‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1029 sur 1156 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Genre GTÈNE.

Gtène marginê. ( Ctenus marginatus.) Long., 9 lignes.

Abdomen ovale allongé, se rétrécissant en pointe vers l’anus , renfle dans son milieu, coupé carrément proche le corselet, ayant la forme de la Mirabilis , d’un rougeâtre uniforme avec deux raies jaunes longitudinales sur les côtés, qui font suite à celles du corselet ; ventre rouge et velu.

Pattes longues, rougeâtres et très- fortes , armées de deux griffes courtes très-apparentes non pectinées, avec un ergot; la première paire de pattes manque ; la troisième est plus longue que la seconde, et la seconde plus longue que la quatrième.

Le corselet est grand, bombé, et la tête large, mais il est plus large que celui de la Dolomedes mirabilis , et il a deux bandes longitudinales jaunes ou blanches qui correspondent à celle de l’abdomen, mais qui sont droites. Mandibules bombées en avant, garnies de poils rouges très-longs.

Lèvre et mâchoires très-velus. Lèvre allongée , plus haute que large, quadrangulaire , échancrée à son extrémité.

Mâchoires allongées, bombées, droites, élargies et arrondies à leur extrémité.

Yeux noirs, gros, comme en croissant , les deux antérieurs du

carré un peu plus petits que les postérieurs; les antérieurs latéraux plus petits que les postérieurs latéraux ; les yeux latéraux sont portés sur une éminence plus renflée pour l’œil postérieur; bandeau très-grand et anguleux sur les côtés.

Rapportée par la frégate la Zélée des îles Salomon ou Yiti.

§ xx. 1

Genre HERSILIE.

Aux caractères essentiels de ce genre , au lieu de ces mots : tarses ou métatarses divisés en deux articles , il faut mettre : tarses ou métatarses quelquefois divisés en deux articles .

M. Lucas, après avoir observé au microscope les tarses des Hersilies qu’il avait trouvées en Algérie, n’a vu aucune division dans le métatarse. (Voyez ExpL de I Algérie, p. 127.)

Ce genre Hersilie doit être divisé en deux familles , conformément aux observations faites par M. Lucas.

lre Famille. LES HÉTÉROPODES. ( Ileteropodcs .)

Pattes de la troisième paire très-courtes. Filières de la troisième paire très-allongées.

âranéides marchant latéralement, et se tenant presque toujours appliquées à la face inférieure des grosses pierres.

Cette division renferme Y Hersilia caudata, t. I, p. 371, Y Hersilia indica , t. I,p. 372, et Y Hersilia Savignii que M. Lucas paraît considérer comme une espèce distincte de Y Indica, A ces deux espèces il faut ajouter une troisième :

Hersilie Édoüàrd. ( Hersilia Edwardii.) Long., 3mill. 1/2;

larg., 2 mill.

Corselet plus large que long, déprimé et arrondi sur les parties latérales , d’un jaune teinté de rougeâtre , présentant à sa partie

antérieure une petite protubérance étroite, sur laquelle les yeux sont placés; yeux de la seconde ligne plus rapprochés que dans i’Hersilie eau lée. Abdomen plus long que le corselet , plus large dans son milieu et fortement rétréci à sa partie postérieure ; dos fauve avec une bande longitudinale d’un brun foncé , et des dépressions punctiformes. Filières jaunâtres , celles de la première paire très-allongées et légèrement annelées de brun.

Lucas, Expi. de V Alger. , p. 128 et 129, PI. 4, fig. 7.

Les yeux sont plus ramassés que dans l’Hersilie caudée. Afrique (Algérie) Prise à la fin de janvier dans les ravins de Djebel- San ton ; tend quelques fils lâches d’un blanc éclatant, et tient ses pattes ramassées le long de son corselet et de son abdomen.

2e Famille. LES ORTHOPODES. ( Orthopodes .)

Pattes y la troisième paire îrès-allongées. Filières de la troisième paire très-courtes.

âranéides très-vives, se tenant sous les pierres, et souvent errantes.

Hersilie oranë. ( îfersilia Oranensis.) Long., 6 mill.; larg., 3 inill.

Corselet d’un jaune rougeâtre ; mâchoires courtes. Abdomen plus large à sa partie postérieure, jaune rougeâtre, taché de brun rougeâtre avec une ligne longitudinale d’un brun rouge foncé , fortement crénelé sur les côtés.

Prise aux environs d’Oran , dans les mois de janvier et de février.

§ XXL

Sur le genre Mjmnècie.

T. I, p. 386. Ajoutez à la synonymie de la

Myrmecia nigra , Koch, Arachniden , L IX, p. 15, PI, 93, fig. 701.

L’individu de Perty, décrit par Koch , a le corps oranger bronzé.

Ajoutez à la synonymie (3e la

Myrmecia vertebrata, Koch, Arachniden , t. IX, p. 13, PI. 92, fig. 700.

Le mâle a les organes sexuels en ovale très-allongé, en larme batavique, comme ceux de la Scnocuiata; ses palpes sont rouges,

tachés de noir aux articulations.

T. I, p. 388. A îa description de îa

Myrmecia caliginosa

Ajoutez cette observation :

La forme de la tache du corselet qui touche à îa tète est un cône dont la pointe est vers la tète , ce qui est l'inverse dans la Myrmecia nigra de Perty et de Koch,

S xxiï.

Genre CHERSÏS*

Chersis bossü. ( Chersis gibullus.)

Ajoutez à îa synonymie et à îa description de cette espèce :

Lucas, Explor. de VAJgér ., p. 135, PI. 5, fig. î.

«Danstoute PAlgériecette espèce se tient sousla pierre humide, et semble sonder le terrain avec sa première paire de pattes, qui est toujours en mouvement lorsqu’elle veut se transporter d'un emlroit à un autre. Ayant renfermé dans une boîte à paroi® trcs-lisses plusieurs de ces Aranéides, j’ai remarqué qu’elles avaient tendu çà et là quelques fils de soie, à l’aide desquels elles se tenaient sur les parties verticales. Je ne sais pas quels sont les moyens mis en usage par cette espèce pour pourvoir à sa nourriture ; elle est si peu agile dans ses mouvements que, probablement , elle n’attaque que les animaux sédentaires. Le Palpimane ( Chersis ) bossu semble vivre isolé , excepté dans le jeune âge, où j’en ai quelquefois rencontré de réunis au nombre de cinq ou six individus. Ce n’est jamais sur la terre que j’ai surpris celte Aranéide, mais bien dans les anfractuosités des grosses pierres , et quelquefois aussi sous les écorces des arbres. » (Lucas.)

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