‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 344 sur 1156 · Eureum; 5. Lœmobothrion ; 6. Physostomum · texte numérisé non relu

Eureum; 5. Lœmobothrion ; 6. Physostomum

Genre IV. Giropüs, Nitzsch.

Les figures et les descriptions de Ricins laissées par Lyonet , et dont plusieurs se rapportaient à des espèces déjà signalées par les auteurs précédents, ont été insérés dans les Mémoires du Muséum de Paris , et M. de Haan en a donné la détermination en se ffui-

Fj

dant d’après le travail de Nitzsch.

M. Henry Denny, qui a aussi étudié, d’une manière toute particulière, les Hexapodes parasites des mammifères et des oiseaux d’Angleterre , a éclairci , de son coté, ce point d’entomologie, et rempli , dans beaucoup de cas , les desiderata que le travail de Nitzsch, qui n’est encore publié qu’en prodrome, avait laissés. Dans son ouvrage déjà cité (p. 291) , il

suit la classification que voici :

PIIILOPTER1DÆ L10THE1DÆ.

Genres. Sous genres. Genres. Sous-genres

Phi LOPTEKUS.

Docophorus , N.

JS1 innus , N .

Gouiocotes , D G r ni o des , N.

Lipeurus , N. Oruithobius , ü.

Menopon , N.

NitzscJiia , D Trinoton , N.

Eure um , N.

Colpocephalum , N.

Lœmohothrium , N.

Physostomum, N,

R1CHOOECTES.

Gyrqfus.

3io

ÉP1Z0ÏQUES.

M. Denny s’occupe actuellement d’une Monograpli ie des Épizoïques exotiques , mais ce travail, pour lequel il a déjà réuni beaucoup de matériaux, n’est point publié.

Nous avons encore, pour terminer ce petit aperçu historique , à signaler l’établissement d’un genre nouveau de Mallophages par M. Ehrenberg. Ce genre , qu’il appelle Leptoplithirium , mais qu’il n’a décrit q u imparfaitement , repose sur une seule espèce (I).

Genre TRïCHOBECTE. ( Trichodectes ) (2).

Tète déprimée , scutiforme , horizontale , plus large que le prothorax ; bouche infère.

Mandibules bidentées au sommet.

Mâchoires?

Lèvre supérieure élargie à sa base, qui est varia™ ble, un peu échancrée à son bord libre.

Lèvre inférieure moins large , à bord libre sub-

(i) D’après les caractères qui lui sont assignés , ce genre semblerait devoir former une nouvelle tribu, à joindre aux deux indiquées, par Nilzsch sur les Mammifères. Voici en queis termes M. Ehrenberg en a parlé :

Leptqpkthirium.

Antennes filiformes , remarquables par le grand nombre (i5) de leurs articles ; des palpes maxillaires et labiaux ; ceux-ci allongés , de cinq articles; tarses de trois articles, bionguicuiés.

Leptophthikium longicorime , Ehrenberg, Symbolæ physicœ , Mamm., article Hyraæ.

Parasite du Daman de Syrie.

L’auteur n’en a eu qu’un seul exemplaire trouvé par lui sur le Daman de Syrie, (Hyraæ sy/ iacus , Hempr. et Ehr.), il en fait un genre d’Orthoptères aptères. '

12^ Trichodectes, Nitzsch, Thierinsekten, 36; î8î8. — - Burmeister, Handbuch der Entomol . , Il , 4^5. — Denny, Monogr . Anoplurorum Brit.} p. j 86

G. TRICHODECTE. 3ll

échancré , laissant un petit orifice dans son application contre la supérieure.

Palpes maxillaires nuis , ou du moins non visibles.

Palpes labiaux très-courts , bi-articulés.

Antennes filiformes, tri-articulées, plus épaisses, et presque chéliformes dans les mâles de quelques es pèces.

Thorax bi-parti.

Yeux sur la partie latérale du corps, derrière les antennes ie plus souvent invisibles ou même nuis.

Abdomen à neuf anneaux ; le pénultième accompagné dans les femelles de valves latér ales courbées.

Tarses crochus, scanseurs , bi-articulés , formant une pince avec la fin bi-spicuiée de la jambe.

A ces caractères, Nitzsch ajoute que le jabot est longuement prolongé en avant d’un seul côté, subclaviforme et à sommet obtus. Les vaisseaux biliaires sont au nombre de quatre , libres , égaux , sans renflements; les testicules, doubles de chaque côté, sont rapprochés à leur base ; cinq paires de follicules ovariens s’insèrent à i’oviducte.

Les Tricbodectes sont parasites des Mammifères carnassiers et ruminants. Nitzsch en signalait dix espèces. Ils vivent de poils ou de parcelles d’épiderme.

Pendant le coït, 1e mâle de ces animaux est placé sous la femelle. Il n’y a pas de métamorphoses , et les âges diffèrent à peine , les larves et les nymphes étant fort semblables aux adultes , agiles comme eux et avides des mêmes aliments.

Page 1