‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1046 sur 1156 · XL · texte numérisé non relu

XL

T. II , p. 65.

Genre ÉPÉIRE.

Êpéire magellaniqüe. (Epeira magellanica.)

Long., 4 lignes, p

Elle a de l’analogie avec l’Apoclise, mais elle en diffère. Abdo] men triangulaire à dos bombé, à fond jaune, avec une figure trianguliforme à la partie supérieure , à fond jaunâtre bordé de brun, mouchetée de brun plus pâle, ayant au milieu un petit triangle brun ou bistre plus allongé vers le corselet, derrière lequel sont deux petites courbes opposées en accent circonflexe jaunâtres, la postérieure plus fine et de couleur plus vive bordée de brun ; cette couleur échancre la base du triangle et y forme un angle rentrant. A la moitié postérieure, une ligne jaune triangulaire qui fait angle vers l’anus se prolonge aumilieu du dos, bordée d’une large bande brune ou bistre , qui a sur ses côtés et sur les côtés de l’abdomen des lignes arquées brunes doublées de jaune. Le milieu du ventre est brun , mais il y a quatre taches jaune pâle; deux quadriformes qui convergent au-dessous de l’oviducte et deux ovalaires ou anguleuses qui convergent moins fortement au-dessus des filières ; au-dessous d’elles sont quatre points jaunes aux quatre coins des filières. Les côtés du ventre sont jaunâtres, chinés de lignes brunes plus denses à mesure qu’elles se rapprochent du dos. L’oviducte est un crochet très-arqué, peu allongé et diminuant vers son extrémité. Le corselet est rougeâtre, coupé carrément , glabre. Poitrine d’un brun noir sur les côtés, milieu jaune. Mâchoires larges, courtes, arrondies à l'intérieur, resserrées à la base ; lèvre arrondie semi-circulaire. La

lèvre et les mâchoires sont brunes dans le milieu de leur surface et ont une large bande d’un rouge pâle. Pattes peu allongées, la première paire la plus longue, la seconde ensuite, la troisième la plus courte (dans les proportions de l’Apocîise et de la Diadema), d’un rouge jaunâtre, fortement annelées de brun rougeâtre , surtout aux articulations qui sont un peu renflées ainsi que les cuisses; point velues, mais avec de forts piquants noirs couchés ; onglets aux tarses courts et irès-courbés. Palpes peu allongés, rougeâtres avec des anneaux d’un rouge brun pâle, peu marqués, et des poils jaunes, longs, abondants et forts aux derniers articles ; onglets terminaux noirs , un peu courbés, forts et visibles. Mandibules d’un rouge pâle et sale, perpendiculaires, fortes et bombées sur le dos; crochet très-fort, noir à sa base, rouge à son extrémité, îrès-courbé, se renfermant entre deux raies de dents dont trois sont fortes et apparentes.Yeux huit, dont les antérieurs du carré intermédiaires sont noirs, et plus gros et plus écartés que les yeux postérieurs du même carré, qui sont rouges ; les latéraux très-écartés des intermédiaires et sur les côtés de la tête , au niveau de la ligne d’en bas très-rapprochés , mais non se touchant. Les intermédiaires comme les latéraux , portés sur de légères éminences de la tête.

De l’Amérique méridionale, du détroit de Magellan : je l’ai décrite d’après un individu rapporté par M. Le Guillou , chirurgien major de la Zélée .

T. II, p. 36, n° 10.

Epeïra Cratera.

Ajoutez :

Trouvée en Algérie parmi les plantes élevées. VAsphodelm ramosus .

Lucas , Explor p. 244.

T. Il, p. 52, n° 35.

Epeïra annula.

Ajoutez :

Commune en Algérie. Cette Aranéide se tient parmi les plantes peu élevées et se construit dans les grandes herbes, une toile fine orbiculaire , assez grande, au centre de laquelle est une es-

pèce de petit tapis ou hamac, formé d’une soie fine très-serrée , sur laquelle elle se tient.

Lucas , Explor. de V Algérie , p. 244.

T. Il ; p. 36.

Sur la toile de U Epeïra cr citera.

Cette toile est lâche, peu régulière et souvent salie par de petits Tipules ou des Phalènes. L’Aranéide se tient rarement au milieu. Je lai prise pleine dans mon parc de Villeneuve-Sairit-Georges entre les branches d’un pommier le 5 mai 1842.

T. II, p. 52, n° 36.

Epeïra Adianta .

