‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 319 sur 1156 · Sarcopte du Chamois. (Sarcoptes rupicaprœ · texte numérisé non relu

Sarcopte du Chamois. (Sarcoptes rupicaprœ

Sarc. rupicaprœ , Hering, Nova act. nat. curios. , XVIII , 603 , pl. 43 , f. 7-8.

Des croûtes galeuses du Chamois , Antilope rupicapra.

On a constaté l’existence d’Acarus de la gale sur d’autres espèces de mammifères: le Chien, le Mouton, le Lapin , etc. Les Sarcoptes cynotis et cati , Hering , sont plus rapprochés des Psor optes.

Nous terminerons l’histoire des Acarides parcelle de trois autres genres de classification douteuse.

ANOETÜS.

M. Dujardin a communiqué , en 1842 , à la Société philomatiquedeParis (1) quelques détails sur un genre qui semble rappeler la Mite des tilleuls et meme l’Insecte hexapode découvert par M. deSiebold sur les Stylops (2). Il le nomme Anoetus. C’est un petit animal trouvé parasite sur les ailes d’une abeille, à Saint-Gau-

(1) Journ. l'Institut , l84‘^ , p. 3i0.

(2) Neueste Schrif. natnrf. in Dan zi g, III, pl. j, f. 70.

ACARIDES.

dens (Haute-Garonne). Son corps est ovale, oblong,un peu rétréci en arrière où il présente douze ventouses

iquement placées comme celle des Helminthes nommés Octoslomes. Sa tête est très-petite et paraît se composer seulement d’un suçoir ; presque toute la face ventrale est occupée par les hanches des quatre paires de pattes, fortes , dirigées parallèlement en avant, et dont les deux dernières paires sont presque rudimentaires. L’Anoetus semble surtout remarquable à M. Dujardin, parce qu’il forme, dans son opinion, le passage entre les Acarides et les Pentastomes du groupe des Helminthes. Mais il nous paraît que notre habile micrographe donne ici trop d’importance au faciès, et que l’organisation de ces deux sortes d’animaux ( Anoetus et Pentastomes ) est fort différente.

M. Dujardin ne donne pas de nom à l’espèce type de ce genre.

SIMONEA.

(P1. 35, fîg. 6).

Acare des follicules. ( Acarus folliculorum .)

Simon, Archives de Muller , 1842 , p. 218 , pl. 9 (copiées fïg. 1 et 2 dans notre Atlas); id., in Rayer, Archives de médecine comparée, I, p. 45 (trad. fr. avec copie de la fîg.). Nous en avons fait un genre à part sous le nom de l’habile observateur auquel on en doit la description.

U Acarus folliculorum est un parasite de l’espèce humaine découvert depuis quelque temps seulement par M. Gustave Simon, de Berlin. Il a été trouvé dans la tanne des cryptes altérés qui se voient si communément sur les ailes du nez.

inégales, mais symétr

G. SIMONEA. 2 83

Voici un extrait du travail fort intéressant que Fauteur cité a publié sur ce sujet :

« L’existence d’un animal inconnu jusque-là, vivant dans la peau de l’homme , était un fait si extraordinaire , que je me fis d’abord l’objection qu’il avait pu être mêlé à la matière de la tanne, soit par l’eau que j’avais employée, soit de toute autre manière. Il est vrai que ces animaux étaient en général enveloppés dans une grande quantité de cellules graisseuses , et ne devenaient visibles que lorsqu’on les en avait doucement séparés. Pour résoudre cette difficulté , je pris deux lames de verre bien propres que je soumis à une forte chaleur sur une lampe à alcool, pour les débarrasser complètement de toute matière organique qui pourrait y adhérer. Avec des aiguilles nettoyées de la même manière , j’exprimai le contenu d’une tanne chez un sujet vivant , et le plaçai sans addition d’eau ou d’aucune autre substance, entre les deux lames de verre. Il s’y trouva des animaux. On ne pouvait supposer qu’ils existassent à la surface de la peau et non pas dans l’intérieur, car l’examen à la loupe les eût fait reconnaître s’ils avaient été libres à la surface de la peau. Pour plus de certitude, chez des sujets dont les tannes contenaient des animalcules , je raclai avec un scalpel la surface de la peau, et j’examinai au microscope la substance ainsi recueillie; je ne pus jamais y rencontrer d’animaux , tandis qu’on les apercevait dès que l’on comprimait les tannes et qu’on exprimait la matière qu’elles contenaient. Au total, j’ai trouvé des animalcules dans la matière des tannes chez trois sujets vivants ; chez un homme de quarante ans , un de trente et un de vingt-deux ; tous trois en bonne santé et fort propres. Chez tous trois, les tannes ont leur siège au nez. Chez sept autres personnes, chez lesquelles j’ai examiné la matière des tannes, je n’ai pu découvrir d’animalcules.

