‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1012 sur 1156 · IL · texte numérisé non relu

IL

Sur la faculté qu’ont les Araignées de se mouvoir

dans l’air .

M. Darwin a fait, sur une Araignée de Rio de la Plata, une observation presque semblable à celle que je rapporte. 11 l’a vue s’élever en l’air par son mouvement propre. (Conférez Darwin, Journal of researches into the natural history and geology of the countrics visited during the voyage of his Majesty ship the Beagle , 1845, in-12, p. 159.)

Sur les fils de la Vierge.

M. Darwin vit un grand nombre de fils de la Vierge

portés sur le vaisseau le Beugle qui se trouvait alors à soixante milles du rivage de l’embouchure du Rio de îa Plata. C’était le 1er novembre. Ces fils étaient portés par un veut de brise très-léger. Sur eux se trouvaient une quantité prodigieuse de petites Araignées toutes semblables , d’un peu plus d’une ligne de long et d’un brun foncé. Les plus petites étaient d’une couleur plus sombre que les autres. Aucune ne se trouvait sur les touffes blanches mais toutes sur les fils. M. Darwin regarde celles qui sont les plus sombres comme les jeunes et ajoute que toutes étaient d’un genre différent de celle qu’a décrite La treille. (Voyez Darwin’s Journal, p. 159.) Nous croyons que toutes ces petites Araignées étaient des jeunes nouvellement écloses et appartenant à une ou deux espèces très-communes dans les campagnes de Pembouchure du Rio de îa Plata.

§ iv.

Sur l’aptitude que les Araignées orbitales ont de vivre

en société.

Une grande Aranéide orbitèle, dont l’abdomen est noir, avec des taches d’un rouge clair sur le dos, a été observée à Santa-Fé de Bajada par M. Darwin. Cette espèce vit en quelque sorte en société. Les toiles de ces Aranéides sont verticales et séparées entre elles par un intervalle de deux pieds, mais elles sont toutes sur une même ligne et attachées, à leur partie supérieure, à un même fil qui est d’une extrême longueur. Ce fil établit une communication entre toutes ces toiles, qui entourentainsi des buissons entiers. (Voyez Darwin’s Journal of researches into the natural history ofhis Majestés ship the B e agio , p. 37 et 38.)

Sur les habitudes qu’ont certains Aranèides de porter leurs petits sur le dos.

Linné compare ces Aranèides à la Grenouille de Surinam qui , dit-il , porte aussi ses petits sur son dos.

( Talom Mahravàdoïgeter ) Stockholm , 1752 , in-8; p. 20, n°23.)

S vi.

Genre MYGALE.

Sur la Mygale nigra .

TW, p. 214.

Un individu de cette espèce mort en France (à Bordeaux), considéré par M. Dufour comme le Mygale B artholomei , m’a été remis par ce naturaliste.

Les yeux de cet Aranéide sont portés sur une légère élévation ; ils sont très- ramassés et très-rapprochés de l’extrémité du bandeau. Leur couleur est jaune , et les yeux de la ligne antérieure sont les plus gros. ïi y a des raies noires et des poils (et non pas des points comme il est dit à tort dans la description par une faute de copiste), des poils rouges allongés. Les cuisses sont trèsrenflées et d’un noir velouté brillant. L’abdomen est moins allongé que le corselet, et aussi d’un noir velouté dans le fond, mais recouvert à la partie antérieure de poils rouges de feu. Le tarse et le métatarse sont à peau nue et grisâtre. Deux crochets insérés au-dessus de l’extrémité des tarses les recouvrent en se courbant. Ils sont bruns et pectinés. Ilya des crochets de cette nature à tous les tarses, mais ceux des pattes antérieures sont plus gros et plus visibles.

Aptères, tome iv.

fêUPPLÉJHENÏ ,

(Mygale calpeiana.)

A la synonymie ah cette espèce ajoutez :

Lucas , Exploration de l'Algérie , Hist. nat. des animaux articulés : Arachnides, p. 89, n°î.

Trouvée à la fin de mars , dans les environs du camp d’El- Arouch, province de Constantine.

3e Famille. LES DIGITIGRADES INERMES.

Première race. LES CTENIZES.

