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T. Il , p. 337 et 344 à 374 et 508.
Genre ARGUS.
M. Blackwall a Tait un bon travail sur les petites espèces d’Aranéides qui se trouvent sous les pierres, à terre , sur les feuilles ou dans les cavités des arbres, que je comprenais autrefois dans les Théridions et les Linyphies , et que j'ai toutes renfermées dans mon genre Argus. M. Blackwall , doué d uo grand talent d'observation, a établi plusieurs genres dans ces animalcules qu'il décrit avec précision , mais il n'a donné aucune figure, ce qui empêche d’établir la synonymie des espèces qu'il a décrites avec un degré suffisant de certitude.
Pour les genres Walckenaera et Neriene qu’il a formés , il renvoie au London and Edinburgh philosophical Magazine and Journal of science % vol. III, p. 105,106. — * Researches of zoology, p. 314, 315.
Pour Wériëne, id., vol. III, p. 187 et 188. - — îd., Researches , p. 362 à 363.
Les noms d’espèces qu’il a décrites dans les Transactions of the Linnean society , vol. XVIII, p. 629, sont :
Walckenaera punctata, W. turgida ; W. atra (probablement
le Theridium acuminatum, de Wider) ; JF. bifrons ; JF.parva ; JF. humilis; JF. apicata ; JF. pumila; JF. picina ; JV. Ne moralis.
Les Neriene munda , N. errans , N . sylvatica , IV. pu il a, N . gracilis, N. parva, N. r libella. La Neriene abnormis a beaucoup d’analogie avec lesLinyphies par Sa disposition de ses yeux.
N. variegata , N. dubia ( M. Blackwall ne connaît que le mâle de cette dernière espèce et serait tenté de le placer dans les Théridions). N. dubiosa, N. gibbosa; les mâles de cette espèce, ainsi que ceux de plusieurs autres, ont des protubérances sur le corselet et appartiennent à notre famille des Mélicérides, t. II , p. 361.
Dans les Linyphies il décrit :
Linyphia cauia , espèce commune qui construit dans les angles des murs, en dehors comme en dedans des maisons, dans les creux des arbres, sous les bancs, une toile étendue, horizontale, mince , avec des fils qui y aboutissent en formant divers angles. L. vivax (peut-être la Linyphia globosa de Wider), L. sylvatica (analogue du Linyphia pratensis de Wider), L. rubra , L. insignis , L. fasca , L . Claytonœ , L. obscur a , L. gracilis.
Presque toutes ces Aranéides ont les organes du mâle développés au commencement de l’hiver, d’où je conclus qu elle doivent être plus commîmes et peutêtre plus grosses dans les pays froids.
Le genre Manduculus de M. Blackwall ( London and Edinburgh Philosophical Magazine , vol. III , p. 110-111 ; liesear ches in Zoology , p. 358-359) appartient encore à notre genre Argus ; il ne contient qu’une seule espèce : Manduculus limatus ( Transact . ofthe Linnean society , vol. XVII I, p. 667), et paraît être la môme espèce que la Linyphia tenebricola de Wider (p. 267, t. XVIII , fig. 2).
Nous profiterons de quelques-unes des observations de M. Blackwall pour introduire quelques réformes dans notre classification du genre Argus, pour le compléter, comme nous avons fait pour les Linyphies et les Théridions ; mais on ne pourra déterminer avec
certitude la synonymie de ces petites espèces d’Aranéides que par de bonnes figures et par des études spéciales et comparatives de chacune d’elles.
T. I, p. 630 et t. II, p. 337-344.
Il faut réunir dans le genre Argus la famille des Drasses phytophiles et celle des Théridions dictynes.
D’après les excellentes remarques de M. Blackwall , qui fait de ces deux familles un genre sous le nom d’EüGATis , nous établirons une nouvelle famille que nous placerons en tête du genre Argus , t. II , p. 445 , avant la famille des Érigones : nous caractérisons cette nouvelle famille ainsi :
Famille des ERGATIDES. ( Ergatides .)
Yeux huit, presque égaux, placés sur deux lignes transverses à la partie antérieure du corselet; les intermédiaires figurant un carré , les latéraux très-rapprochés entre eux sur un tubercule commun oblique.
Lèvre subtriangulaire.
Mâchoires peu allongées , inclinées sur la lèvre, convexe à leur base, arrondies à leur sommet, fortement creusées à leurs côtés internes.
Pattes courtes, médiocres, la première paire la plus longue, la seconde ou la quatrième ensuite, la troisième la plus courte ; tarses à trois griffes, les deux supérieures pectinées l’inférieure courbée à la base.
Les espèces de cette famille sont :
Argus bienfaisant. ( Argus benignum.)
