Scorpion roussatre. (S. occüanus
(PL 23 , fig„ 4.)
Des lignes ondulées de granulations sur le céphalothorax , une d’elles allant à l’extrémité postérieure de chaque rangée oculaire, une sorte de sourcil granulifère ; anneaux de l’abdomen finement granuleux ; carènes supérieures de la queue un peu crénelées, la carène medio-latérale visible sur toute la longueur du premier et sur la moitié des second et troisième articles ; dessous du dernier article caudal granuleux , sa carène latérale en frange dentelée dans sa seconde moitié et latéralement au bord postérieur ; environ 50 dents aux peignes; bras subquadrangulaires , un peu granuleux au bord antérieur ; mais médiocrement renflées , un peu allongé , à doigts finement dentelés sur plusieurs rangées à leur bord de contact et en rapport dans toute la longueur, plus longs que la main: vésicule courte, bulleuse en dessous. Long, totale, 0,085 ; queue seule 0,045. Couleur fauve, lavée de brun en dessous ; aiguillon noirâtre.
S. tunetanus, Herbst, Scorp ., p. 68, pl. 2, f. 2, non Rédi ?-- S, occüanus, Amoreux. — B. occ., L. Duf., Journ. de Phys., lxxxiv, 439, av.pï.|-—^ndr* tunetanus, Hemp. et Ehr., loco cit., sp. 2. — Ehr., Symh.phys . — Sc. occ., Miîne Edw., Iconogr. du Règn. anim.,Arach pl. 19, f. I .
D’Égypte, de Grèce, d’Italie, du Languedoc (particulièrement sur la montagne de Cette), d’Espagne et de Barbarie. On en distingue deux variétés suivant que les mains sont plus ou moins renflées. A. occ. intumescens et intermedius , H. et Ehr. Cette espèce est figurée dans l'ouvrage d’Égypte, ph vin, f. 1 (copiée dans notre Atlas, pl. 24, f. 1). On la trouve sous les pierres, principalement dans les endroits montagneux exposés à une vive
G. SCORPION
chaleur et point dans les endroits humides. Les individus vivent le plus souvent isolés; ils se creusent dans le sol une petite cavité et ne sortent guère que la nuit; leur nourriture consiste en insectes et en larves. Il y en a qui supportent aisément plusieurs mois d’abstinence. Les femelles sont vivipares , comme celles de beaucoup d’autres Scorpions; elles portent leurs petits sur le dos.
Les Scorpions suivants ne diffèrent que fort peu de YOccita nus, mais nous ne les avons pas vus.
5. Andr. haliüs, Koch , die Arachn., 1838, p. 69, pl. 163, f. 383 (Portugal).
6. Andr. clytonicus, Koch , ibid., p. 70, pl. 163, f. 384 (nord de l’Afrique).
7. Andr.peloponensis, Koch, ibid., 1836, pl. 185, f.l90(Grèce).
8. Andr. caucasicus, Nordmann, Fauna pontica, p. 731 , Arachn pl. i, f. 1 (de la Crimée, des environs de TiOis).
Couleur fauve ; 30 ou 31 lames aux peignes ; mains plus larges que l’avant-bras ; aiguillon noir, verdâtre ou noirâtre, à pattes et palpes noires ainsi que le dernier anneau caudal à son extrémité; arceaux du dos tuberculeux à leur bord ; palpes comme dans Y occitanus ; avant dernier anneau caudal double du précédent; le dernier allongé, grêle ; aiguillon noir.
9. Andr. Paris, Koch, die Arach., 1838, p. 25, pî. 151, f. 352 (Algérie).
10. Andr. ornatus, Nordm., ibid., p. 732, f. 2 (de Smiratie). Espèce du sous-genre Leiunis ainsi que la précédente. Dos brun noir varié de fauve ; quatre séries de taches claires sur le dos; dessous fauve; dernier article caudal et crénelures noirâtres; 18 lames aux peignes; doigts allongés , mains et avant-bras à peine plus larges qu’eux. Son dos est plus granuleux que dans VA. caucasicus et crénelé; la vésicule est granuleuse en dessous au lieu d’être lisse.
11. Andr. dufoureius , Brullé, Expéd. fr. en Morée, Zool. p. 58, pî. 28, f. 2; de Messène (Morée). Sous les pierres, dans les ruines antiques ; s’enfonce jusqu’à deux ou trois pieds de profondeur en terre.
On ignore la patrie des Androctonus suivants décrits par M. Koch :