I. POLLYXÉNIDES
Cette famille , qui ne comprend que le seul genre Pollyxène, est caractérisée par le petit nombre des segments du corps, la mollesse de ces segments et la pré sence à leur surface ou sur les parties latérales de poils forts, frangés et disposés en faisceaux, en séries ou en bouquets.
Les Pollyxénides sont encore très-peu nombreux en espèces. Ils ne constituent qu un seul genre dont les caractères anatomiques et même extérieurs n’ont pas été indiqués d’une manière suffisante , quoiqu'ils aient été observés par un assez grand nombre d’auteurs.
De Geer a bien reconnu qu’ils appartenaient au même ordre que les Iules et il ne les distinguait même de ces derniers que comme sous-genre. Olivier, Latreille et tous les auteurs modernes ont reconnu la valeur de ce rapprochement, et, soit qu’ils aient regardé les Pollyxènes comme un simple genre, soit qu’ils en aient fait une famille à part , ils les ont toujours laissés parmi les Dipiopodes ou Chilognatlies.
Geollroy , cependant, appelait les Pollyxènes des Scolopendres à pinceaux , et quelques auteurs ont d’abord accepté cette détermination. Gmelin, dans son édition du Systema naîurœ , donne au Pollyxène le nom de Scolopendra lagura .
(i) Genre Pollyxenüs, Latreille, Hist. nat. des Crust. et des Insectes, t. VII, p. 83.— Pollyxenidæ , Leach , Trans. linn.soc., £. XI. — Penicillata , Latreille, Familles nat., p. 3 26. —/</., Cours d’entomologie, p. 563. Pollyxénites , Lucas, Hist. Crust. et Myriap p. 5 1 8 .
DIPLOPODES.
On a un peu varié relativement au rang que les Pollyxènes doivent occuper parmi les Diplopodes.
Latreilîe les mettait à la fin de cet ordre, M. Brandt et M. Newport les rapprochent des Polydèmes et les regardent comme étant aussi des Monozonies.
Nous avons pensé qu’ils devaient commencer la série des Diplopodes. Le nombre de leurs pattes et de leurs segments , qui est moindre que chez les autres animaux du même ordre, nous a paru un caractère suffisant pour justifier cette manière de voir, mais il est évident qu’il a besoin d’être corroboré par une appréciation exacte du développement des organes sensoriaux et générateurs, ainsi que du système nerveux. La forme des segments aurait d’autant plus besoin d’être étudiée, qu’elle semble, ainsi que Font admis MM. Brandt et Newport, rapporter les Pollyxènes au même groupe que les Polydèmes. M. Straus avait cm voir dans les Pollyxènes la transition des Myriapodes aux Annélides, et c’est surtout des Léodices qu’ils lui semblaient se rapprocher ; mais la ressemblance qui existe entre ces animaux et les Pollyxènes dépend plutôt d’une apparence du faciès que d’une véritable analogie, aussi ce rapprochement n’a-t-il pas été adopté.
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Genre POLLYXÈNE. Pollyxenus.
Corps court, assez large, à segments croissant en nombre avec l’âge , mais cependant moins nombreux que dans les Gloméris et les Polydèmes ; yeux peu : nombreux agrégés sur les parties latérales de la tête; antennes composées de sept articles , dont le dernier très-petit; quatorze paires de pieds, dont la première plus grêle que les autres > substyliforme; écailles géni-
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taies triangulaires placées à ia base Je la troisième paire de pieds. Les segments du corps, entre la tête et l’anal, portant bilatéralement un bouquet de poils frangés rayonnants; neuf paires de ces bouquets; une bande transversale de poils analogues , mais disposés sérialement sur le devant de la tête ; dix rangées transversales de poils semblables sur le dos , et en arrière sur une paire de mamelons du segment anal, une paire de faisceaux de poils en pinceaux. Anus en fente longitudinale inégaux sous le dernier segment entre deux valves squamiformes.
On n’a reconnu en Europe qu’une seule espèce de Poîlyxène (P. lagurus). M. Lucas a découvert des animaux du même genre en Barbarie, et Say a fait connaître sous le nom de P. fasciculatus un Myriapode analogue qu’il a recueilli dans l’Amérique septentrionale.