‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 243 sur 1156 · Uropode végétant. ( Uropoda vegetans · texte numérisé non relu

Uropode végétant. ( Uropoda vegetans

(Pl. 34 , fig. 6.)

Acarus vegetans , De Géer, Mémoires , VII, p. 123, pl. 7, f. 15-19. — Urop . veg.j Dug., Ann. sc. nat. , 2e série, t. II, p. 20, pl. 8, f. 33-36.

De Géer et Latreille , d’après lui , assignent pour caractère à cette espèce un fil ou supporté l’anus. De Géer avait bien reconnu que ce fil est caduc et que l’animal peut s’en débarrasser ; mais il eut tort de croire , ainsi que son successeur, que c’est là une sorte de trompe , un canal par lequel l’animal prend la nourriture, soit de l’insecte même sur lequel il vit parasite, soit de quelqu’un de ses semblables sur lesquels ses pédoncules sont parfois implantés de manière à ce qu’il résulte alors de la réunion de ces petits animaux une sorte de grappe suspendue à l’un des membres ou à l’abdomen d’un Coléoptère.

« J’ai trouvé, dit Dugès, l’Uropode végétant fixé par son pédicule sur plusieurs Coléoptères fouisseurs , et je l’ai trouvé libre sous des pierres, durant la mauvaise saison. Le pédicule est un filament corné , roide , élastique quand il est sec , mou , flexible dans l’eau , mais sans s’y dissoudre ; on n’y voit ni cavités , ni fibres, ni rien de vraiment organisé : fixé fortement sur les téguments du Coléoptère par un empâtement, il en offre un autre au

G. GAMASE

bout opposé , et ceîui-ci recouvre exactement une ouverture transversale oblongue , située au-dessous du bord postérieur du corps , et qui paraît être l’anus comme chez les Gamases. Ce ne serait donc pas là une matière soyeuse , filée par des organes spéciaux, comme le pensent quelques naturalistes, mais des excréments visqueux et desséchés dont l’animal peut se débarrasser par une nouvelle excrétion. C’est effectivement de son côté même qu’il se détache du pédicule qui reste adhérent au Coléoptère. »

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