‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 168 sur 1156 · Bdelle obisie. ( Bdella obisium · texte numérisé non relu

Bdelle obisie. ( Bdella obisium

Corps orangé clair, presque transparent ; une petite soie à la place des yeux postérieurs ; une autre paire de soies plus petites encore au-dessous de la base du rostre ; palpes simples , en crochets très-mobiles ; taille fort petite , surpassant à peine un tiers de millimètre.

Scirus obisium t P. Gerv., Ann . sc. nat. , 2e série, XV, 6, pl. 2, f. 1; id. , Dict. sc. nat ., Suppl., II, 79, Atlas suppl. pl. des Acariens.

Trouvé à Paris dans les graviers humides du sol des caves , avec d’autres petits Acarus.

Section 5e. Molgus*

Voici tout ce que M. Dujardin ( Journ . l’Institut , 1842, p. 316 ) a dit encore sur son genre Molgus :

cc Deux Acariens , l’un de la Méditerranée, l’autre de l’Océan, sur les côtes de Bretagne , devront constituer un genre nouveau ( Molgus ) , voisin des Bdelles , et qui nécessitera la réforme delà famille des Bdellées. »

Je ne connais point les animaux dont M. Dujardin a parlé sous ce nom.

G. TROMBIDION •

Genre TROMBIDION. ( Trombidium ) (1).

Palpes ravisseurs ou à dernier article obtus , le pé- Huitième étant onguiculé etle second très-grand; pieds ambulatoires , c’est-à-dire onguiculés ; jeux ordinairement latéro-antérieurs.

Les nombreuses espèces d’Âcariens que les auteurs ont réunies sous ce nom semblent se rapprocher beaucoup des Faucheurs par plusieurs de leurs traits caractéristiques ; leurs mœurs ont aussi beaucoup d’analogie avec celles de ces animaux. Leur corps a plus de mollesse que celui des Gamases , des Tyrogîjpes et surtout des Oribates, aussi les conserve-t-on avec moins de facilité, et leur étude demande plus de précautions. On en trouve souvent dans les lieux ombragés par les plantes peu élevées , dans les prairies , par exemple j mais il en est beaucoup aussi qui préfèrent les endroits plus ou moins desséchés , et ce sont en général ceux dont le corps est le plus velu. Lear couleur la plus fréquente est le rouge , et il en est, comme le Trombidion soyeux, etc., dont la nuanceest des plus vives. L’âge leur fait subir des modifications moins profondes qu’à la plupart des Hydrachnes, mais il peut avoir une grande influence sur leurs habitudes ; hexapodes (ainsi que tous les autres Acariens) pendant qu’ils sont jeunes , ils vivent fréquemment en parasites pendant toute la durée de cette première période de leur existence, et c’est sur d’autres Insectes , sou-

(l) ÂCARtrs , partira > Linn., De Géer, etc. — Hermann, Mèm. ap tèrol. - — Tromb., Smaris, etc., Latr,, loco cit. — Trombidides , Leach,, Trans ., Linn. soc., XI. - — Trombidiei , Dugès, Ann. sc. nal ., 2 e série, î , p. i5 et 22, et II, p. 5o. — Trombidides, Rhyncholophides et EnporiDiïs, Koch , Arachnidensysiems ; 1842.

ACARIDES.

vent même sur des espèces delà même classe qu eux , c’est-à-dire sur des Arachnides (Âranéides et Phalangides) , qu’on les trouve fixés.

Dans un assez gros Trombidium de couleur fauve sale, à corps globuleux, couvert de petits poils courts et noirs , à deux yeux sessiles sur le tiers antérieur du corps, etc. , que j’ai recueilli dans la forêt de Ghâteauneuf , près de Dreux , j’ai reconnu très distinctement les deux orifices signalés par Tréviranus (1) sur la ligne médio-infère de la région abdominale. Un d’eux , l’antérieur, est allongé , vulviforme , c est le génital; l’autre, plus petit et situé à une petite distance du précédent , est circulaire ; c’est l’anal. Tréviranus indique, après la seconde paire de pattes, une paire d’orifices latéraux pour les trachées. On n’a sur les autres particularités anatomiques des Tromhidions que des renseignements fort incomplets. La classification de ces animaux a beaucoup plus occupé les observateurs.

Fabricius est l’auteur du genre Trombidium (2), généralement accepté depuis lors , et fréquemment subdivisé par les autres entomologistes. Le premier soin qu’ils eurent à prendre fut de le circonscrire tel qu’il devait l’être réellement , et c’est principalement à Hermann, dans son Mémoire aptérologique, que la science en est redevable.

« Ce genre , établi par F abricius , ne peut l’avoir été , à ce qu’il me semble, dit Hermann, que sur l’examen du Trombide soyeux; car, pour le Trombide portequeue et le Trombide globuleux de cet auteur, ils of-

(1) Vermischte Sckriften, ï, p. , pl« 5,f. 28.

(2) Généra Jnsectorum , p. i5o.

G. TROMBIDION

fient des caractères tout à fait différents de ceux qu'il attribue à ce genre, ces Insectes étant de véritables Hydrachncs. Le Trombide teinturier ne paraît pas avoir été examiné par lui. Quant au véritable Trombide aquatique (1), son corps est si mollasse, que, hors de beau, il n’admet aucun traitement. »

Le Mémoire aptérologique d’Hermann porte à trente-six le nombre des espèces de Trombidions. Les recherches de Dngès, et celles surtout de Koch, Font considérablement augmenté. Les sous-genres établis par Hermann sont dès lors devenus insuffisants, et on a établi à leur place plusieurs genres. Divers auteurs ont élevé au rang de famille le genre Trombidium de Fabricius et d’Hermann , et employé les noms de Trombidides (Leach, Sundevall) et Trombidiei (Dugès) ; mais nous devons d’abord rappeler comment Hermann caractérisait ses différents sous-genres. Le voici :

Trombides , Trombidia.

Page 1