‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 562 sur 1156 · Pollyxène fascicule. ( Pollyxenus fasciculatus · texte numérisé non relu

Pollyxène fascicule. ( Pollyxenus fasciculatus

Anneaux lisses , ciliés à leur incisure , et pénicillés de soies brunes de chaque côté ; un pinceau terminal cendré; tête semi-

aptères -Dicères-Æ/riapodes.

CHILO PGKATHE .

-Oela/uuje del .

Poüyxène lagure, .F. 1 très çrossi. l a, tête, 1 A, anterute. 1 c et diadème , ï. 2. dedetds grossis, Polvdé de Giierm, F. 3. idem fraspédosome polvdesinoi de, F. 5, idem . PI AtVli | c cLAudo&in.P 6. ide

Poil vxène, 8Cc.

d, anneaux avec ou sans leurs poids, 1 e. patte. PolvdesiUG à

) t coupe du P. cvlinrlracé . Plâ M! U ! ■ iruthiie. F. 4 idem .

Platvdesme polydesmoide, F. 7, idem

POLLYXÉNIDES.

orbiculaire , déprimée, fortement ciliée sur les côtés ; yeux petits , ovalaires, proéminents, placés obliquement sur le milieu du bord latéral de la tète; antennes très-courtes de couleur roux-brun foncé; pieds blancs. La longueur dépasse un peu un dixième de pouce.

Poil, fasciculatus , Say, Journ. acad. nat. sc. Philad. 1821 , p. 107. — Id. , OEuvr. entom. , éd. Lequien , t. I, p. 90.

De l’Amérique septentrionale , aux Etats-Unis.

Cette espèce , qui est la seule que l’on ait indiquée dans le nouveau monde, vit sous les pierres, et dans les lieux humides.

Aptères, tome iv.

DÏPLOPODES.

IL GLOMÉRIDES (1).

Les Glomérides sont des Myriapodes dont le faciès rappelle assez bien celui des Cloportes et plus particulièrement celui des Ârmadilles, à côté desquels les entomologistes de la fin du dernier siècle les ont souvent placés. Ce sont des Diplopodes broyeurs chez lesquels le corps est toujours convexe et dur en dessus, plan au contraire en dessous, excavé et moins résistant, et peut se rouler parfaitement en boule. Leurs segments sont pentazonés , c’est-à-dire que la pièce dorsale qui forme la partie solide du corps n’est pas soudée aux pièces latérales et que celles-ci , libres ainsi que les inférieures ou pédigères , ont la forme de lamelles mobiles. Leur premier segment est plus petit que le second, qui paraît répondre au bouclier des Iules et qui dépasse les suivants en dimension ; le segment præanal est également grand, en quart de sphère, et disposé pour s’ appliquer sur le second lorsque l’animal se roule en boule et renfermer ainsi la tête et le premier article. Les mâles ont, à la partie postérieure du corps , une paire de forcipuîes copulatrices qui simule une paire de pieds. Les organes mâles et femelles s’ouvrent sous l’article basilaire de la seconde paire de pattes par un petit appareil squamiforme. Le nombre des segments et celui des pieds varient suivant les genres. Les stigmates sont ouverts à la

(i) Glomérides, Leach, Trans. scc. linn., t. XI, p- 3^6. — Okisciformes, Latreille, Famille nat. du Bègne anirn., p. 56a. — Oniscoidea, P. Gerv., Ann. sc. nat., 2e série, t. "VII, p. — Pentazonia, Brandt, Bull, nat, Moscou, t. VI, p. 194. — Glomérites, Lucas, Hist nat., Crust p. 5ig.

6L0MÉK1DES.

partie inférieure du corps près des pieds. Les pores excréteurs ou répugnatoires sont sur la ligne médiodorsale.

Cette famille comprend les trois genres suivants :

Gloméris.

Zephronia.

Glomeridesmus.

Genre GLOMÉRIS. Gloméris (1).

Corps composé de douze segments sans la tête; le premier plus petit que le second qui est prolongé en ailes descendantes bilatéralement et plus grand que les suivants; le dernier en quart de sphère ; yeux au nombre de huit en ligne longitudinale de chaque côté delà tête, l’avant-dernier doublé ; dix-sept paires de pieds , plus une paire d’appendices copulateurs près l’anus des mâles.

Toutes les espèces de Gloméris décrites jusque dans ces derniers temps étaient européennes, sauf le G l orneris K lugii qui est d’Égypte et de Syrie. M. H. Lucas (2) nous apprend qu’il a recueilli des Myriapodes du même genre dans l’Algérie, particulièrement aux environs de Phiîippeville et dans les grandes forêts de chênes-lièges du cercle de La Galle. Antérieurement MM. Brandt et Wagner (3) avaient signalé le Gloméris pustulata.

Les Gloméris européens sont tous du même genre ;

(1) Gloméris, Latreille, Hist. nat. des Crust. et des lus t. VII, p. 63. — Brandt, Bull. acad. Saint-Pétersbourg, 1840. — Id Recueil , p. 142, etc. — Gloméris et Lamisca, J. E. Gray m Jones, Cyeloped. of Anat. and Physiol., t. III , p. 546- — Glomeridæ, id, , ibid.

