‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1003 sur 1156 · SUITE DES · texte numérisé non relu

SUITE DES

APTÈRES-ACÈRES OCTOPODES.

ORDRE II

PHRYNÉIDES.

P. 1 et 457. — Voici les dénominations qu’on a imposées à cet ordre : Tarantulides, Leach , Trans . linn. soc. London , t. XI; 1812. — Phrynidea , Kirby et Spence, întrod. entom., t. IV; 1826. — Phrynides, Sundeval, Consp. arachnidum ; 1833.

Genre PHRYJNUS.

P. 2. — Les Phrynéides comprennent des espèces de Flnde, de file Maurice et de l’Amérique méridionale, depuis la Colombie jusqu'au Chili. M. Goudot en a rapporté de Colombie, et M. Gay a constaté qu/il en existe au Chili.

P. 3. — M. Templeton a donné, dans les Aimais and Mag. of nat. hist t. XVII, p. 66, quelques renseignements sur les habitudes du Phrynus lunatus.

P. 6. — D’après M. de Serres (1) , la Phryne fossile des gypses d’Aix , qu’il a signalée, appartient à une espèce de petite taille remarquable par ses palpes terminés en griffe et par l’aplatissement de son corps. Nous ne l’avons pas vue.

(i) Géographie physique de V Encyclop , rnèthod, : terrains de sédiment sup. , p, 1 1 5.

ADDITIONS

ORDRE III

SCORPIONIDES.

TÉLYPHONES.

P. 8 et 457. — La famille des Téîyphones a été étudiée depuis notre publication par M. Yan der Hœven. Il a traité, comme nous bavions fait de notre côté, de Inorganisation de ces animaux dans son journal hollandais intitulé : TijdscJirift , t. X, p. 369.

SCORPIONS

P. 33. — Notre mémoire ayant pour titre : Remarques sur la famille des Scorpions , et Description de plusieurs espèces nouvelles de la collection du Muséum , a paru dans les Archives du Muséum d’ hist . nat . de Paris , t. IV, p. 201 à 240, pl. 11 et 12.

P. 36 et 457. — - M. Duvernoy ( Revue zool. par la soc. cuv. de M. Guérin , 1846, p. 245) ajoute à ce que nous avons dit des ovaires des Scorpions d’après Tréviranus , qu’il existe dans le Scorpio afer de petites poches annexées aux tubes ovariques dans lesquelles les œufs doivent passer après la fécondation pour le développement des petits. Ces poches sont, suivant lui, des oviductes incubateurs; elles n’existent pas dans toutes les espèces: ainsi il n’y en a pas dans les Androctonus , chez lesquels l'incubation a lieu dans les tubes ovariens ou. oviductes que Ion peut voir remplis de fœtus en voie de développement.

SCORPIOMDES.

Genre SCORPIO.

P. 70 et 438. — Ajoutez aux espèces décrites :

87. Sconpio (Atræus) Gervaisu, Berthoid, Nachîichten von Universit. zu Gôttingen , n°4, p. 57, 1846, espèce différente du Sc. Gervaisii , Guérin. On pourrait remplacer le nom donné par M. Bertliold à cette espèce par celui de Sc. Bertholdi. (Ce Scorpion habite la Nouvelle-Grenade.)

88. Scorpîq ( Atræus ) nigricans , Bertliold , loto cit., p. 59 (Nouvelle-Grenade).

89. Büthus vittatus, Say, Journ. acad. fiat. sc. Philadelph. , t. II, p. 61, non Sc. vittatus et Gervaisii, Guérin, qui est notre espèce 50 (de la Géorgie et de la Floride).

90. Scorpîo (Atræus) spinax, P. Gerv., Bull. soc. philom. Paris, 1843, p. 130. — ïd., Arch. -Mus,, t. IV, p. 225, pl. 12, fig. 33-35, sous le nom de Spinifer (de l'Inde, par M. Dussurnier).

91. Scorpîo (Ghactas), Fuchsii , Berthoid, lococit., p. 60, 1846 (de la Nouvelle-Grenade).

P. 72.- — M. Lucas, qui a parcouru l’Algérie pour y recueillir des animaux articulés, et qui publie actuellement le fruit de ses recherches dans l’ouvrage de la commission scientiüque, n’a rencontré dans ce pays que les cinq espèces que nous y avions signalées ; Androctonus fiinestus , bicolor , occitanus ; But/ius palmatus et Scorpius Jlavicaudus .

CHÉLIFÈRES.