Ajoutez :

Le mâle a été trouvé en Algérie à la fin de juillet, dans les bois du Lac Houbeira.

Lucas , Explor. p. 245,

T. II, p. 53, n° 37 bis .

37 bis. Épéire mangarève. {Epeïra mangareva.)

Abdomen ovoïde allongé avec une bande longitudinale jaune, en fer de lance étroit, qui s’étend depuis le corselet jusqu’à l’anus, dominant vers la partie postérieure et proche le corselet, et dans le milieu de cette bande, une autre d’un brun plus pâle. Les côtés du dos qui bordent cette bande, sont bruns, mais ces deux larges bandes brunes ont cinq ou six petits traits inclinés bordés d’un jaune vif, côté de l’abdomen jaune , figurant un feston. Ventre brun noir avec deux raies jaunes parallèles, quatre points jaunes en carré aux filières, et la partie qui est près des plaques pulmonaires lavée de jaune ; corselet petit, allongé, rétréci vers la tête , jaunâtre avec une raie brune large sur les côtés et une ligne brune fine dans le milieu ; des poils dorés, rares. Poitrine brune avec des éminences à côtes fines, milieu jaune.

Mâchoires etîèvres brunes, bombées, glabres et luisantes ; les mâchoires sont dans les allongées , la lèvre est large à sa base, arrondie à son extrémité.

Les pattes sont de longueur médiocre, fauves, jaunâtres , annelées et brunes aux articulations.

La première paire est la plus longue , la quatrième et la seconde sont égales en longueur et diffèrent peu de la première ; la troisième est beaucoup plus courte que les autres; elles ont des poils jaunes allongés, peu abondants, point de piquants. Les palpes sont courts, fins, sélacés, jaunes.

Yeux gros et noirs; carré du milieu, allongé, les postérieurs de ce carré plus rapprochés et plus petits que les antérieurs ; les latéraux^sur la ligne intermédiaire du carré, rapprochés, mais non connivents.

Variété. A. Bande latérale du dos brun noir.

Variété. B. Bande latérale d’un brun pâle.

J’ai décrit cette espèce d’après plusieurs individus rapportés des îles Gambier, par la Zélée : elle ressemble beaucoup à VE p être theïs.

T. II, p. 61, n° 49.

Epeïra apoclisa .

Ajoutez :

Commune en Algérie , au printemps , sur les bords de l’Arouche.

Lucas, Expi. , p. 245.

T. II, p. 66, n° 52.

Epeïra umhratica .

Ajoutez :

M. Lucas n’a pris en Algérie que deux individus de cette Aranéide en mars sous les écorces de liège , dans les bois de Tonga , aux environs du cercle de La Calle. A côté de l’arbre sous les écorces duquel cette Aranéide avait établi sa retraite, se trouvait sa toile assez grande , verticale , de forme orbiculaire composée de fils irrégulièrement distribués. Dans cette toile étaient plusieurs insectes emmaillotés de fils.

Lucas, Expi. , p. 245.

T. II, p. 70, n° 7.

Epeïra callophylla .

Ajoutez :

Aux Canaries et en Algérie dans les maisons , dans l’encadre-

ment des vitres, de même qu’en Europe. (Lucas, Explor. d'Algérie, p. 246,) M. Lucas donne lui-même comme synonyme de cette espèce son Epeira annulipes dans Webb et Berth. HisU nat. des Canaries , p. 14 (lisez 41), n° 32, PI. 6, fig. 2. La description vaut mieux que la figure où difficilement on reconnaîtrait cette espèce.

T. II, p. 76.

Epeira cucurbitina .

Ajoutez s

Trouvée en Algérie en avril sur les bord du lac Tonga et aux environs du cercle de La Galle.

Lucas , Expi. , p. 246.

Sur V Epeira inclinata .

T. Iï, p. 82 et 83.

Après Zilla reticulata , etc. Écrivez : Koch, Arachniden . Aux environs de Paris j’ai trouvé le mâle et la femelle sur le même fil , le 30 octobre 1843, le thermomètre de Réaumur marquait 14° de chaleur.

T. II, p. 85. A la synonymie de

Epeïra fusca.

Ajoutez sans aucun cloute :

Epeira celata , Blackwall , Trans. of the Linnean society, t. XYÏÏI, p. 668. Cette espèce, comme le dit très-bien M. Black- Nvall , ressemble beaucoup à l’Antriade et fait son cocon ainsi qu'il L’indique, mais comme il l’a trouvée en mai, il en résulte qu’elle fait deux pontes, ce qui a lieu pour beaucoup d’Àranéides qui vivent dans des lieux; renfermés.

