Trombidion dü faucheur. (Trombidium phalangii
Jeune : hexapode, égalant à peine une graine de moutarde ; d’un beau rouge orangé , luisant, ovalaire ; peu velu sur le corps, un peu plus sur les membres ; suçoir en forme de tête mobile , composé d’une lèvre qui paraît bitubulée et flanquée de deux gros palpes fusiformes , serrés sur elle et demi-transparents.
Adulte : corps renflé , subtriangulaire , à angles très-obtus , d’aspect velouté , hérissé de poils lameileux paraissant plumeux à un très-fort grossissement; avant-train, pattes et bec safranés, demi-transparents ;. deux yeux rouge foncé sur une espèce d’auricule.
Tromb. phalangii , Dugès , Ann. sc. nat. , lre série , I, p. 36. Dugèslui rapporte l’ Acar us phalangii. De Géer, Mémoires, VII, 117, pl. 7, f. 5, etl e Tromb. ins eciorum^ H crm., Mém. aptérol .,
G. TROMBIDION .
p. 36, pl. 1, f. 16 ; Latreille les croyait de même espèce ainsi que le Pediculus coccineus , Scopoli, Entcm. Carn., n° 1055. C’était, pour Latreille, l’espèce type de son genre Liîptus, ainsi caractérisé :
Os rosir o conico , porrecto ; palpi brèves , subconici ; corpus molle , plerumque ovale .
Ce Trombidion passe son premier âge en parasite sur les faucheurs ; il tourmente surtout les femelles et se place principalement derrière leurs hanches postérieures, là où ne peuvent atteindre les palpes beaucoup plus courts dans ce sexe que ches le mâle. Dugès a observé que, détachées spontanément du corps de ces Arachnides, les larves meurent si elles tombent dans l’eau , bien qu’elles n’aient pas encore été noyées si on les y a laissées quelques heures seulement. C’est la terre quelles cherchent. L’observateur cité les a vues se cacher plus ou moins profondément dans les interstices des plus petites mottes , devenir immobiles et rester ainsi pendant vingt jours ; elles représentent alors une nymphe ovoïde , lisse , semblable à un petit œuf d’un jaune rouge et duquel sortira le petit Trombidion octopode et écarlate décrit plus haut.
On trouve de ces parasites rouges et hexapodes , et qui sont bien aussi des larves de Trombidions , sur des Aranéides et sur des insectes ; c’est ce dont nous nous sommes assuré de notre côté (1) ; c’est aussi ce que De Géer, Hermann et Dugès avaient vu. Dugès en cite sur des Pucerons et sur des Tipules ; on en a fait plusieurs espèces.