‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1044 sur 1156 · Tegenaria Guyoni · texte numérisé non relu

Tegenaria Guyoni

Ajoutez à la synonymie :

Lucas, Explor. de V Algérie, p. 241.— Ibid. Ann. de la soc. entomol. de France, 2e série, t. XV, p. 402, n° 2.

M. Lucas donne à la femelle , long. 18 mil!., larg. 6 mili. ; au mâle, long. 15 milL, larg. 5 mil!. Ce naturaliste remarque que cette espèce ressemble beaucoup à la Tegenearia domestica, avec laquelle cependant elle ne pourra être confondue à cause de sa taille , qui est beaucoup plus grande , et surtout à cause de ses organes de locomotion , qui sont plus robustes et beaucoup plus allongés. Ces différences ne sauraient suffire, attendu que notre araignée domestique prend en vieillissant dans nos maisons, un accroissement extraordinaire; mais M. Lucas fait observer que l’abdomen de la Tegenaria Guyoni est proportionnellement beaucoup plus gros que celui de la Tegenaria domestica , et ne présente pas (au moins dans la femelle) une

bande d'un roux clair, orné de chaque côté de quatre ou cinq taches jaunes; de plus les parties latérales de la Tegenaria Guyoni ne sont jamais tachées de brun foncé (dans la femelle) , comme cela a lieu dans la Tegenaria domestica.

Cette espèce n’est pas rare dans toute l’Algérie, et fait une toile semblable à celle de la Tegenaria domestica.

T. II, p. 6.

2 bis. Tégénaire longipalpe. ( Tegenaria longipalpis.)

Long. 15 mill., larg. 6 lignes. T

Corselet large , d’un brun roussâtre. Abdomen ovale allongé, d’on brun foncé, ayant de très-grandes taches jaunes , disposées longitudinalement le long d’une bande médiane très-brune.

Lucas, Explor. de V Algérie, p. 243, n° 193.

Assez commune dans l’Algérie , dans les caves et dans les maisons , et aussi dans les forêts de chênes-lièges, où elle présente une variété plus noire.

Cette espèce, dit M. Lucas, ressemblant beaucoup à la Tegenaria domestica , s’en distinngueparsa taille qui est toujours beaucoup plus grande, et ses pattes qui sont plus fines , moins allongées et non anneiées de brun. Ce dernier caractère la distinguera aussi au premier coup d'œil de la Tegenaria Guyoni ; mais ce qui empêchera surtout de la confondre avec ces deux espèces, ce sont ses palpes, qui (dans la femelle) dépassent ordinairement en longueur le fémoral de la première paire. Le corselet est aussi plus large et plus bombé à sa partie antérieure, et la fossole est plus allongée et plus profonde; les mandibules sont plus allongées et plus saillantes que dans la Domestica et la Guyoni , plus robustes et plus écartés à leur extrémité. Les parties latérales de l’abdomen ne sont pas maculées de brun comme dans la Domestica .

T. II , p. lk<

Tégénaire émaciée. ( Tegenaria emaciata.)

A la synonymie de cette espèce ajoutez :

Agelena prompta. Bîackwall’s Descriptions of new species of spiders , Transactions of the Linné an Society, t. XVIII ,

Les yeux , sur le devant du corselet , forment deux lignes paralîè! es courbées en avant ; les yeux intermédiaires de la rangée * antérieure plus petits que les autres ; les yeux latéraux , portés sur une éminence commune et rapprochés entre eux, sont les plus gros.

Lèvre presque carrée. Mâchoires courtes , bombées à leur base , arrondies à leur extrémité, un peu penchées sur la lèvre qui est plus large à sa base qu*à son extrémité.

Les pattes et les palpes sont bruns, les pattes ont trois griffes, les deux supérieures sont courbées et pectinées, l’inférieure est fléchie près de sa base où il y a deux dents bien distinctes. L’abdomen est oviforme, légèrement velu avec des chevrons d’un jaune brun dans le milieu, dont la pointe anguleuse est tournée vers le corselet; les côtés du dos et du ventre sont d’un jaune brun, le ventre a une bande longitudinale , brune dans le milieu. Les filières supérieures sont beaucoup plus allongées que les inférieures et elles sont tri-articulées. L’organe sexuel est d’un rouge brun foncé, les plaques pulmonaires blanchâtres.

Le mâle ressemble à la femelle en couleur, mais il est plus petit; ses pattes ont les mêmes longueurs relatives, mais sont plus allongées que dans la femelle. Le troisième article des palpes dans le mâle projette deux apophyses, l’un à sa partie supérieure, l’autre à l’extrémité; le dernier article est renflé, concave, et contient un conjoncteur peu développé , peu compliqué, d’un brun rougeâtre pâle, presque enchâssé dans l’épine fine et noire qui l’entoure.

Cette espèce a été trouvée sous les pierres , dans les bois : les organes sexuels sont complètement développés au mois d’octobre.