Genre CHEL1FER,

P. 77 et 458. — M. Lucas a porté d’un à dix le nom- Aptères, tome iv. 22

33$ additions,

bre des Chélifères de l’Algérie. M. Gay a recueilli au Chili plusieurs espèces de ce groupe , et Say en avait depuis assez longtemps signalé deux aux États-Unis. Ce sont les Ch. muricatus et oblongus , Journ. Acad, nat. sc. Philadelph. , t. II, p. 63. Le nombre des espèces citées dans notre ouvrage s^élève donc à près de quarante, en comprenant les espèces chiliennes.

Notre Chelifer Bravaisiiaélé figuré par M. Edwards dans 1 Iconographie du, règne animal , Arachnides , pl. 20 his , fig. 3. M. Lucas a retrouvé cette espèce en Algérie, et neuf autres dont voici les noms :

Chelifer cancroïdes , Latr.; Brachydactylus, Lucas; tuberculatus , id. ; PEDicuLOÏDES , id. ; Scorpioïdes , Herm. ; nepoïde* , Herm. , sesamoïdes , Sav. ; pallïpes , Lucas ; ischnocheles Herm.

SOLPUGIDES . 339

ORDRE IV

SOLPUGIDES.

P. 85. — Cet ordre a reçu les dénominations suivantes :

Solpugides, Leach , Trans . linn. soc. London j 1812. — Galeodes, Kirby et Spence , Introd. entom.y t. IV, 1826. — Galeodides ou Solïfugæ , Sundeval, Consp. Arachn. , 1833.

Les Solpugides vivent dans presque toute l’Afrique, dans l’Asie chaude et dans l’Europe méridonale, ainsi qu’en Amérique, depuis Se Mexique jusqu’au Chili.

Ces animaux ont des affinités incontestables avec les Phalangides, mais ils forment néanmoins un groupe distinct decelui de ces derniers. L’étude que nous avons faite de plusieurs d’entre eux, conservés dans l’espritde-vin , nous permet de développer et de rectifier à plusieurs égards ce que nous avons dit sur leur organisation.

Latreille, et d’après lui M. Duvernoyque nous avons cité, place les stigmates des Solpuges ou Galéodes entre la première et la seconde paire de pieds ; ils sont , au contraire, entre la deuxième et la troisième. Le sexe mâle porte un flabellum sur ses forci pu- es. Dans un exemplaire de 1 Algérie qui offrait ce caractère, la plaque inférieure du premier segment abdominal était divisée sur la ligne médiane , et recouvrait une fente vulviforme longitudinale qui est l’orifice des organes génitaux. Une femelle de la meme localité, c’est-àdire un individu sans flabellum aux forcipules , avait aussi sa première plaque sous-abdominale échanerée» mais il présentait au lieu d’orifice vulviforme un simple organe stigmatiforme. On voyait très-distincte-

ADDITIONS

ment sur le bord postéro-inférieur de ses deuxième et troisième arceaux abdominaux une petite plaque marginale en hausse-col, denliculéeou pectinée à son bord libre et cachant deux petits tubercules échinulés, entre lesquels est un petit orifice médian vulviforme dont nous ignorons la fonction. M.Milne Edwards a le premier signalé ces organes , d'après des Galéodes appartenant à la même espèce que celle dont nous venons de parler (. Tconog . du Règne anim. , Arach pl. zlQbis. et il les regarde comme des orifices stigmatiques. La figure donnée par M. Edwards met aussi les stigmates thoraciques à leur véritable place.

Les oviductes de cette espèce renfermaient une grande quantité de petits œufs , remarquables par leur forme naviculaire.

Dans uneSolpugeduGhili, quenousappelonsG. motsicans , on voit sous l’abdomen une disposition qui rappelle celle dont il vient d’être question , mais les petits tubercules échinulés sont virguliformes et adossés.

Dans une grande Solpuge de Natal que l’absence de flabellum à ses maxilles forcipulaires nous indique être une femelle (4), les deuxième et troisième segments abdominaux ne nous ont montré en dessous que des tubercules obsolètes. Sous le premier il y a une ample cavité xnarsupiforme , dans le fond de laquelle débouchent bilatéralement les oviductes, chacun par l’intennédiaire d’un vagin court , mais d’un calibre remarquablement plus gros que î’oviducte lui-même. Cette grosse Solpuge est déposée dans les collections zoologiques de la Faculté des sciences de Montpellier.

(i) Latreille ( Règne anim., t. IV, p. 274) dit qu’ii ne croit pas que t appendice flabeiliforme soit exclusivement propre à i’un des sexes.

SOLPUGIDES.

L’anus des diverses espèces que nous avons vues , forme une petite fente longitudinale à l’extrémité postérieure de l’abdomen.