T. II , p. 93.

Epéire Vitiène ( Epeïra E’itiand ) , femelle. Long. 16 lignes, — - Abdomen 10 lignes. Corselet 5 lignes 1/2 ou 6 lignes.

Corselet aplati avec les deux tubercules sur le milieu. Abdomen allongé cylindrique jaune avec de petits raies brunes et les deux rangs parallèles de points enfoncés.

Corselet, mandibules et pattes d’un brun noir ; poitrine brune

avec trois bosses ou pointes très-saillantes disposées en triangles, les deux postérieures , sur une ligne , mousses et pas pointues, Faotérieure plus élevée, conique et pointue.

Les mandibules sont fortes et noires.

Les pattes sont très-allongées; elles ont des poils mais courts, rares, avec quelques piquants couchés. Les palpes sont courts, le dernier article se terminant en pointe.

La première paire de pattes a 2 pouces 8 lignes.

La deuxième paire , 2 pouces 6 lignes 1/2*

La quatrième, 2 pouces 3 lignes.

La troisième, 16 lignes 1/2.

Les yeux latéraux sont portés sur une éminence très-latérale , très-prononcée, glabre comme l’espace qui est entre les yeux du carré intermédiaire ; ces yeux latéraux sont reculés sur les côtés de la tête et au niveau des yeux du carré intermédiaire. Les yeux sont à peu près égaux en grosseur, mais les antérieurs, tant intermédiaires que latéraux, sont un tant soit peu plus gros que les postérieurs. Les antérieurs intermédiaires sont aussi un peu plus rapprochés entre eux que les postérieurs. Les postérieurs latéraux ont leur axe visuel entièrement dirigé en arrière ; les latéraux moitié latéralement, moitié de face; les antérieurs intermédiaires dans îa ligne du corps en avant mais relevés ; les postérieurs intermédiaires sur 1a. ligne verticale.

La lèvre et les mâchoires sont brunes; la lèvre est plus haute que large , arrondie à son extrémité, les mâchoires droites arrondies à leurs extrémités, très-resserrées à leur base , enchâssant la lèvre, légèrement échancrées à leur angle interne.

Du Monde maritime. îles Salomon. J’ai décrit celle espèce d’après un individu pris dans File Yiti.

T. II, p. 96.

Sur la toile de V Epeïra geniculata .

M. Charles Darwin clans le Journal d’histoire naturelle des pays visités par le Beagle (London , 1845, in-i'2, p. 36) dit qu’aux environs de Rio-Janéiro, dans le Brésil, chaque sentier dans les bois est barricadé par les toiles très-fortes de cette espèce d’Epéire,

Epeïra fasciata.

Ajoutez :

Commune en Algérie ; ses taches sont d’un brun noir plus vif qu’en France, et les bandes varient beaucoup,

Lucas, Explor . , p. 246.

T. Il, p. 107.

Epeïra aurelia .

Ajoutez à la synonymie :

Epeïra Webhii , Lucas, Arachnides des Canaries, p. 38,

PL 6, fig.5.

Se trouve aux Canaries, en Algérie, dans les grandes herbes.

Lucas , Expl. , p. 246.

T. II, p. 109.

108 bis. Epéire’ Bougainville (Epeïra Bougainvilla).

Long. 9 lignes.

Abdomen ovale allongé, bombé sur le dos, gonflé sur les côtés, grossissant beaucoup et arrondi vers la partie postérieure ; en forme de poire, coupé en ligne droite à la partie antérieure ou au sommet , à fond jaune ciair : dans le milieu du dos il y a un grand espace tout jaune proche le corselet bordé ou festonné de brun; cet espace est jaune et a une raie Une , brune , à festons anguleux dont les angles sont formés par des points noirs, puis dans le milieu sont quatre taches brunes qui sont comme des parallélogrammes creusés sur les côtés par des taches jaunes bordées de brun, et même plus claires et lavées de jaune dans le milieu ; sur les côtés de ces taches sont des ovales jaunes irréguliers, bordés par des taches brunes : les côtés sont bruns rayés de jaune.

