Géophile du Xanthus. ( Geophilus Xanthînus
Entièrement orangé; tête subtriangulaire , aiguë en avant, élargie en arrière ; antennes fort épaisses à leur hase , à peine deux fois longues comme la tête; lèvre courte, fisse, arrondie en arrière, montrant une ligne saillante médiane rouge; deux petites dents à son bord saillant; des lames rudes sur les parties latérales des derniers segments: appendices styliformes de l’anus courts : 162 paires de pieds. Longueur 7 pouces (0.185).
Geoph. Xanth ., Neuwp. Tram linn. soc. Loml. , t. XÎX, p. 438.
De la Lycie, près le Xanthus. (British Muséum.)
CHILOPÜDES.
Géophiles incomplètement connus .
45. Scolopendrâ phosphorea, Fabricius, Spec. ins t. i, p. 534. — Linn. Gmel. , ?iét£. , /ns., p. 3017. — Ibid édit. 12, 1767, t. ïï, p. 1064, n° 9.
Espèce d’Asie. On rapporte quelle est phosphorescente pendant la nuit à la manière des Lampyres , le seul exemplaire observé est tombé sur le pont d’un navire dans la mer des Indes à 100 milles du continent.
Il a 76 paires de pieds , est fauve avec deux bandes longitudinales et une troisième transverse; son corps est allongé et de la grosseur d’une plume d’oie ; les deux Signes parallèles sont fauves; les antennes sont ferrugineuses subulées et de 14 articles. Cette description est de Linné.
46. Scolopendrâ occide.ntali s, Linné , Syst. nat., édit. 12, 1767, p. 1064, n° 11. — Fabricius, Specics ins. , 1. 1, p. 534. — Ibid., Entomolog . systemat t. II, p. 392.-— Lister, Âjourney to Paris, 1699, p. 73, pi. 6 ?
D’Amérique. 123 paires de pieds; ferrugineux, long de six pouces; un peu convexe; quatorze articles aux antennes.
La description est de Linné ainsi que la citation du voyage de Lister, mais la figure publiée par Lister de cet énorme Myriapode ne lui donne que 106 anneaux et 92 paires de pattes. Linné dit qu’il a 18 pouces de longueur et qu’il est large à proportion. Lister a publié sa figure sans description d’après un dessin de Plumier. Il nomme cette espèce Scolopendrâ Americana , F. Plumier. Cette espèce nous paraît être différente de celle du Scolo pendra occidentalis dé Linné.
47. Geophilus angustatüs, Eschscholtz, Mém. soc. imp. nat. Moscou , t. VI, p. 3» — Id. , Bull . unie. sc. nat. de Férussac, t. VII, p. 267.
Corps plus large en avant, se rétrécissant graduellement, brun rouge, garni de quelques poils; tête et base des forcipules ponctuées en dessus; antennes sétacéo-filiformes , garnies de nombreux poils courts, pieds plus pâles que Se corps ; les postérieurs plus longs que les autres.
Des États méridionaux de l'Union. On le trouve sous la terre.
8 novembre 18 46.
MYRIAPODES FOSSILES
MYRIAPODES FOSSILES
On ne connaît encore qu’un très-petit nombre de Myriapodes fossiles, aussi est-il impossible d’en tirer aucune indication paléontoîogique de quelque valeur.
Le comte de Munster a décrit, sous le nom de Geopiultjs prqavus , un fossile des schistes lithographiques de Kelheim (1). Ce Myriapode , de Fépoque jurassique, sera le plus ancien de ceux que Ton a indiqués, si la détermination qui en a été faite est réellement exacte.
M. Pictet rappelle (2) qu’on ne cite que très-peu de Myriapodes dans l’époque tertiaire, et voici ce qu’il ajoute à cette courte indication :
« M. Gotta a décrit un Iule trouvé dans une chaux carbonalée qui remplit des fentes du gneiss non loin de Dresde (Neùes Jabhr. fur Min., 1833, p. 392), et dont je ne connais pas l’âge, »
L’ambre jaune a fourni à MM. Koch et Berendt ( voyez le grand ouvrage dirigé par ce dernier (3) ), plusieurs espèces de Myriapodes, savoir : dans la classe
(1) Beitrage , fasc. Y, p. 89.
(2) Traite de Paléontologie , t. IV, p. 1 15.
(3) Die I nsec t en iu Bernstein.
D’après les recherches de M. Berendt, l’ambre est îe produit d’un Pin ( Pi nus succinifer ) aujourd’hui perdu et qui faisait partie de la Flore èocène-
MYRIAPODES FOSSILES
des Diplopodes , deux Pollyxenus, un Iule et deux Craspedosoma ; et dans celle des Chilopodes, deux Cermatia et trois Lithobius.
M. Marcel de Serres a trouvé, aux environs de Montpellier, dans un dépôt quaternaire d’eau douce, des empreintes que Ion peut, suivant lui, rapporter au genre Iule (l). JNous ne les avons pas vues, non plus que les pièces d’après lesquelles on a indiqué les autres Myriapodes fossiles.
(l) Essai pour servir à l'hist. nat. des animaux du midi de la France , p. 1822.