XVIII
Genre DOLOMÈDE.
M. Lucas a établi un genre nouveau sous îe nom de Lycosoïdes , mais il ne s’est pas aperçu que ce genre n’est autre que la troisième race de nos Doloinèdes (t. I, p. 348), dont la seule espèce connue de nous avait reçu aussi le nom de Lycœna à cause de sa ressemblance avec lesLycoses. Les Lycosoïdes de M. Lucas tiennent trop aux Dolomèdes par les yeux et par la bouche pour pouvoir en être séparées, mais il convient de changer le nom delà race desRipuaires et d’en former une famille qui sera la deuxième, à laquelle nous donnerons le nom de Lycosoïdes et que nous caractériserons ainsi :
2f Famille. LES LYCOSOÏDES.
Yeux , au nombre de huit , sur deux lignes ; les intermédiaires antérieurs sont les plus petits , les latéraux antérieurs et les intermédiaires postérieurs sont les plus gros ; les latéraux postérieurs un peu plus petits que ces derniers , et ordinairement portés sur une éminence assez sensible. Lèvre courte , rétrécie a sa hase , dilatée à son extrémité.
Mâchoires droites , écartées , courtes , resserrées a leur base , élargies à leur extrémité , fortement tronquées à leur partie intérieure.
Pattes allongées y la quatrième paire la plus longue , la seconde ensuite.
Aranéidessc cachant sous les pierres , dans des trous en terre » sous l'écorce des arbres , courant api'ès
leur proie , et enveloppant leurs œufs , non agglutinés entre eux, dans une soie fine et peu serrée.
La famille des Crypticolles (1. I, p. 350) sera la troisième, celle des Sylvains (t. I, p. 356) la quatrième.
lre Race BRÉVICAUDES. ( Brevicaudœ .)
Filières ne dépassant pas l’abdomen .
1. Dolomède algérienne. ( Dolomedes Algerica.) Long. 2 mill.;
larg. 2 millina. \p à*.
Corselet d’un brun roussâtre , sur les côtés bordé de noir» Abdomen renflé, ovalaire, trois tachesd’un noir foncé sur la partie antérieure, et quatre traits transversaux de même couleur sur la partie postérieure, légèrement sinueux. Filières courtes , jaunes. Le mâle est plus grêle, a les pattes plus allongées et l’abdomen beaucoup plus court.
Lucas, Explor. de P Algérie, p. 122, n° 43, PL 2, fig. 10.
Peu agile, cette Aranéide se tient sous les pierres , quelquefois dans les fissures des arbres, et même dans des trous en terre. Au moment de la ponte , elle se construit un cocon orbicuîaire, formé par une soie fine et peu serrée , elle y dépose ses œufs, qui sont ronds , non agglutinés, et d’un blanc jaunâtre.
Le mâle est presque toujours errant. En Algérie ; plus abondant dans l’est de cette région.