Le ventre a les côtés brans ; proche le corselet, une tache brune pyramidale, avec des taches formées par des points jaunes ; au-dessous une ligure pentagonale brune dont la base enveloppe les filets sétifères qui sont bruns. — Ces deux figures sont bordées de jaune avec une raie jaune transversale au-dessus du Peu-

tagone ; ces raies jaunes sont formées par un fond grisâtre trèspâle sur lequel sont des points d’un jaune très-vif.

Le corselet est petit, en cœur, très-arrondi à sa partie postérieure et déprimé avec un point enfoncé; sa couleur est fauve rougeâtre, la tête est brune ; poitrine en cœur, très-brune sur les côtés avec une bande longitudinale d’un jaune pâle et vif.

Les mâchoires sont courtes , arrondies, la lèvre arrondie, un peu angulaire à son extrémité ; elle est , ainsi que les mâchoires, d’un fauve rougeâtre pâle uniforme.

Les mandibules sont fortes, droites, très-bombées, d’un rouge brun ; l’onglet est rouge, très-courhé.

Les pattes sont allongées, fortes; la première est la plus longue, la seconde ensuite, la troisième est la plus courte. Elles sont fortement et régulièrement annelées de rouge et de brun , avec peu de poils, mais beaucoup de piquants bruns et couchés.

Les tarses sont armés de deux griffes , très-courbes et trèsvisibles, et d’un ergot très-court. Les deux griffes ne sont point pectinées.

Les palpes sont courts, filiformes , d’un rouge très-pâle avec des piquants noirs aux derniers articles. Les yeux antérieurs du carré intermédiaire sont plus gros et plus rapprochés que les yeux postérieurs du même carré. Les yeux latéraux sont au niveau de la ligne des yeux antérieurs du carré intermédiaire. Ces yeux latéraux sont très-rapprochés entre eux , et l’œil postérieur est plus gros que l’œil antérieur ; ces yeux sont portés sur une éminence commune qui projette latéralement. Les yeux antérieurs du carré intermédiaire sur une éminence qui s’incline en avant, les yeux postérieurs de ce carré sont sessiles.

Variété A. Yeux de la même 8 lignes.

Le milieu du dos se compose d’une bande longitudinale etovale, jaune, divisée et entourée par une raie brune : sur les côtés sont quatre quadrilatères brun, éehancrés.

Je l’ai décrite sur un individu rapportée des îles Salomon par M. Le Guillou , chirurgien-major de la Zélée. J’ai donné à cette espèce le nom de Bougainville qui est celui d’une des principales îles de cet Archipel.

T. II, p. 116.

Epeïra sericea.

Ajoutez :

Commune en Algérie, dans les environs d’Alger, de Conslantine et d’Oran, fait sa toile dans les plantes élevées.

Lucas, Explor.. 247.

T. II , p. 122.

Ëpeïra angulata.

Ajoutez à la synonymie de cette espèce ;

Epeïra cruciferay Lucas, Arachnides des Canaries , p. 42, n. 33, PL 6, fig, 3„— Epeïra angulata, Lucas, Explor. d'Algérie, p. 207, n° 305, aux îles Canaries et en Algérie; elle tend sa toile dans les grandes herbes.

Epeïra circe.

En Algérie ; se plaît sur la lisière des bois , et tend sa toile au milieu des broussailles , à la fin de juin.

Lucas, Explor.de V Algérie, p. 247.

T. II, p. 140, n° 158.

Sur la toile de l9 Epeïra turbinât a.

M. Darwin dans ïe Journal de son voyage (London, I845,in-8,p, 36) parle d’une espèce semblable dans les environs de Rio-Janeiro. Elle fait sa toile dans les lieux secs, dans les plantations d’agave. Elle fortifie cette toile par des fils en zigzag. Quand elle a pris un gros insecte, tel qu’un criquet ou une guêpe, elle le garrotte de soie, et le pique ensuite à la partie postérieure du corselet. Quand on la trouble, elle secoue sa toile avec tant de violence que le mouvement vibratoire par sa rapidité rend son corps invisible , et elle se laisse tomber sur un buisson, s'il y en a plus bas , ou elle s’échappe de côté.

T. II, p. 146, n° 169.

Epeïra opuntiœ .

Ajoutez à la synonymie :

Epeïra cacti-opuntiœ , Lucas, Arachnides des Canaries , p. 46, n. 31 , fig. 7 et 7 bis. — Epeïra opuntiœ , Ib., Eœplor. de V Algérie , p. 247.

