencé à se métamorphoser, et ressemblaient aux figures 14 et 1 7 de M. Herold. I^ sS juillet , je trouvai une autre femelle, avec son cocon globuleux aussi, ayant une légère dépression que je n'avais point remarquée danf l'autre; les fœtus étaient rougeâtres et à moitié transformée. M. Koch a aussi trouvé cette espèce en Bavière , et avec son sac , dans le mois de juillet. Elle a été décrite par nous très au long dans la Faune française.
Jffinitis de ce genre. Le genre Lycose est, parmi ceux qui soiil nombreux en espèces , le plus naturel de toute la claase des Aranéides. Les espèces se tiennent entre elles d'une manière si compacte , et par des rapports d'analogie , d'aflBnités et de ressemblance si intimes, qu'il est très<lii&cil0 de donner des caractères pour les distinguer, et par conséquent d'établir des subdivisions propres à faciliter cette distinction. Pour y parvenir* nous nous sommes efforcés de rapprocher entre eUes tontes les espèces qui ont le plus d'affinités communes ; mais , faute peutêtre d'observations assez précises, nous n'avons pu donner à nos subdivisions que des caractères artificiels. M. Sundevall a proposé des divisions plus savantes. 11 partage les Lycoaes en deux sections ou familles. La première, celles dont la tête est à pans perpendiculaires : ce sont , d'après lui , les Lycoses proprement dites , qui comprennent les espèces que nous avons nommées SoUrt, Saccigera^ Saccata , Paludicola , Fumigata. La deuxième famille est celle dont la tête est à pans inclinés , auxquels M. Sundevall donne le nom de Tarentules. 11 les subdivise en trois races : celles dont le labre ou le bandeau est plus élevé que la moitié des mandibules, et le corselet droit. Dans celle-ci , il comprend la Ljrcotm traMis de Clerck , et lë^ espèces nommées par nous f^orax , jirmiiltam, jtndrenivora y Graminicolis, et Luguhrit, La seconde subdivision comprend celles dont le labre ou bandeau est plus court que la moitié des mandibules , et comprend les espèces que nous avons nommées Pa/Zic/a, jigretjrca, La troisième race a le coiselet conformé comme dans les races précédentes , mais plus glabre , et comprend la Pirata t mais M. Sundevall avoue que les cane-
(ères de ces races sont artificiels , et qu'elles comprennent des indÎTidns très-difierents par leurs mœurs et leurs habitudes.
Pour établir une subdirision des Lycoses parfaitement naturelle, il faudrait prendre en considération la forme des cocons, qui sont sphériques ou globuleux dans les Tarentules , dans les Pirates , dans plusieurs Signées et Maculées* telles que XJgrctjrca^ YMlodroma ; tandis qu'ils sont , dans d'autres espèces des mêmes familles, aplatis ou déprimés, comme dans la Saccata^ la Saccigera^ la Paludicola^ \jirenaria.
Une étude approfondie des formes de la lèvre et des mâchoires , conduirait aux résultats les plus certains. Généralement, ces formes sont semblables, mais cependant quelques espèces ofirent des dififérences notables. Ainsi la Lycose Pellione d'Egypte a la lèvre plus large que haute , et les mâchoires plus évasées à Vintérieur que ses congénères.
La ligne antérieure des yeux fournit aussi de bons caractèresi sinon pour la subdivision des genres , au moins pour la distinc-* tion des espèces. Ainsi :
z® Cette ligne est courbée en avant dans les Tarentules, et les Tare&tnloïdes ; dans la Saceata , la Saccigera , Yjégrcijrca, la Tru^ eidatoria, la F^orax , YJrmillata , Xlrrorata^ la Peituiana , YM-' himana.
a* Cette ligne est courbée en arrière dans Y^éndrcniçora, Y M* içdromaf la Pelliona peregrina.
