‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 512 sur 1156 · Lipure marcheur. ( Lipura ambulans · texte numérisé non relu

Lipure marcheur. ( Lipura ambulans

(PL 50, fig. 2.)

Corps épais , long de près d’une ligne , entièrement blanc de lait, ainsi que les antennes et les pattes , un peu jaune en dessous ; article basilaire des antennes un peu plus gros que les autres ; le deuxième le plus étroit et les deux autres un peu renflés ; pattes courtes ; point d’appareil saltatoire, les deux crochets du dernier article un peu courbés en dessus.

Podura ambulans , De Géer, Mèm., VII. — Podura alba, Linn. — Pod. fimetaria , Schrank, Ins. Austr p. 499. — - Burin., Handbuch , II, 447. — Anurophorus fimetarius , Nicolet , Podurelles , p. 53, pi. 1, f. 2.

(i) Voici cette note :

« Depuis Degéer, qui a fait un fort bon travail zoologique à leur sujet , les Podurelles ont été observées principalement par MM. Templeton et Bourlet. Ces deux derniers naturalistes les ont distinguées en plusieurs genres, savoir : Macrotoma , Bourlet; Lepidocyrtus , id- ; Orchesella , Teinpleton; Heterotoma , Bourlet; Isotoma , id. ; Achorutes , Templeton , le même que le genre Hypogastrura de M. Bourlet. M. Nicolet, en y comprenant les Smynthurus de Latreille , admet neuf genres de Podurelles , qui sont les suivants : Orchesella , Templ. ; Temnourus (T’omocerus du travail monographique?), Nicolet; Dcgeeria , id. ; Cyphodeirus , id. : Desoria , Agass. et Nicolet ; Podura Linn. ; Anurophorus , Nicolet, et Achorutes , Templ. Malheureusement M. Nicolet ne donne ni les caractères de chacun de ces genres, ni l’indication des espèces qui ieur servent de type.

» Dans une lettre écrite à M. Bourlet, nous lui avons fait connaître un nouveau genre du même groupe, et dans lequel prendra place le Podura ambulans de Degéer , caractérisé par ses antennes quadriarticu-? lées et sa queue remplacée par deux petites épines terminales, Le nopî que nous avons donné à ce genre est celui d’ Qnychiurus , »

Cette espèce, qui vit sur la terre végétale un peu humide , sous les plantes et les pierres , ne saute pas , et lorsqu’on l’inquiète , elle se roule en boule en rapprochant l’extrémité de son abdomen de sa tête. On voit alors ses deux petites pointes terminales , dont elle semble vouloir se faire un moyen de défense.

88. Nous en avons trouvé dans le sable des caves , à Paris, une sorte plus petite , et qui nous paraît être une espèce distincte ( pl. 60 , fig. 3 ) Nous l’avons appelée Lipura volvator.

La plus grande n'est pas rare dans les jardins et les bois , mais elle est toujours plus ou moins solitaire. De Géer l’avait vue en Suède, Schranck en Autriche ; M. Nicolet l’a retrouvée auprès de Neuchâtel. M. Nicolet lui donne vingt-huit yeux disposés par quatorze sur deux rangs et sur une ligne courbe et transversale vers les deux côtés de la tête, en arrière de chaque antenne.

Page 1