‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 553 sur 1156 · Siphonophoridœ, Newp. Siphonophora , Br · texte numérisé non relu

Siphonophoridœ, Newp. Siphonophora , Br

(\ Spirosïreptus, Br.

Lysiopetali - ( Platops , Newp.

wœ , Newp. ( Lysiopelalum , Br.

Plus récemment M. New port a publié un travail détaillé sur les Chilopocfes (1).

Les naturalistes dont il nous reste à rappeler les travaux sont principalement MM. Waga, Hippolyte Lucas , Koch et Gray. Nous donnons en note la liste de leurs publications. M. Waga a recueilli des espèces

(i) Monograph of the class myriapoda, Order Chilognatha ( Trans , linn. soc. London, t. XIX, p. 34o,pî. 4°)»

Aptères, tome ïv.

MYRIAPODES

curieuses de Myriapodes aux environs de Varsovie : des Iules, le genre Polyzonium ou Platyule , un Craspodosome , etc. C’est surtout par la finesse des observations physiologiques que son mémoire mérite d’être cité (1).

M. Lucas (2) a suivi notre prodrome de 1 837, et complété , d’après nos notes ou ses propres observations, plusieurs descriptions dont on n’avait imprimé qu’un abrégé. On lui doit aussi des descriptions de quelques Myriapodes de l’Algérie, animaux dont MM. Koch et André Wagner ont également étudié quelques espèces ; il a décrit deux espèces nouvelles d’iules de France, et fait connaître avec soin un genre nouveau et très-curieux du Mexique qu’il nomme Platydesmus.

M. J.-E. Gray (3) avait fait graver dans la partie entomologique de la traduction anglaise du Règne animal de G. Çuvier quelques Myriapodes nouveaux , ou curieux , mais sans les décrire. M. Jones a publié plus récemment la classification adoptée par ce naturaliste , et réuni quelques traits généraux de l’histoire des Myriapodes dans un article de l’Encyclopédie de M. Todd. Malheureusement les genres nouveaux qu’il indique sont encore restés sans description détaillée.

(1) Observations sur les Myriapodes ( Revue zool. par la soc. eu vièrienne , t. II, p. 76).

(2) Les Myriapodes dans l'Hist. nat. des Animaux articulés, Crust., Arachn. etMyriap., publiée avec les suites à Buffon de l’éditeurDumesnil ; 1840. — Articles sur les Myriapodes, dans le Dict. univ. d' Hist.nat. de M. Ch. Dorbigny. — - Plusieurs descriptions insérées dans les Ann. de la soc. entom. de France , et entre autres celle du G. Platydesmus.

(3) Dans Griffith, Anim. Kingdom, pl, 1 35 ; année i83-2.

— Dans M. Jones , article Myriapoda du Cyclcpedia of Anat. and Physiol. de Todd, t. II, p. 544 î *842.

CLASSIFICATION

Affinités des Myriapodes et classification . — On connaît actuellement plus de trois cents espèces de Myriapodes, et les collections en possèdent encore que l’on n’a pas décrites. La réunion de caractères que présentent ces animaux, non plus que leur apparence extérieure , ne permettent pas de les réunir aux autres classes admises parmi les Entomozoaires condylopodes (1) , classes que l’on connaît plus généralement sous les noms d'insectes hexapodes, de Crustacés et d’Arachnides ou Octopodes.

En effet, les Insectes hexapodes ont dans leur corps, composé en général de quatorze articles et divisé en trois parties, la tête, le thorax et F abdomen; ainsi que dans leurs pattes, au nombre de trois paires et exclusivement thoraciques, des particularités qui les isolent nettement des Myriapodes. Ces particularités, jointesà celles de leurs antennes, simples, comme chez ceux-ci, et de leur respiration, également trachéenne, ainsi qu'à la nature de leur système nerveux , de leurs organes sensoriaux et de leurs actes, les placent en tête des animaux articulés. En même temps ils en font une série particulière dans le grand type de ces animaux. Tous les Hexapodes, quoique inséparables les uns des autres , pourraient néanmoins être divisés en plusieurs sous-classes, et c’est avec eux que les Myriapodes présentent le plus d’analogies réelles.

Les Crustacés forment manifestement une série distincte, composée d’ordres divers et même de plusieurs sous-classes, subordonnées les unes aux autres par les

(i) Les Animaux articulés qui sont pourvus de pieds articulés.