En Algérie, elle fait sa toile au printemps et en été, parmi les broussailles et les terrains nopals; cette toile se compose de fils lâches et irrégulièrement entrelacés. Elle se tient au centre de ce réseau orbiculaire qui se trouve toujours tendu , à cause des fils de soie jetés çà et là qui le tirent de tous côtés.

T. Iî,p. 142P

Épéire tritübercülée. (. Epeïra trituberculata .)

Long. 6 mi II 1/2 , larg. 2 miil.

Corselet d’un noir roussâtre, brillant. Abdomen étroit, allongé, recouvrant une assez grande partie du corselet , à cause de son extrémité antérieure qui est fortement terminée en pointe ; postérieurement, il présente trois tubercules , dont le médian , légèrement relevé en dessus, est beaucoup plus gros et plus allongé que ceux qui occupent les parties latérales : cet abdomen est d’un brun jaunâtre et maculé de taches arrondies de cette dernière couleur, et orné vers sa partie antérieure, de blanc argent qui simulent des Caches en forme de chevrons; après lesderniers chevrons sont deux bandes longitudinales formées par du blanc d’argent ; celles-ci assez rapprochées, atteignent à la naissance du tubercule médian. Les bandes argentées sont bordées de noir. Ventre noir taché de jaunâtre.

Lucas, Eœplor . de V Algérie, p. 248, PI. 15, fig. 8.

T. il , p. 142.

Épêïre rayée» (. Epeïra lineata.) Long. 10 mil!., larg. 4 miil. p

Corselet étroit, allongé, peu bombé, jaunâtre. Abdomen ovale, allongé, très-sensiblement terminé en pointe; il est d’un brun jaunâtre en dessus, très-finement tiqueté d’un brun foncé et ayant sur les côtés trois bandes courbes longitudinales : celles qui sont situées sur les parties latérales, sont fortement ondulées, et bordées au côté interne par du brun foncé.

INSECTES APTERES.

Lucas, Eocplor . de V Algérie , p. 248, Fl. 15, fi g. 5.

Prise en juin , aux environs de Sétif. Elle fait sa loiie parmi les grandes herbes, dans les lieux frais et humides.

T. II , p. 88.

76 bis. Ëpéire a taches blanches. {Epeïra alho-maculata.)

Long. 7 mill., larg. 3 mill.

Corselet d’un brun rougeâtre brillant. Abdomen allongé, ovalaire, d’un noir roussâtre , ayant en dessus six taches blanches qui diminuent de grosseur progressivement.

Lucas, Explor. de l’Algérie, p. 250, PI. 15, fig. 6.

Prise à la fin de juin , dans les environs du camp de Sétif.

N’ayant pas la planche qui contient la figure de cette Aranêide et les figures des deux précédentes espèces , je ne suis pas certain qu’elles doivent, dans la classification, occuper les places que je leur ai assignées d’après les descriptions.

§ XLL

Genre PLECTANE.

T. II, p. 198.

7e Famille. LES ÊPÉIRÏDES.

Plectane problématique, (Plectana paradoxa.),

Long. 2 mil!., largeur 1 mill.

Corps presque aussi large que long, à épiderme dur et semicoriacé , quatrième paire de pattes la plus longue. Corselet trèspetit, presque entièrement recouvert par l’abdomen , glabre et entièrement brillant. Abdomen aussi large que long , très-gibbeux en dessus, plat et concave en dessous, jaune, réticulé en rouille; la partie dorsale se relève en trois forts tubercules verticaux, coniques, et disposés en triangle , un du côté antérieur, et deux du côté postérieur de l’abdomen. La partie postérieure de l'abdomen, en arrière des tubercules, présente un double pli transversal qui forme trois espèces de bourrelet à saillie arrondie. Les filières, au nombre de cinq , sont disposées en rayon de cercle , au milieu d’un large espace circulaire occupant une grande partie du ventre. Elles sont grosses, courtes, coniques, et le groupe qu’elles forment est entouré de plis profonds qui rident

la partie inférieure de l’abdomen dans tous les sens. Pattes et palpes courts, assez robustes, d’un rouge vif annelés de noir foncé.

Lucas, Expi. de l'Alg ., p. 251, PL 15, fig. 7.

Le mâle seul de cette petite et curieuse espèce a été pris une seule fois aux environs d’Alger, au pied d’un Asphodelus ra mosus , par M. Lucas.

Ainsi , on compte trois espèces connues de cette septième famille des Plectanes , Plectana dubia , Plectana scutata , Plectana paradoxa .

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