» Après m’être assuré, de la manière indiquée , de l’existence dans la peau, et pendant le vivant, d’une espèce particulière de parasites , je vins à les rechercher aussi sur le cadavre. Dans ce but , j’examinai six cadavres, dont quatre avaient beaucoup, et deux fort peu, de tannes sur le nez. Par des sections perpendiculaires , j’obtins des lames très-minces de la peau, disposées de manière à contenir chacune quelques tannes. Ayant placé ces lamelles sous le microscope , je remarquai que les tannes , qui avaient l’aspect

ACARÏDES.

des follicules pileux dilatés et distendus par la matière sébacée , contenaient presque toutes des animalcules , dont quelques-uns étaient encore vivants. En comprimant les fragments de peau, on pouvait faire sortir ceux-ci par l’ouverture du follicule , en même temps que la matière sébacée. Mais ce qui me surprit en examinant ces lamelles , ce fut de voir que beaucoup de follicules pileux , de grosseur tout à fait normale , contenaient aussi des animalcules.

» En résumé , jusqu'à présent , j’ai fait des recherches sur dix cadavres ; les seuls qui ne m’aient pas présenté d’animalcules , sont ceux de deux enfants nouveau-nés.

» Ces animalcules des folliculeux pileux n’avaient pas tous le même aspect , mais présentaient des différences qui dépendaient de leur âge. La forme que j’ai rencontrée le plus souvent avait 0,085 à 0,125 de ligne de long, sur environ 0,002 de ligne en largeur La tête, qui se rétrécit en avant, est formée de deux corps placés latéralement (palpes) et d’un suçoir (maxilles) situé entre ces deux palpes. Les palpes sont composés de deux articles, un postérieur plus long, et un antérieur plus court. Ce dernier paraît avoir à son extrémité de petites dentelures. Le suçoir, qui , quelquefois, dépasse les palpes , et qui , d’autres fois, est moins long qu’eux , ressemble à un tuyau allongé. Au-dessus du suçoir existe un organe triangulaire , dont la base , très-courte , appuie sur la partie postérieure du suçoir, mais dont le sommet ne va pas jusqu’à l’extrémité de celui-ci. Au moyen d’un fort grossissement , on voit que ce corps triangulaire est formé de deux lames pointues ou soies placées l’une à côté de l’autre.

» La tête se continue immédiatement avec le thorax , lequel forme environ le quart de la longueur du corps , et est un peu plus large que la partie supérieure de l’abdomen. Des deux côtés du thorax existent quatre paires de pieds très-courts, ayant la forme d’un cône dont la base appuierait sur la partie latérale du thorax. En général, on remarque sur chaque membre trois lignes transversales obscures, qui semblent indiquer l’existence de trois articulations. Entre ces lignes se trouvent souvent des raies transversales plus courtes , moins marquées et irrégulièrement distribuées, qui semblent des plis très-fins. A l’extrémité de chaque pied on aperçoit, avec un fort grossissement, trois crochets déliés , un long et deux plus courts. Ces crochets se terminent généralement par une pointe aiguë, quelquefois cependant

G. SIMONKA.

ils m’ont paru arrondis. De la partie antérieure de la base de chaque pied part une raie formée d’une double ligne , laquelle s’avance jusqu’à la ligne médiane du thorax : il en existe quatre en tout. Sur la ligne médiane , chacune de ces raies est unie à celle qui est placée immédiatement en arrière d’elle , au moyen d’une raie longitudinale ordinairement plus marquée. Les raies transversales font probablement le tour du thorax : du moins , je les ai trouvées aussi marquées , soit que j’examinasse l’animal par le dos, soit que je le visse par le ventre. Quant à la forme générale du thorax , il avait une longueur presque égale partout : seulement à la partie moyenne , au niveau de la deuxième paire de pattes , il était plus large qu’ailleurs.

» Au thorax succède , sans interruption , l’abdomen , qui , à sa partie antérieure , est seulement un peu plus étroit que le thorax, mais qui s’amincit insensiblement , et qui se termine par une extrémité arrondie. Sa longueur est environ trois fois celle du thorax. Sur tout l’abdomen on remarque des lignes transversales très-fines , très-rapprochées et très-régulières qui paraissent formées par des enfoncements ou des saillies ; car, quand on examine les parties latérales de l’abdomen avec un grossissement un peu fort, on voit, entre deux enfoncements, une petite saillie, en sorte que le bord paraît rayé comme avec une lime.

w La deuxième forme sous laquelle j’ai observé ces animalcules se rapproche beaucoup de la précédente, et n’en diffère que par la moindre longueur de l’abdomen. La tête et le thorax sont conformés exactement de même, seulement, l’abdomen n’a qu’une fois ou une fois et demie la longueur du thorax. L’abdomen s’amincit progressivement , et se termine comme dans la première forme, ou bien il ne perd que peu de sa largeur, et finit par une extrémité tronquée et arrondie ; on retrouve ici les lignes transversales de l’abdomen. En général , il n’existe pas de ligne de séparation bien tranchée entre cette forme et la précédente • elles paraissent se fondre par une gradation insensible.