MYRIAPODES

inégalités de leur complication organique. Leurs antennes en général doubles, leur mode de respiration branchiale et les principales particularités de leur organisation , les distinguent bien nettement des Myriapodes. Si quelques analogies ont été signalées entre certains Crustacés et divers Myriapodes , ces analogies, mieux étudiées, paraissent plus apparentes que réelles, et elles nous semblent en définitive n’avoir qu’une valeur très-secondaire au point de vue de la classification. Il faut en excepter cependant la position de: orifices génitaux chez les Diplopodes, qui rappelle celle des Crustacés.

La troisième série des Articulés condylopodes est celle des Xiphosures et des Arachnides, avec lesquels les Myriapodes n’ont réellement aucune analogie. Cependant Lamarck plaçait anciennement les Arachnides et les Myriapodes dans la même classe, et un naturaliste contemporain , dont les travaux ont eu sur l’histoire des Myriapodes une heureuse influence , a soutenu que les Arachnides trachéennes sont des Insectes comme les Myriapodes.

La grande importance que beaucoup d’auteurs ont accordée aux organes respiratoires, avec Cuvier et Latreille, est la principale raison des difficultés que l’on a éprouvées dans la classification des Entomozoaires condylopodes. Beaucoup de naturalistes n’ont même réuni les Myriapodes aux Insectes hexapodes que parce que les unsetles autres respirent pardes trachées. On a depuis longtemps combattu cette manière devoir, et les derniers travaux d’anatomie entomologique semblent en avoir fait définitivement justice. Si l’on réunit les Myriapodes aux Hexapodes uniquement parce que les uns et les autres ont la respiration trachéenne, pour-

CLASSIFICATION

quoi en séparer la partie des Arachnides qui a les memes organes respirateurs? et bien qu’il paraisse démontré que tous les Hexapodes ont des trachées , comment ne pas faire un groupe à part pour ceux qui joignent à ces trachées de véritables branchies , comme beaucoup de larves de Névroplères et quelques autres encore? Mais c’est ce que personne n’aurait voulu faire. Cependant le naturaliste dont nous parlions à l’instant, M. Brandt, qui accepte le principe tel que l’ont posé Cuvier et Latreüle, en accepte aussi la conséquence, non-seulement quant aux Myriapodes , mais aussi relativement aux Arachnides à trachées. Voici comment il s’exprime à cet égard :

« Admettant cependant que ce principe de classification dérive surtout des organes de la respiration et delà circulation, une partie des Arachnides doit également entrer dans la classe des Insectes, notamment les Arachnides trachéennes , pendant que l’autre partie des Arachnides , les Arachnides pulmonaires , devra être réunie aux Crustacés, qui différeraient des Insectes surtout par la présence des branchies en forme de feuilles ou de sacs (poumons), et des vaisseaux apparents qui apportent le sang aux organes et aux poumons (1). »

Si nous acceptons, et ceci est incontestable, que les Myriapodes diffèrent beaucoup des Insectes et qu’ils s’éloignent beaucoup aussi des Crustacés et des Arach-

(1) Nous nous bornerons à faire remarquer qu’il n’y a aucune analogie de connexion entre les branchies appendiculaires des Crustacés et celles pseudopulmonaires des Arachnides ; et d’ailleurs il suffit de rappeler que Dugès a observé que certaines Araignées ont à la fois des trachées et des poumons pour montrer qui! ne faut pas avoir dans le caractère fourni par les organes respiratoires une confiance trop exclusive.

MYRIAPODES

nides , devons - nous admettre que les Myriapodes constituent une quatrième classe d’ Articulés condylopodes ayant une valeur égale à celles dont nous venons de parler ici (les Insectes hexapodes, les Crustacés et les Arachnides), ou bien devons-nous les considérer comme les animaux vermiformes appartenant à la première d’entre elles? C’est ce qu’il est encore assez difficile de décider, quoique la seconde opinion paraisse préférable.