3* Cette ligne est droite , ou insensiblement courbée en avant t dans la C<iimpe//ri/, ItiSoUrs, la Mordax ^ YJudax^ Ylnircpida, la Gulota , la Rapioria , YIndaguirix , la Nautic9,
Les yeux intermédiaires de cette ligne antérieure sont plus gros que les latéraux, dans YMlodroma^ la Trucidatoria , la Pc' regrina^ YJecentuaia^ \^ Pelliona y YJndrtnivora, la Pcrita, la Sa^f la Guloia , YIndagairix , la Baptoria,
Lits jeux latéraux de cette ligne antérieure sont plus gros qua las intermédiaires dans les Lycoses Tareniula , JYarbon*ruis » MU'» panica, jiudax.
Les yeux de cette ligne antérieure sont égaux dans plusieurs espèces de Lycoses, dans la Vorax et la Peregrina,
Les yeux postérieurs sont plus ou moins écartés entre eux : dans la Mordax, ils forment un écartement latéral remarquable.
Les yenz de la seconde ligue sont toujours gros ; mais dans cer-
844 AHAIGRÉES.
tainet espèces* telles qae laCnssipède, ils sont beaucoup plus gros que dans d* anties..
Enfin ces lignes des yeoz occupent plus ou moins d'espace sur le corselet • sont plus on moins près des rebords du bandeau , et se trourent à des distances relatires différentes.
Quoique le genre Lycose soit un des plus compactes « cependant la deuxième famille* celle des Pirates et l'espèce que j'ai nommée Hordax se rapprochent déjà du genre Dolomède : les premières, par la largeur de la ligne antérieure des yeux* et la dernière par celle de la ligne postérieure : aussi c'est avec les Dolomèdes que les Lycoses ont le plus d'affinités.
Par les michoires , la lèTre • la forme allongée et bombée en carène du corselet » les Lycoses se rapprochent aussi des Tégénaires , et la famille des Caudatœt par ses filières , ajoute encore a cette alliance par la famiUe ou le genre des Tégénaires Agelènes. surtout par la Tégénaire Agelène macululata , qui a le corselet et l'abdomen d'une Lycose ; et fl y a une grande analogie de moeurs et d'habitudes entre ces Âranéides. Mais cette analogie semble encore plus forte entre les Lycoses et les Mygales , qui pourtant ne se rapprochent des Lycoses que par la grandeur de certaines espèces , la force et la longueur de leurs pattes.
Cependant, après les Dolomèdes, les Lycoses, par leurs yeux inégaux , et sur plusieurs lignes, par l'ensemble de leur organisaticm , se rapprochent le plus des genres Attes et Gtènes , et de tous ceux qui composent la grande diyision des coureuses* surtout des Myrmecies , qui semblent être les représentants de la parenté qui unit les Dolomèdes* les Lycoses et les Attes. La petite Lycose Albinana est l'espèce qui réunit le plus de rapports d'affinités arec tons ces genres, et aTec la Tegeneria Jgelena macululata.
Nul genre d'Aranéide n'offre d'aussi grandes différences de grandeur que les Lycoses , puisque les plus grandes , les Tarentules, ont jusqu'à 1 8 et 34 lignes de longueur, et que l'Albimane, qui est la plus petite , n'a qu'une ligue et demie ou 2 lignes do long.
G. DOLOMEDE. 345
6* GiHRE. DOLOMÈDE. ( Volomedes. )
Yeux au nombre de huit » inégaux entre eux , placés sur le deuant et les côtés du corselet, sur trois lignes , quatre sur la ligne antérieure , et deux sur chacune des deux postérieures : la ligne intermédiaire beaucoup plus courte que les deux autres.
Lèvre carrée^ aussi large que haute.
Mâchoires droites , écartées , plus hautes que larges.
Pattes allongées , fortes , propres à la course.
A&AviiD£S chasseuses , courant après leur proie ^ mais construisant une toile à l'époque de la ponte pour jr placer leur cocon,
!'• Famillk. les GAMPESTRES. ( Campestrœ. )
Feux antérieurs formant une ligne courbée en arrière « presque égaux entre eux. Yeux des lignes postérieures plus gros qu'aucun de ceux de la ligne antérieure.
i« Race, LES WVERAINS {Ripuarii.)
Yeux de la ligne du milieu Us plut gros, Lerre eoTTéc, Conelet ùvale allongé.