Mygale Mindanao. ( Mygale Mindanao.) Long., 4 lignes.

Très-petite espèce de Mygale de îa famille des Gtenizes, peutêtre une jeune, ressemblant par la forme à la CJubione soyeuse.

Corselet ovale allongé , rouge verdâtre, glabre, luisant, trèsbombé vers les yeux, déprimé sur les côtés; poitrine ovale allongée, pointue aux deux extrémités ; pattes courtes, renflées, glabres , de couleur du corselet.

Abdomen ovale étroit très-allongé , se rétrécissant en pointe vers la partie postérieure, d’un brun foncé verdâtre , ventre sans poils.

Mandibules fortes; proéminentes courbées, très-eonniventes, comprimées sur les côtés , d’un rouge brun , glabre sur les côtés et à leur naissance , mais revêtues sur le dos de poils allongés , qui laissent voir à l’extrémité de la tige un rateau de six pointes brunes et très-distinctes, en réunissant les deux mandibules qui sont serrées l’une contre l’autre. L’onglet est très-arqué, très-pointu, très-courbé , rouge à sa base et plus brun vers son extrémité. La lèvre, presque nulle, est comme ensevelie sous les poils. Les palpes sont insérés à l’extrémité des mâchoires, et de couleur pâle rougeâtre.

Les yeux sont en X : les antérieurs très-rapprochées du bord du corselet, ne laissant aucun bandeau ; tous peu gros et d’un jaune d’ambre, mais les deux antérieurs sont les plus gros, et leur axe visuel est dirigé en avant, proéminents ; les deux de la ligne intermédiaire sont sessiles, séparés entre eux, mais par un intervalle moins grand que les antérieurs. Les latéraux sont sessiles et gé-

minés ou se touchant, mais l’œil intérieur est plus petit que l’extérieur.

Rapportée par M. Lehuilla, de Mindanao, une des îles Philippines.

27 bis. Mygale barbare. ( Mygale barbara.) Long., 13 millimètres; largeur 6 millimètres.

Corselet déprimé, ovalaire. Abdomen petit , d’un jaune roussâtre , foncé en dessus , d’un jaune clair en dessous , et présentant quelquefois dans sa partie médiane une suite de bandes brunes en forme de chevrons. Filières courtes et entièrement jaunes. Les pattes dans l’ordre suivant : 4, 2, 1,3. Chez les mâles le tibial de la première paire de pattes est armé à sa partie inférieure de deux épines.

Lucas, Exploration de V Algérie , animaux articulés : Arachnides, p. 89, n° 2, PL 1, fig. 1.

Trouvée dans les environs d’Oran, d’Alger et du cercle de La Galle. «Cette espèce, dit M. Lucas, se plaît sous les pierres, et se construit dans la terre des sillons peu profonds , dans lesquels elle se tient. Quant au mâle, je l’ai trouvé errant; cependant je l’ai souvent rencontré sous la même pierre avec la femelle et habitant les mêmes sillons. »

Mygale grêlipède. ( Mygale gracilipes .) Long,, 16 millim.;

larg., 5 millim. <f.

Mâle dont la femelle n’est pas connue.

Pattes dans l’ordre suivant : 1, 4, % î.

Abdomen en dessus d’un brun foncé avec les parties latérales et tout le dessous d’un jaune roussâtre. Filière courte d’un jaune roussâtre.

Lucas, Exploration de V Algérie , p. 91, PL 1, fig. 2.

Aux environs d’Oran , sous les pierres et souvent errantes.

T. I7 p. 235 et t. Il , p. 430.

(. Mygale cœmentaria.)

Ajoutez à la synonymie de cette espèce :

Lucas, Exploration de V Algérie t p. 92.

Trouvée dans les environs d’Alger, de Constantine et le cercle de La Galle pendant l’hiver et une grande partie du printemps.

T. I, p. 239 et t. II, p. 431.

Mygale Africana.

Ajoutez à la synonymie :

Lucas , Exploration de V Algérie, p. 92.

Dans les environs de Constantine et du cercle de La Galle. Cette espèce se construit dans la terre, sur le versant des collines, des nids entièrement semblables à ceux de la Mygale maçonne.

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