Cryptostome TARSAL. ( Cryplostoma tarsale
Très-petit; roux pâle en dessus, roussâtre en dessous ; pellucide sur les côtés; palpes et pieds pellucides ; premier article des pieds antérieurs renflé.
Cryp. lars.j Bob. Desvoidy, loco cit.
Trouvé parasite sur un Mulot (Mus campestris.)
Genre ORIBATE. ( Oribata .)
Les Acarides de ce genre sont surtout caractérisés par la dureté de leur enveloppe extérieure , que sa consistance a fait comparera une cuirasse; aussi Hermann les appelait-il Notaspis ( 1) , et il comparait,
| ainsi que l’avaient fait avant lui Geoffroy et Linné, mais également à tort , cette espèce d’écailîe ou d’é-
(i) De vcoTOf , dos , dLTTr i ç , bouclier.
ACÂMDES.
cusson aux étuis réunis de plusieurs Insectes Coléoptères. La dénomination à’Oribata , publiée antérieurement (1) à celle qu'avait adoptée Hermann , a dû être préférée. Les Oribates , à cause de leur nature coriace , résistent mieux aux circonstances extérieures que les autres Acariens , et on les rencontre souvent dans les lieux arides.
On n'en connaissait avant Hermann que deux ou trois espèces , mais dans le mémoire de ce savant apterologiste , douze sont déjà signalées avec soin, et ce nombre a été à peu près doublé depuis lors ; aussi verrons-nous que plusieurs coupes génériques ont été indiquées dans les Oribates.
Les parties de la bouche de ces animaux sont assez difficiles à reconnaître , et tous les auteurs n’ont pas également bien observé leurs palpes. L'appareil buccal , d’après la remarque de Dugès , se compose néanmoins des mêmes parties que chez les autres Acarides , savoir : 1° une lèvre large, triangulaire, obtuse, un peu festonnée à son angle antérieur, qui avoisine le bord du museau ; 2° deux palpes attachés sur les côtés de sa base, fusiformes, à cinq articles , dont le premier très -petit , le deuxième gros, renflé , faisant en longueur presque la moitié de tout le palpe; les autres s’atténuant progressivement, mais le dernier un peu olivaire et plus allongé que les précédents; ils sont tous velus, en dehors seulement; 3° deux mandibules ( maxilles ) en pinces didactyles , à mors dentelés , crochues, cachées parla lèvre.
La forme du corps est très-variable ; son bouclier dorso-ahdominal est quelquefois unique, d'autres fois
(l) Latreille , Hist, nat . des Crust , et des Insectes , Vit , 400"
G. ÛRIBaTF..
coupé transversalement, de manière à simuler un thorax. Souvent il est séparé de la plaque ventrale par un rebord ; celle-ci présente les ouvertures génitale et anale. On n’a pas encore bien indiqué la position des stigmates. La carapace est souvent ailée bilatéralement , et plus ou moins aiguillonnée de petites épines ou de poils très-forts , ce qui peut donner à la physionomie des Oribates quelque chose de singulier. Les yeux manquent le plus souvent , ou bien il est trèsdifficile de les apercevoir, et les pattes, plus ou moins longues, ont un, deux ou trois ongles. Hermann a employé ce dernier caractère pour partager ses Notaspis en trois sections, suivant quelles ont , en effet, un , deux ou trois de ces organes.
M. Heyden a signalé comme type de ses genres plusieurs des espèces de ce naturaliste , et M. Koch a dénommé aussi plusieurs coupes spéciales ; ni lui , ni d'autres n’ont employé dans deux sens différents , ainsi que le voudrait Dugès , les mots Orïbata et Notaspis , bien qu'ils fassent double emploi.
FeuM. Langle, attaché pendant quelque temps au laboratoire d’entomologie du Muséum , sous le professorat de M. Audouin , avait commencé une monographie des Oribates des environs de Paris ; mais ce travail n’a point encore été publié. Admettant avec Dugès que ces Insectes constituent une famille , ce jeune auteur les partageait en trois genres, mais que nous ne pouvons indiquer, aucun d'eux n’ayant été publié. Quelques-uns des Acarides qu’il avait recueillis sont actuellement en notre possessions.
M. Dujardin (1) a fait connaître deux espèces aquatiques d’Oribates : l’une d’elles est fîuviatile , elle a ôté trouvée à Fontainebleau sur Yffypnum inundatum ; c’est 1’ Oribates demersa de M. Dujardin (2). Ce naturaliste lui accorde un œil médian sur la nuque , caractère qui tendrait à l’éloigner des Oribates connus.
(1) Jouru. l'Institut, 1842 , p. 3 16.
(2) Schranck avait déjà décrit un Acarus vivant dans l’eau douce : A. Conferyæ , Schranck, Ins. Austr., p. 5ii ; Linn. Gmel., p. 2932, (se tient sous l’eau , rampe sur les filaments des conferves, et meurt à l’air).
ACARIDES.
L’autre espèce de M. Dujardin est marine ; il l’a trouvée à Lorient. C’est son O. marina.
On pourrait établir ainsi qu’il suit la subdivision des Oribates : Nothrus, Koch.
Belba, Heyden. . . . Amœus , Koch.
f Liodes , Ileyd.
r. , 1 Pelops , Rocli.
Galliw.-ïa , Heyd. . . Koch>
\ Zélés , Koch.
Hoplophorà, Koch.
S11.LIBANO , Heyd.
Nous y joindrons le genre Cœculus .