Scorpion maure. ( S. maurus
Finement granuleux, à l’exception du dessous de l’abdomen ; paire d’yeux latérale antérieure , la plus petite ; un étranglement bilatéral du céphalothorax. Premier article caudal plus large que long ; le pénultième un peu plus long que large ; le dernier ayant un peu plus de deux fois sa longueur. Carènes peu senties ; vésicule cordiforme , aplatie en dessus, renflée en dessous, sans épines sous l’aiguillon ; dix lames aux peignes. Palpes trapus ; bras et avant-bras quadrangulaires, à arêtes granuleuses ; point de tubercule dentiforme à leur bord antérieur ; main renflée, cordiforme allongée ; doigts à peine aussi longs quelle, finement denticulésà leur bord de contact, sans échancrures, obtus à leur extrémité. Quelques poils fins aux pattes et aux palpes. Couleur roux-cannelle, passant au noir sur les pattes et le céphalothorax. Long, tôt., 0,055 ; queue seule, 0,036.
S. maurus , De Géer, Mém. YII, p. 337, pl. 40, fig. 1-8. — Herbst, Scorp pl. 52, pî. 6, f. 4.
De l’Amérique mèrid. Le Muséum en possède un, pris à Bordeaux, mais que l’on supposait avoir été amené d’Amérique avec
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des marchandises. Est-ce bien l’espèce vue par les auteurs cités, et que deGéer donne comme d’Afrique et d’Amérique, Herbst comme d’Amérique seulement? Je suis fort disposé à le croire. Ses yeux sont en même nombre, etc. Mais, s’il en est ainsi, comment s’expliquer que M. Koch fasse de son Scorpio maurus ( die Arachn ., pl. 139, f. 319) une espèce de son genre Brotheas dans la famille desButhides ou Scorpions à huit yeux. Dans son Arcichnidensystems, il lui donne en effet la formule oculaire des Bu» thus voisins du Sc. palmatus ; mais , la planche citée plus haut, montre deux paires d’yeux latéraux seulement.