Hydrachne arlequin. ( Rydrcichna histrionica
Corps ovale lisse , rouge foncé , plus pâle en avant des yeux; une tache noire en carré derrière eux ; dos marqué de stries longitudinales convergentes ; cinq taches noires en dessous à la partie antérieure; pieds et palpes noir verdâtre.
Hydr. histrionica , Herm. , Mêm. aptérol. , p. 55, f. 2. — Atace arlequin , Dugès, loco cit ., p. 146, pl. 10, f. 13-17.
Les taches noires qui relèvent agréablement le dos de cette espèce ainsi que les taches foncées de beaucoup d’autres Hydrachnes sont dues, ainsi que le remarque Dugès, à la couleur des viscères aperçus confusément à travers la peau , aussi leur disposition anatomique rend -elle raison de la disposition de ces taches. Deux gros cæcum latéraux, ondulés ou plissés et repliés même en dessous , produisent les taches latérales ; leur intervalle laisse le long du dos une bande plus claire ; ils naissent des deux
ACÂRIDES.
côtés d’une cavité transversale , et c’est aux intervalles plus ou moins distincts qui séparent cette bande des latérales que sont dues les branches de l’Y qu’on remarque sur tant d’espèces figurées par Muller et par M. Koch ; enfin de cette bande transverse partent aussi en avant trois cæcum courts; les petits espaces qui les séparent constituent des lignes longitudinales plus claires et qui , chez cette espèce , passent au niveau des yeux. Ceux-ci sont ronds , formés d’un point noir entouré de rouge , situés en avant sur le point déclive du dos; ils sont peu saillants et derrière eux l’on en aperçoit deux autres plus petits et tout à fait sous la peau qui , en général , est fort lisse. De plusieurs points du dos , cette peau laisse sortir une matière visqueuse qui se réduit en filaments soyeux entre les doigts si l’on tient l’animal à l’air libre. La quatrième paire de pattes de l’Atace arlequin n’a pas de griffe et elle est terminée en pointe obtuse. Sous le deuxième article des palpes qui sont grands et même plus robustes que la jambe antérieure , on voit une saillie d’où la pression fait sortir une papille conique , dont l’usage est inconnu , mais qui n’a aucun rapport avec les organes génitaux des Araignées : l’accouplement s’opérant ici ventre à ventre comme chez les Diplodontes.
Les œufs sont déposés en couches transparentes d'aspect gommeux.
Les larves , qui en sortent aplaties en forme de graine de courge ou d’amande et aquatiques comme les adultes, sont pourvues de deux gros yeux ronds, latéro-antérieurs et peu écartés, et d’un gros suçoir contenant des mandibules à crochet comme celles de l’adulte et dont les palpes sont enflés et terminés par un cinquième article en forme de longue griffe recourbée.
M. Koch considère cette espèce comme VH. vernalis , Mull. sp. 48, pl. 5 , f. î. (Voyez ci-dessous , n° 9.)