XIV
Genre SGYTODE.
Sur le cocon de la Scjtode thoracique .
M. Lucas a recueilli un cocon de la Scytode thoracique ; il n’y a trouvé que neuf œufs d’un blanc jaunâtre agglomérés entre eux. Le cocon était formé d’une soie fine d’une belle couleur blanche et à tissu trèsserré 5 il était arrondi et un tiers plus gros que l’abdomen, et porté par l’Aranéide femelle, accollé à son sternum, sous le corselet, au moyeu de ses mandibules et de ses palpes. Au bout de vingt-six jours les œufs ont éclos. Toutes lesjeunes S.cytodes étaient d’un jaune légèrement roussâtre, avec des taches de l’espèce sur le corselet. Les palpes, les pattes et l’abdomen étaient aussi avec les marques caractéristiques. Ces jeunes Scytodes se construisent un petit logis soyeux sur lequel elles vivent en société. Sur les neuf individus il n y avait pas un seul mâle; ainsi de cette espèce on ne connaît encore que la femelle.
Variété A. Taches noires du corselet non interrompues , formant deux lignes longitudinales.
Variété B. Corselet entièrement jaune , abdomen et pattes d’un jaune roussâtre uniforme, et dont les taches
noires étaient oblitérées. (Femelle, longue de 7 millimètres 1/2, large de k millimètres.)
Cette espèce se trouve assez communément pendant i hiver et une grande partie du printemps dans les environs d’Alger, de Fhilippeville, de Constantine et d’Oran .
T. I, p. 271. Ajoutez à la synonymie de la
Scytodes thoracica •
Lucas» Annales de la société entomologique , 2e série, 1845 , t. III , p. 69. — Ibid. y Exploration de l’Algérie , p. 104, PI. 2, fig. 3.
Sur la montagne qui regarde Toulon ; et en Afrique, dans les environs d’Alger et d’Oran.
T. I, p. 273. Ajoutez à la synonymie de la
Scytodes omosite :
Scytodes longipes. (Le mâle.) Lucas, Ann. de la soc. enlomologique de France , 2e série , t. III , p. 71-73.
Au sujet de cette synonymie , consulter noire lettre au secrétaire de la Société entomologique et la réponse de M. Lucas (Ann. de la société entomologique de France , 2e série , 1846 , t. III, p. xc et xciv. M. Lucas croit que ce n’est pas le mâle de sa Scytodes rufipes (omisites) , parce qu’elle a le corselet bombé; cependant les figures et les descriptions de M. Lucas ne permettent guère de considérer les Scytodes longipes et Rufipes comme des espèces différentes. Peut-être la famille des Gibbeuses élabrées doit-elle disparaître , si , comme cela est possible , cette gibbosité du corselet dans certaines Scytodes n’indique qu’une différence de sexe. Nicolet dans Gay, Hisloria di Chile-Araneidas, pl. 1, a figuré la femelle de cette espèce.
Scytode distincte. ( Scytodes disüncta.) F <f Long., 8 mill. 1/2; larg., 3 mill. 1/2; (la femelle) long., 5 mill., larg., 2 mill. 1/2.
Abdomen allongé , ovalaire , peu bombé , jaunâtre , orné à la partie antérieure de deux petites taches brunes ; il est finement tuberculé et parsemé de poils jaunes très- courts et pourprés. Fi» lières jaunes , assez allongées. Le mâle semblable.
Cette espèce est abondante aux environs d’Oran , au cercle de Aptères , tome iv. 25
La Calle, d’Alger, de Constantine et de Bône. Elle se tient sous les pierres peu humides, et tend çàet là quelques fils qui forment une toile lâche et peu serrée. Elle est agile en comparaison de la thoracique , qui est très-lente.
T. I, p. 272. Ajoutez à la suite de la Scytode thoracique :
1 bis. Scytode de Berthelot. ( Scytodes Berthelotii )
Long. 11 mil!.
Corselet plus long que large, lisse, très-bombé, surtout dans la partie médiane et postérieurement; petites saillies convexes à la base des mandibules très-courtes rapprochées à leur base , dirigées en avant. Yeux placés sur des taches d’un noir profond, au nombre de six , arrondis , d’un jaune clair, très-brillants. La couleur du corselet est d’un roux clair avec quelques taches d’un brun foncé que présentent les côtés latéraux. Abdomen globuleux présentant à sa partie supérieure quelques taches d’un brun foncé. Pattes d’un rowssâlre très-clair, allongées, grêles, sans taches.
Lucas, Arachnides des Canaries , p. 25, n° 16.
Des Canaries.
Cette espèce ressemble à la Scytode thoracique , mais elle est beaucoup plus grande ; les taches du corselet et de l’abdomen sont différentes , et les pattes ne sont pas annelées de brun.
§xv.
T. I, p. 276 et t. ÎI, p. Après le genre Scytodes et avant le genre Üptiotes , qui doit passer dans les Araignées à huit yeux , mettez un genre nouveau à six yeux établi par M. Lucas.
Genre ECOBE. ( Æcobius .)
Yeux au nombre de six réunis en groupe sur une protubérance du corselet , sur deux lignes transversales ; U antérieure courbée en ayant et composée de quatre yeux dont les intermédiaires, moins rapprochés entre eux qui ils ne le sont des latéraux ,
sont ronds ; les latéraux ovales : yeux postérieurs beaucoup plus gros que les antérieurs , éloignés Vun de U autre , et formant avec chaque paire latérale , un triangle irrégulier dont l’angle le plus aigu est dirigé en arrière.
Lèvre semi-ellipsoïde , large a sa base , arrondie à son extrémité , et divisée , jorès r/e sa base , par un sillon transversal qui la fait paraître composée de deux pièces .
Mâchoires courtes , apicales , très-inclinées sur la lèvre.
Palpes subpèdiformes , insérés presque au milieu du côté externe des mâchoires .
Mandibules courtes.
Pattes velues , sans épines inégales entre elles latérodivergentes. La première paire est la plus longue, la quatrième ensuite , la deuxième est la plus courte.
Aranéides sédentaires , établissant dans les encognures des murailles et sous les pierres une petite toile en forme de tente , formée par des fils de soie peu serrés . et sous laquelle ils se tiennent .
Écobe domestique. ( Æcobius domesticus.) P Long., 2 mill.;
larg., I mill.
Corselet d’un jaune uniforme dans la femelle, quelquefois entouré d’un filet noir dans le mâle; très-bombé. Mandibules étroites un peu dirigées en avant. Abdomen large, un peu sinué au bord antérieur, ponctué de gros points blancs vaguement distribués. Filières peu allongées.
Lucas , Exploration de V Algérie, etc., p. 101, n° 15, PL 2, fig- L
Prise dans les maisons d’Alger, en septembre et en octobre, dans les encognures des murailles ; se tient cachée sous une pe*
tite tente formée par des fils desoie peu serrés, et entourée d’un réseau très-lâche. Elle est très-vive.