Tyroglyphe domestique. ( Tyroglyphus siro
(PL 35, fig. 4.)
Giron du fromage , Geoffroy, Hist. des Ins., II , p. 622. — Ac. siro , Linn. Gmel., p. 2928. — Ac. domesticus, DeGéer, Mém., VH , 37, pl. 5, f. 1-8. — Acarus scabiei , Galès , Thèse inaug. Faculté de médecine de Paris , 1812, av. fig. ( Copiée Dict. sc. nat ,, Allas , et Dict. sc. méd., XVII, pl. 2.) ----- Lyonet, Mém. Mus., XVIII, p. 282, pl. 14, fig. 15. — Ac. dom., Dug., Ann. sc. nat., 2e série , II , p. 40 , pl. 7 , f. 13-18. — Ac. siro , Hering , Nova act. nat. curios ., XVIII , 615, pl. 44, f. 12-13.
La tète de ces Acarides est distincte du corselet et susceptible de mouvements propres d’abaissement et d’élévation. J’y ai bien vu la lèvre et les palpes styliformes dont parle Dugès , mais ce n’est que par l’écrasement , ceux-ci étant d’habitude accolés à la lèvre. Lorsqu’on écrase ces Acares , c’est par la partie antérieure qu’ils se vident , et la matière qui s’échappe de leur corps, a l’apparence de globules nageant dans un liquide transparent. En avant de leur bec , en dehors des maxilles chélifères , sont deux petites soies , le rudiment de celles des Hypopus. Le corps porte quelques soies simples , surtout en arrière , où elles sont plus longues. Les pattes sont médiocres , mais complètes ; leurs
(i) Fabricius indique déjà des Acarus marins : Acarus zostcræ ,
Specics , U, 491 5 Linn. Gmel., 2929 (des Fucus sur les côtes de Norwège , et Ac. fucorum , id. ibid. 4p3; Linn. Gmel., 2p3i.
ACARIDES.
hanches aux paires antérieures dont une autre direction que celles des postérieures ; celles-ci , dirigées en arrière , sont sur la seconde partie du thoracogastre ; les autres, dirigécsen avant, sont sur la première. C’est au sillon transversal qui sépare le corps en deux parties que Latreille a probablement voulu faire allusion en employant anciennement le nom générique de Tyroglyphus. Quoiqu’il l’ait depuis lors abandonné , nous avons cru devoir nous en servir. La cuisse de chaque patte présente un poil épineux , de couleur rosée, ainsi que la patte elle-même ; le corps est transparent ou blanc luisant, ovalaire , raccourci. La forme générale rappelle assez bien celles de quelques petits Coléoptères, et comme il n’a que trois paires de pattes dans le jeune âge , l’analogie est alors plus frappante encore.
Ces petits animaux sont extrêmement nombreux sur le fromage un peu fait, et toute la vermoulure qu’on remarque à sa surface est composée de leurs associations mêlées à des fèces et à leurs œufs. Ils s’accouplent par l’extrémité postérieure et se tiennent alors dans une position renversée.
Lyonet avait depuis longtemps constaté que pendant la belle saison ces animaux sont vivipares.