Abdomen allongé ovalaire.
1. DoLOMÈDB ZKTOURi. (Dolomcdei Jimbriatuf.) Long. 8 lîg. c^^*
AMomen d'un brun rougeâtre , bordé d'une large bande blan-
cbe ou jaunâtre ou grisâtre ; points bluics sur le dos placés sur deux rangs.
DoL Jimbriatus^ Del. marginatiu, Walck. Aranéides de France , p. 33,n^ I et s. — Jbid. Tableau des Aranéides, p. i6, n* s , PI. s« iSg. 19 et 20. — Dolomedes iimbaius, Dolomedcsjimbriattu^ Habn, t. I , p. 14 , PI. 4 , fig. 10 et II. — > Araignées de marais, DeGeer, t. Vil, p. 278, n^ sS, PI. 16, fig. 9 et io« — > Aranetu uiuialic/ , Gerck , p. 100, PI. 5, tab. i. — « Arafuut fimhriatus ^ CSlerck, p. 106, spec. 18, PI. 5, tab. t^^^^Aranea marginata ^ Panzer, 71, 22. — Dolomedcsjimhriatus , SundeTall , p. 1 94 , n^ i . (Excellente description. ) ^ Dolomedes Jifnhriatut ^ Kocb, 122:9 (le mâle) , 10 ( la femelle).
Ancien-Monde — Europe — France» Suède, Allemagne.
Le mâle est plus petit ; il a la couleur des pattes et du corps plus pâles. Les yeux postérieurs sont portés sur une éminence noire, que Panzer a pris à tort pour des yeux. Cette espèce varie beaucoup. Les bandes et les points sont souvent jaunes ou yerdâtres. Lorsqu'elle est jeune, toutes ses couleurs sont plus fortes, son abdomen est d'un brun Telonté , et ses pattes d'un yert liride. Les points blancs du milieu sont souvent oblitérés , ce qui forme une autre variété.
Ces Aranéides se plaisent aux bords des marais et des étangs. Elles courent avec vitesse sur la surface de l'eau , qui ne leur mouille ni le corps ni les pattes, pas même quand elles entrent un peu dans l'eau, et quand, poursuivies, elles descendent sur les plantes aquatiques. Oiuuid elles se tiennent en repos sur l'eau , leurs pattes sont toujours étendîmes et appliquées tout de leur long sur la surface de l'eau. Elles se précipitent sur les mouches sans avoir tendu de filets. Au moment de la ponte , elles se rendent sur quelques plantes ou arbustes près de l'eau. Là elles filent une grosse toile irrégulière , dont les fils s'étendent sur plusieurs tiges ou branches à la ronde. Elles pondent leurs œufs au milieu de cette toile, et elles les enferment dans un cocon ovale qu'elles ne quittent jamais , à moins que les petits ne soient écloê.
VAranea viretcens de Linné , F. s. 202 2 , est , je crois , un individu de cette espèce qui venait de changer de peau. VAramea Stvmmnierdii de Scopoli ( Ent. Carn. n^ 1079 ) , que M* ILoch veut rapporter à cette espèce, est une Epéire.
G. DOLOMÈDE. 34?
S. DoLOMXOB BOBSÊ. (^Dolomedct ifittaiut,) Long, ii lig. ^*
Conlenr d'nn bnm rongeâtre on carmélite. Conelet et abdomen eutonrës d'ntle large bande blanche , celle de l'abdomen ayant deux traits également rentrant à sa partie la plm large » qtd ne se rejoignent pas, mais qui dirigent le dos en deux airei , dont la pins grande , proche le corselet , a denx points ronds d*nn blanc tif : deux traits brans roageâlres pins foncâ, en* trarers, aa-desions des taches blanches. Pattes allongées, rouge-brone , arec de petits traits longittidinaux pins foncés.
Abbot , Georgian Spiders , PI. 5 , fig. a i . NouTeaii-Monde — Amer, septent. — Géorgie.
4 Prise le to ittrîl , sur Tecorce d'nn arbre près de la rltiéra marais (Swamp) d*Ogechee. Très-rare. > (Abbot.)