Desorie brune. ( Desoria fusca
Très-petite; tête, antennes, pattes et queue d’un jaune foncé tirant sur le brun ; corps roux très-velu et sans taches ; yeux et poils noirs; tube intestinal indiqué, quand il est plein, par une bande d’or sale plus foncée. Long., 0,001 à 2.
Des. fusca , Nicolet, Podurelles , p. 63, pl. 6, fig. 7.
De Neuchâtel. Sous les mousses des forêts; assez rare et solitaire.
Une variété de cette espèce se trouve sur les eaux stagnantes , mais elle est rare. M. Nicolet la caractérise ainsi :
Même longueur; tête et corps jaunes ; dessous du corps, antennes , pattes et queue blanchâtres ; yeux et une tache au milieu de la tête noirs ; articles des antennes gris au sommet.
Les Degèeries et les Desories sont bien , ainsi qu’on a pu le voir, deux subdivisions des Isotonies de M. Bourlet , et nous ne doutons pas que les douze espèces rangées sous cette dernière dénomination par l’entomologiste que nous venons de citer ne puissent être distinguées en Degèeries et Desories, quand on en possédera des figures. En attendant que M. Bourlet ait complété, sous ce point de vue, son intéressant mémoire , nous sommes obligé de rapporter ce qu’il dit de ses Isotomes sans en classer les espèces (1).
(1) Depuis que ces lignes ont été écrites , le Mémoire de 1 8^3 de M. l’abbé Bourlet a paru , mais notre désir est loin d être satisfait. L’auteur y donne celle fois les Isotomes sous le nom de Podura.
PODURELLES.
Les Isotomes sont, en général , plus petites que les Hélerotomes. La taille des plus grandes dépasse rarement 4- millimètres, et il en est qui n’ont pas beaucoup plus d’un demi-millimètre. Leurs antennes, seulementune fois plus longues que la tête, atteignent dans quelques espèces la moitié du corps ; elles sont sétacées et toujours composées de quatre articles dont la longueur relative diffère peu. Les trois premiers articles sont un peu obconiques ; le quatrième est plus mince et légèrement fusiforme. Les Isotomes ont fréquemment deux sortes de poils, et quelquefois du duvet seulement : celui-ci ne manque jamais. M. Bourlet , ainsi que nous l’avons dit, leur donnait six ou huit ocelles, mais nous avons vu que, dans le premier cas (Desories), M. Nicolet avait reconnu un septième œil plus petit que les autres, et qui paraît avoir échappé à cet observateur. M. Bourlet signale une particularité remarquable. Suivant lui , les Isotomes , dans leur jeunesse , sont privés d’yeux , de tube gastrique , de rainure et de queue. Cette dernière ne consiste qu’en un tubercule conique , dirigé en arrière et terminé par deux petits mamelons qui représentent la partie fourchue. On n’aperçoit , à la place que doit occuper le tube gastrique, qu’une légère protubérance. L’organe appelé fourchette par M. Bourlet est indiqué par une tache d’un blanc plus foncé , et les yeux par une petite dépression. Ces organes ne se développent qu’après que l’insecte a subi plusieurs mues , et lorsque , commençant à se colorer, il a atteint la moitié de sa taille.
M. Bourlet décrit douze espèces. Nous n’en rapporterons ici que dix, les Pod. nivalis et arborea, qui sont des Isotomes, nous ayant occupés précédemment. Depuis la publication de son travail , il a fait de nouvelles découvertes ; mais , quoiqu’il ait bien voulu nous en donner communication , nous nous abstiendrions d’en parler, dans la crainte d’établir quelque double emploi avec les espèces publiées depuis par M. Nicolet, et dont nous avons donné ci-dessus toutes les descriptions , si M. Bourlet n’avait imprimé ses nouvelles recherches.