Gyrope hispide. ( Gyropus hispidus
Hispide , fauve , un peu élargi ; tête et partie antérieure très-larges , égales. Long., ‘ de ligne.
Parasite du Paresseux Ai ( Bradypus tridactylus).
Genre LIOTHÉ. {Liotheum) { I).
Tête déprimée, scutiforme , horizontale ; bouche infère, plus rapprochée du bord antérieur du front.
Mandibules bidentées , dures , courtes.
Des mâchoires. *
Lèvres supérieure et inférieure sub-échancrées h leur bord libre.
Palpes maxillaires les plus longs, filiformes, qua» dri-articulés , mobiles.
Palp es labiaux très-courts, bi-articulés.
Antennes quadri-articulées , insérées sous le bord
(I) Liotheum , Nitzsch , m Voigt, Mag. f. d. uaturk XIII, 4‘^6 ; )8o6. — îd., Thierins p. 38. — Liotheidæ, partira , Burmeister, Handbuch der Entom ologie , II. 4^8; 1 835. — Denny, Monogr.
/. inoplurorum Britannice , p. 3p.
KPIZOÏQtJES.
latéral delà tête, le plus souvent cachées dans une fossette et invisibles; leur dernier article ovale ou subarrondi , formant un capitule ou bouton avec le dernier, qui est sub-pédiculé.
Yeux sous le bord latéral de la tête, derrière les antennes , le plus souvent invisibles.
Thorax bi’-parti ou tri-parti; mésothorax habituellement grêle, peu distinct et peu mobile, nul dans quelques espèces; prothorax plus ou moins anguleux bilatéralement.
Abdomen composé de neuf ou dix anneaux.
Tarses droits , coureurs, bi-articulés ; chaque article pourvu de pelotes; deux ongles divariqués à peu près droits , courbés à la pointe ; un prolongement entre les ongles.
Nitzsch, qui est l’auteur de ce genre, ne signale qu’une vingtaine d’espèces parmi celles qu'il avait observées. Toutes sont parasites des oiseaux et vivent dans leurs plumes en société des Pbiîoptères , avec lesquels on les classait précédemment. Les Liothés ont plusieurs des caractères des Tricbodectes , et ce qui les distingue surtout des Phiîoptères, c’est leur extrême agilité. Ils trottent avec vitesse sur le corps des oiseaux, le quittent dès que la mort a commencé à en diminuer la chaleur : c’est ainsi que les chasseurs sont souvent très-incommodés par ces parasites, et que dans les laboratoires de zoologie, lorsqu’on touche à des oiseaux nouvellement morts , on attrape aisément des Liothés. Ils courent sur les mains avec agilité , et s’introduisent dans les vêtements ; iis ont en peu de temps gagné tout le corps et même la tête , où ils occasionnent des démangeaisons. Il est, du reste, très-facile
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de s’en debarrasser, et probablement ils mourraient naturellement après un temps assez court.
D’après Nitzsch, ils ont le jabot symétrique et non déjeté sur l’un des cotés ; leurs vaisseaux biliaires, au nombre de quatre et libres , sont renflés sur le milieu de leur longueur. Les mâles ont trois paires de testicules , elles femelles trois follicules ovariens ; mais toutes les espèces n’ont pas été étudiées sous ce rapport. Pendant le coït, le mâle est sur la femelle. Il n’y a pas de métamorphose distincte. La larve a les habitudes et la vivacité des adultes.