Pour M. de Blainville, les Myriapodes sont au contraire les Animaux articulés condylopodes les plus voisins des Vers. Déjà les anciens auteurs , et parmi eux Aristote, avaient remarqué les analogies incontestables que les Myriapodes, envisagés dans leur forme extérieure , présentent avec les Vers marins, et plus particulièrement avec les Néréides. Souvent ils avaient comparé ces animaux les uns aux autres, et ils leur avaient meme appliqué dans beaucoup de cas le même nom, distinguant seulement par des épithètes empruntées à la nature des lieux qu’elles habitent les Scolopendres marines et les Scolopendres terrestres. Les naturalistes qui ont les premiers étudié les Naïs , autres sortes d’animaux articulés qui semblent représenter, dans nos fleuves et dans nos étangs , les Néréides des eaux salées , leur ont aussi donné le nom collectif de Scolopendres ou de Millepieds ; et pour Trembley, le Nais qu’on a depuis nommé Naïs proboscidea , est le Millepieds à dard .

Mais sont-ce là encore de véritables affinités et non pas de simples analogies; et si nous refusons de voir dans les Gloméris et dans quelques autres des animaux voisins des Cloportes, devons-nous dire que les Géophiles établissent la transition des Myriapodes aux Néréides,

CLASSIFICATION

et qu'ils doivent par cela même être classés auprès des Néréides ? Nous ne le pensons pas. Les Myriapodes peuvent fort bien être une forme inférieure d’Entomozoaires, mais appartenir néanmoins à la première série de ce grand embranchement, et il nous paraît préférable de les regarder comme des Insectes qui conservent pendant toute leur vie et d’une manière définitive l’apparence de Vers, tandis queles Insectes à métamorphoses ne la présentent eux-mêmes que pendant leur premier âge. Les Myriapodes seraient alors, qu’on nous permette cette expression , des Chenilles ou plutôt des larves permanentes , et les différents termes de la série qu’ils constituent entre eux seraient d’autant plus vermi formes qu’ils occuperaient un rang moins élevé dans leur série elle-même.

Ainsi certains Insectes dégradés , qui sont les Myriapodes , prendraient une apparence de Vers chétopodes, comme les derniers des Crustacés ou les Lernées prennent celle des Vers mollasses, comme enfin les dernières des Arachnides ont l’aspect globuleux des Vers les plus inférieurs ou des Vers cystiques ; chaque grande série des Condylopodes affectant dans sa dégradation extrême l’apparence (nous disons l’apparence) de certains groupes de vers , et cela d’une manière pour ainsi dire proportionnelle, puisqu’à la dégradation des premiers Condylopodes répondent les Vers les plus élevés, à celle des Crustacés les Vers intermédiaires, et à celle des derniers les vers les plus simples en organisation.

Mais les Myriapodes constituent eux-mêmes deux groupes d’animaux plus différents l’un de l’autre qu’on ne l’admet généralement. Une distance considérable sépare les Biplopodes des Chiiopodes , et nous avons déjà dit qu’ils formaient bien plutôt deux classes dis-

MYRIAPODES

tinctes que deux familles , ou meme deux ordres dune même famille, comme on Fa dit jusqu’ici. Aussi toutes ces considérations spéculatives sur le rang que doivent occuper les Myriapodes dans l’embranchement des animaux articulés et sur leur nature réelle, ont-elles encore un cachet hypothétique dont il ne faut pas dissimuler le côté faible. La science a encore besoin de bien des observations pour dire son dernier mot à cet égard; et plus la question a d’importance, plus il faut user de réserve en l’abordant.

Les grands genres qu’on a réunis dans les deux classes des Myriapodes Diplopodes et Ghilopodes sont plus aisés à grouper d’une manière naturelle : leur affinité et leur supériorité relatives sont plus faciles à apprécier.

Les caractères secondaires qui servent à les distinguer entre eux sont empruntés à la forme ou même au nombre des segments , à la position des organes génitaux et à quelques modifications de la bouche. Des particularités moins importantes de la forme des segments et de leur structure , de la disposition des organes sensoriaux, de la forme des poches sécrétrices, etc., donnent les caractères spécifiques. L’appréciation de toutes ces différences nous met assez bien sur la voie du rang que chaque genre de Myriapodes doit occuper dans la série naturelle de ces animaux, soit Diplopodes , soit Ghilopodes , mais elle ne nous a pas permis, dans tous les genres, d’établir avec certitude l’ordre de subordination des espèces elîes-même , et dans ce cas l’ordre géographique est encore le guide le plus sur. L’imperfection avec laquelle beaucoup d’espèces de Myriapodes ont été décrites rend trèsdifficile , souvent même impossible , de reconnaître

HlST. NAT. DES APTÈRES, t. IV, p. 17.

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