Le système nerveux de ces animaux rappelle celui des Arariéides. Dansî’unedes deux espèces algériennes (le Gr. harbara d.e M. Lucas) le cerveau repose sur un ganglion unique plus grand qui ne laisse qu’un passage fort étroit au milieu du collier. Ce ganglion inférieur donne naissance bilatéralement eten arrière aux nerfs destinés aux pieds et à l’abdomen. Du cerveau susœsophagien partent antérieurement les nerfs des yeux et ceux des forcipules maxillaires. M. Blanchard, qui a déjà signalé ce dernier lait ( Comptes rendus de V Acad, des sciences, décembre 184-5 , p. 1383), le regarde comme une preuve suffisante pour admettre que ces forcipules sont des antennes et non des appendices ambulatoires modifié pour la préhension des aliments. Latreilîe avait autrefois nommé ces organes des Chèlicèrcs .

M. Ovven ( Lectines on the comp. anat. andphys, oftlie inverteb. nnim p. 254) rappelle l’opinion déjà émise par plusieurs auteurs qu’il existe chez les Galéodes des rudiments d’antennes. Ï1 les dit attachés, dans certaines espèces , aux mandibules elles-mêmes (I). Ce seraient donc les flabelium des mâles, dont il a été parlé plus haut. Ougès , dans son travail sur les Acarides, signalait aussi des antennes chez les Solpugides; mais il les plaçait ailleurs, et sa théorie à leur égard est loin d’être plus acceptable (2).

O) « Two radimenîs of antennæ bave been notice*! attached to thc nsandibies in certain species ofthis genus. »

(2) Voici ce que dit Dugès :

« L'absence des antennes est généralement admise, et presque

ADDITIONS

Quoique ies Galéodes soient, aussi voraces que cruelles , on ne peut douter qu’il n’y ait au moins hyperbole dans le fait que nous avons rapporté, p. 86, d’après M. Hutton, d’une Galéode qui mangea un Lézard en ne laissant de cet animal que les mâchoires et la peau. M. Lucas ( Dict . aniv. d'hist. nat t. VI, p. 2) parle de l’intrépidité de ces Arachnides qu’il a eu l’occasion de constater.

Genre GALEODES.

P. 91. — Ajoutez aux espèces citées :

15. Galeodes dorsalis, Latreille. — Galeodes intrépida , Léon Dufour, Ann. gén. des sc.phys., t, V, p. 370, pi. 69, fig. 5 (d’Espagne).

16. Galeodis barbaha, Lucas, m Mûrie E <iw., Icou. règne anim. , Aracii ., pi. 20 bis, iig. 2. — îd. , Algérie, Anim. art . , lre partie, p. 279, pl. 17, fig. 8 (Algérie).

Nous avons reçu du Chot, près le Maroc, par M. De-

personne n’a adopté l’opinion de Latreille, qui voulait les voir dans les mandibules mêmes ; le filet antennitorrne des Galéodes porté par cette mandibule ne prouve rien en faveur de cette opinion, c’est tout au plus ie représentant du palpe mandibulaire des Crustacés qui ont des antennes si développées. Les antennes rudimentaires seraient plutôt soupçonnées dans les tubercules piiifères des Galéodes et de quelques Acariens ( Bydrachnes , Oribates ) La position de ces poils est a la fois la même que celle des antennes chez les Insectes , et de quelques-uns des ocelles chez les autres Arachnides. JNTy aurait-il pas analogie complète entre les deux termes les plus éloignés de cette comparaison? Admettez que des huit ocelles des Araignées deux représentent les yeux à réseau d'une libellule, quatre autres représentent les deux stemmates pairs et l’impair dédoublé , il en resterait deux pour figurer les antennes. C’est une analogie à étendre davantage et qui ramènerait peut-être à Su règle bien des anomalies jusqu’ici inexplicables.» {Ann. sc. nat,, 12e sérié, t. I : ier mémoire sur les Acariens.

SOLPUGIDËS.

lahaye, chirurgien des zouaves, cette Gaiéode et une autre qui est fauve brunâtre, avec l’abdomen noirâtre , ainsi que le dessus du corselet et les pinces. Cette Gaiéode a la partie terminale des tarses noire, ainsi que 1 article pénultième de sa première paire de pieds. Nous n5en avons vu qu’un mâle ; nos G. bar bava étaient au contraire des femelles.

17 Galeqdes variegata , P. Gervais, dans Y Histoire du Chili , publiée par M. Gay. La description de cette espèce et celle de la suivante seront accompagnées d;une ligure (Chili)

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