» Une troisième forme est caractérisée surtout par un abdomen très-court et terminé en pointe. Cette partie est encore plus courte que dans la forme précédente et simule à son extrémité un angle aigu ou une pointe arrondie par le bout. En outre , lorsqu’on place l’animal sur le dos ou sur le ventre , les lignes latérales du thorax paraissent plus courbées , ce qui dépend de la plus grande largeur du thorax vis-à-vis la deuxième paire de

ÀCARiDKS.

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pattes , et de son rétrécissement plus prononcé près de la dernière paire. Par cette conformation du thorax et de l’abdomen, tout le corps de l’animal a de la ressemblance avec un petit navet.

)>Dans cette formelles lignes transversales de l’abdomen manquent complètement.

» Enfin, une quatrième forme a , par son apparence générale et la longueur considérable de son abdomen , une grande ressemblance avec la première , tandis qu’elle en diffère en ce qu’elle n’a que trois paires de pieds. En outre , l’animal entier paraît plus délicat ; ses contours sont moins foncés et moins nets. Il est toujours remarquablement plus grêle que dans la première forme , et notablement plus court ; diminution de longueur qui tient au moindre développement, non-seulement de l’abdomen , mais encore de tout le corps. La tète de l’animal est plus longue par rapport aux autres parties , et se termine moins en pointe. Le thorax , par suite de l’absence d’une paire de pieds , est plus court et beaucoup plus bombé latéralement. L’abdomen paraît tout à fait lisse par l’absence de lignes transversales. La matière granuleuse de l’intérieur de l’abdomen semble moins abondante et surtout moins colorée.

» Ces Acares sont en générai placés plus près de l’orifice du follicule que dans son fond ; sur le cadavre , j’en ai cependant rencontré tout à fait au fond du follicule. L’axe le plus long de l’animal est dirigé parallèlement à celui du follicule, l’abdomen regardant l’ouverture et la tête le fond du sac : la disposition contraire est très-rare.

» Je venais de communiquer la découverte de ces Acares à la Société des naturalistes de Berlin » lorsque M. le professeur Henle, de Zurich, m’a appris, par une lettre datée du 3 mars de cette année (1842) , que dans le courant de l’automne dernier, il avait observé un petit animal dans les follicules pileux du conduit auditif externe , et qu’il avait fait annonce provisoire de ce fait dans V Observateur de Zurich , au mois de décembre précédent. D’après quelques détails que m’a fournis sur ce sujet M. le professeur Henle , l’animal qu’il a vu aurait de la ressemblance avec celui que j’ai décrit . je ne puis pour le moment décider s’ils sont identiques. »

Nota. En corrigeant cette feuille , j’apprends par le dernier

G. TARUIGRADUS.

cahier des Armais and Magazine of natural history ( janvier 1844 ) , que le genre Simone a , que l’on a aussi observé en Angleterre , y a déjà reçu deux noms génériques différents de celui que nous avons employé à la page 153 de ce volume et dans les planches déjà tirées de notre Atlas. M. E. Wilson ( dans un précédent numéro des mêmes Annals ) l’avait appelé Entozoon , ce que nous n’avions pas cru devoir imiter ; M. K. Owen l’a nommé plus récemment Demodex.

M. Tulk, dans une communication faite le 20 décembre 1843 à la Société microscopique de Londres , a fait connaître une espèce de Simonea trouvée sur le Chien par M. Topping.

TARDÏGRADUS.

Les Tardigrades , dont une espèce était classée par Muller et Gmelin avec les Acarus sous le nom d’Atcarus ursellus (1), ne sont point aussi éloignés des Acarides qu’on l’a cru dans ces derniers temps. Il est même beaucoup plus rationnel de les placer avec eux qu’avec les Infusoires rotateurs , dont plusieurs zoologistes français ont changé le nom en Sjstolides ; c est ce que nous avions déjà admis dans la zoologie précédemment citée du Million de faits ; c’estaussi l’opinion adoptée parM.Milne-Edwards dansîadeuxièmeédition de ses Eléments de zoologie. Cependant , comme on pourrait admettre encore certains doutes à cet égard , nous nous abstiendrons d’en parier ici , nous contentant de renvoyer au volume des Suites à Billion , qui traite des Infusoires (2) , et surtout au travail que M. Doyèrea publié(3) sur ces intéressants animalcules.

(1) Linné Gmelin , Syst. nat. V, 2924, Sp. 36.

(2) Hist. nat. des Zoophy tes : Infusoires , par F. Dujardin, p. 661 ;

(3) Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades, et sur la propriété remarquable qu'ils possèdent , de revenir à la vie après avoir été complètement desséchés , par L. Doyeue. ( Thèses de la Faculté des sciences de Paris , 1842 ; et Ann. sc . nat 2e série, t. XIV. )

ACAÏUDES.

Acarides fossiles.

Turpin, dans une note qui fait partie des Comptes rendus de l3 Académie des sciences pour 1838 , T. VIII, p. 502, a signalé, dans le semi-opale de Bilin , un débris de corps organisé qu’il regarde comme une patte d’Acarus , mais sans en donner une démonstration tout à fait concluante. M. Bronn , à la page 811 de son Lethœa , avait antérieurement indiqué un Tkombidium fossile dans le succin.

HEXAPODES,

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