Theridion benignum , Walck., ffist. nat. des Aranéides » fasc. Y, p. 8 , fig. 1. — Id. , Hist. nat . des Ins. Apt t. Il, p. 340. — Drassus parvulus, Biackwal Researchesin Zoology, p. 337. Ibid., Ergatis benigna, Blackwall, Descriptions ofnew species of spiders, Transactions of the Linnean society , vol. XVIII, p. 608. — Clubiona parvula , Blackwall, The London and Edinburgh Magazine and Journal of Sciences , vol .3, p.437.
INSECTES APTÈRES. 50l
Dictyna benigna , Koch, Die Arachniden , vol. III, p. 27, pl. 83, fig. 184-5.
M. Blackwall a mis de jeunes femelles de cette Aranéide dans un vase sous verre ; il a introduit des mâles adultes , et les a vus s’accoupler avec l’organe des palpes. Il a séparé ces mâles aussitôt après l’accouplement , et les femelles ont fait leurs cocons lenticulaires ou aplatis, où elles ont déposé depuis 10 jusqu’à 30 œufs d’un jaune pâle. M. Blackwall regarde avec raison cette observation comme une complète réfutation de l’idée deTréviranus, adoptée par Savigny, par laquelle on considère les palpes des mâles d’Araignées comme des organes excitateurs mais non générateurs (p. 439).
Trouvée en mai , en Angleterre , dans le parc de Frafford , près de Manchester, et dansOakland, dans le Denbighshire.
Argus caché. [Argus latens.)
Ergatis latens , Blackwall, Trans. of the Linnean soc., voh XVIII, p. 608. Dictyna latens , Koch, Die Arachniden , t. III, p. 29, pl. 83, fig. 186. — Theridion latens , Walck., Hist. nat. des ins. aptères , t. II, p. 341. Cette Aranéide a la première paire de pattes la plus longue , la quatrième ensuite , ce qui nécessite une division dans la famille des Ergatis.
Argus vert. (Argus viridissimus.)
Drassus viridissimus, Walck., Hist. nat. des ins. aptères , t. I , p. 631. — Ergatis viridissima , Blackwall, Trans. of the Linn. soc., t. XVIII, p. 608.
Argus jaune. (Argus flavescens.)
Argus flavescens , Walck., Hist. nat. des ins. aptères , t. I, p. 632. — Ergatis flavescens , Blackwall, Trans. of the Linn. soc., vol. XVIII, p. 608.
J’avais indiqué les rapports de ces Aranéides avec les Drasses phytophiles, t. II , p. 341 et 343.
T. Il, p. 346.
3. Argus épisinoïde. ( Argus episinoides.) Long. 4 millim , larg. 2 millim. 1/2.
Corselet très-large et cordiforme , prolongé en avant à sa partie antérieure et recouvrant les mandibules , ce qui oblige à regarder en dessous pour voir les yeux; couleur brun rougeâtre foncé et
luisant; les mandibules, courtes et obliquement rentrées, s’appuient sur l’extrémité des mâchoires, qui, elles-mêmes, sont fortement inclinées sur la lèvre ; les yeux sont d’un noir brillant, disposés sur deux lignes courbées en avant, forment une espèce de lunule; les antérieurs du carré intermédiaire sont un peu plus écartés entre eux que les postérieurs, et les latéraux ne sont pas conjoints , mais écartés entre eux par un espace égal à un peu plus de la moitié du diamètre d’un œil ; les pattes postérieures sont plus longues que les antérieures ; poitrine, ventre et filières noirs. Abdomen d’un noir luisant, globuleux, large, renflé, arrondi antérieurement , et brusquement terminé en pointe aiguë à son extrémité postérieure ; sur le milieu du dos est un sillon longitudinal.
Le mâle ne diffère de la femelle que par ses pattes , plus allongées; son abdomen, plus étroit et moins renflé ; les palpes sont moins allongés, et le digital est court, très-renflé, bi-épineux à sa partie antérieure.
Theridion acuminatum , Lucas , Explor. de VAlgér ., p. 268, pl. 17, fig. 10.
Commune dans toute l’Algérie ; se lient pendant l’hiver dans un petit cocon de soie blanche à tissu assez lâche, qu’elle se fabrique pour passer la mauvaise saison , tandis que pendant le printemps et l’été elle est errante.
M. Lucas, lorsqu’il a nommé cette espèce Theridion acuminatum., a oublié que ce nom avait été déjà imposé, par M. Wider, à notre Argus acuminatum (t. Il, p. 371). Pour le nom que j’ai imposé à cette Aranéicîe, j’ai eu égard à celte remarque de M. Lucas , qui dit : « Ce Theridion a les plus grandes affinités avec les Episines. »
T. II, p. 350.