Agelena elegans , Bîackwall , Transactions of the Linnean Society , vol. XVIII, p. 619. Long. 1 ligne 1/2. La quatrième paire de pattes la plus longue et les autres presque égales.

Voici ia description de M. Bîackwall :

Tète, mandibules, mâchoires, palpes, lèvre, poitrine et pattes d’un jaune rougeâtre. Le quatrième paire de pattes la plus longue, les autres presque égales entre elles. Les yeux de la ligne antérieure sont Ses plus gros. Abdomen noirâtre. Une suite de chevrons obscurs sur le milieu du dos , et deux taches ovales

noires de chaque côté de la partie antérieure. — M. Blackwall dit qu elle ressemble à la Textrix agilis par la longueur relative des pattes, qu’on la trouve sous les pierres dans les pâturages humides, et que les organes du mâle se trouvent développés au mois d’août.

T. II, p. 16 et 499. Ajoutez à la synonymie de la

Tegenaria Lycosina :

Textrix Lycosina , Koch , Arachniden , VIII , 46, PI. 286 , fig. 623 (le mâle), fig. 621 (la femelle). Long. 3 lignes 1/2.

T. II, p. 17. Ajoutez avant les affinités cette seconde espèce de la famille Lycosine.

15. Tégénaire engourdie. ( Tegenaria torpida.) <fP Long. 2 lignes 3/4 à 3 lignes le mâle; 3 lignes 1/4 à 3 lignes 1/2 la femelle, fig. 626 la femelle.

Corselet brun avec une ligne longitudinale d’un jaune d’ocre et une raie longitudinale plus claire. Abdomen avec des taches latérales brunes , en virgules ou croissants informes. Pattes jaune rougeâtre, fortement anneîées de brun.

Textrix torpida, Koch, Arachniden , VIH, 48, t. II, p. 266 , fig. 625 le mâle , fig. 626 la femelle.

Trouvée en Bohème et dans les Alpes du Salzbourg. Les organes du mâle sont développés dans le commencement de juin.

T. Il , p. 17.

il convient d'établir une sixième famille de Tégénaires, que nous nommerons et que nous caractériserons ainsi :

6e Famille. LES ARGUSIDES. ( Argusides .)

Yeux , latéraux de la ligne antérieure plus gros que les intermédiaires de la même ligne.

15. Tégénaire silvîcole ( Tegenaria silvicola . ) Long. 1 ligne 1/3 , c* i ligue 1/2.

Corps poli, luisant. Corselet, palpes et pattes d’un jaune rou-

geâfre ; trois taches brunes en rayons sur la partie postérieure du corselet. Abdomen ovale allongé , ayant sur le milieu du dos une suite de triangles jaunes ou de larges raies profondément dentées ; près du corselet ce sont deux triangles séparés laissant un intervalle brun ; celui qui vient après en forme deux aussi non divisés et dont les bases se joignent : en comptant ces deux premiers triangles comme non divisés, il y a six triangles; cette figure est entourée d’un ovale noir qui occupe le reste du dos. Les côtés sont jaunes ou parsemés de poils de cette couleur. Les filières sont jaunes. Les palpes et les pattes sont jaunes ou blanches.

Le mâle aFabdomen et la tête d’une couleur plus brune; pour tout le reste il ressemble à la femelle.

Hahnia süvicola, Koch, Àrachniden , XII, p. 158, PL 422, fig. 1076 le mâle, fig. 1077 la femelle.

J’ai souvent rencontré cette jolie espèce en novembre dans les fourmilières où elle tend une petite toile horizontale comme les Tégénaires , mais n’ayant jamais trouvé le mâle, je n’ai pas voulu la décrire comme espèce, craignant que ce ne fût une jeune d’une espèce déjà connue. M. Koch, en décrivant le mâle, a constaté que c’était une espèce distincte. Des deux autres il avait fait un genre auquel il avait donné le nom de Hahnia . Par les yeux qu’il a figurés , et par la forme de sa toile que nous avons vue , la Tégénaire silvicole , ne présente aucun caractère générique; mais à cause de leur petitesse, caractère qui leur est commun avec les Argus, nous avons fait une race distincte de toutes ces petites Âranéides, qoi par les yeux latéraux de la ligne antérieure comparativement plus gros, se rapprochent des Agélènes et forment la liaison des deux genres.

Quant aux deux autres espèces que M. Koch a voulu mettre dans son genre Hahnia , il est évident qu’ils ne peuvent être réunis à la Silvicole, et qu’ils appartiennent au genre Argus.

M. Koch dit que Ton trouve des mâles de la Silvicole avec les organes développés tout l’hiver, et au printemps sous la mousse, au pied des arbres et dans les forêts. J’ai remarqué que cette Aranéide construit aussi souvent une petite toile dans les cavités des troncs des vieux arbres.

Les deux espèces de M. Koch , Hahnia pratsnsïs et Hahnia, pnsilla , que ce naturaliste veut réunir à ce genre, ne lui appar- ÂPTÈRES, TOME IV. 30

tiennent pas , et doivent se placer après Y Argus formivore . Voyez t. II , p. 351.

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