(2) Dict. univ. d Hist. nat., par Ch. d'Orbigny, T. V, p. 286, article Gloméris.

(3) Reisen in der Regentschaft Algier ; 184 1.

DIPLOPODES.

es

ils appartiennent même à une seule section , la section B de M. Brandt ; le Gloméris de Klug , formant à lui seul la section X distinguée par ce naturaliste (1). On en trouve depuis T Allemagne jusqu’en Espagne , en Italie et enMorée. Leurs espèces n’ont poinl encore été toutes caractérisées d’une manière complètement définitive, et le meilleur travail à suivre à cet égard est celui deM. Brandt.

Les couleurs varient suivant les pays et même suivant les sexes. Ainsi nous nous sommes assuré que les deux espèces (G. limbata et G. marmorea ) qu’on avait admises aux environs de Paris, se réduisent à une seule dont les individus femelles ont servi à l’établissement du G. limbata et les mâles à celui du G. marmorea. Celui-ci présente toujours des forcipules copu- Îatrices, et le précédent des ovaires très-chargés d’œufs pendant tout le printemps.

En 1837 nous avions porté à seize le nombre des Gloméris européens dont il est question dans les auteurs. Risso , M. Brandt et M. Koch principalement. M. Brandt s’est occupé depuis lors de leur révision , et dans son second travail il a été conduit à n’en admettre que neuf.

M. Brandt (2) caractérisait ainsi , dans son Pro-

(1) M. J. E. Gray, cité par M. Jones ( Cyclopedia of anal, and Physiol. de Tood , art. Myriapodes), réserve le nom de Gloméris à la section « de M. Brandt, qui ne renferme encore, comme l’on voit, qu’une espèce nouvelle, et il donne le nouveau nom de La • mi?ca à la section b du même auteur, qui conserve les espèces anciennement connues et types du genre Gloméris lui-même pour tous les auteurs. Peut-être M. Jones a-t-il voulu appeler au contraire Lamisca le genre qui comprendrait la section a de M. Brandt. Quoiqu’il en soit, la distinction d’un nouveau genre parmi ces animaux ne paraît pas du tout nécessaire.

(2) Bull. nat. Moscou , VI, jy5.

«LOMÉRIDES.

drome de 1833, la section dans laquelle les Gloméris européens sont réunis :

Angle du premier segment dorsal marqué en arrière de deux ou trois stries.

Gloméris bordé. ( Gloméris limbata.)

(PI. 43 , fig. i.)

Anneaux du corps luisants dans les femelles, avec un liséré blanchâtre ou jaunâtre, mais non orangé au bord supérieur; marbrés de brun et de châtain dans les mâles; longueur 0,018.

lulus Umbalus , Olivier, Encycl. méth Insect., Vil, 414. — /. marmoreus , id ., ibid. — Oniscus zonatus , Panzer, Fauna insect. germ. , ÎX, pl. 23. — Glom. marginata , Leach, ZooL mise. , ni, Pi. 132. — Gl. marginata , Brandt et Ratzeburg, Jrzneithieren , 11,98, pl. 13, fig. 7-11. — Gl. limbata, Brandt, Recueil , p. 143.

C’est l’espèce commune du Nord et du centre de Y Europe.

M. Brandt en connaît plusieurs variétés qu’il caractérise ainsi :

a) dos brunâtre, à taches obsolètes brunâtres pâles subsériées.

b) dos roux brun noirâtre ou roux brun , quelquefois châtain, surtout dans les individus desséchés, bord postérieur des anneaux dorsaux blanchâtre.

M. Brandt lui rapporte le Gloméris castaneus, Risso, ainsi caractérisé dans \Hist. nat. de l'Europe méridionale, t.V, p. 148:

« Son corps est très-lisse , luisant , châtain , avec les bords des segments beaucoup plus pâles et moins foncés. Long., 0,015. Séjourne sous les pierres ; apparaît toute l’année. »

c) Dos tacheté de noir et de fauve ou en partie de sub-orangé, bords postérieurs et inférieurs des anneaux souvent fauves sur une plus ou moins grande largeur.

Sous-variété a. — Dos marbré de fauve, bord postérieur des anneaux ayant une bordure fauve pâle, plus ou moins étroite. C’est, d’après M. Brandt, le vrai Iulus marmoreus.

Sous-variété b. — Dos marbré de fauve et d’orangé ou de ferrugineux-orangé, et en partie couvert de points noirs très-petits, avec le bord postérieur des anneaux plus ou moins marginé de fauve vif. C’est alors , suivant M. Brandt , le Gloméris nobilis,

DIPLOPODES.

Koch, jDeutschl. crast., myriap. und arachniâen , t. IV, pl. 1.

Voici les descriptions données par Olivier, de ses Iulus limbatus e t marmoreus des environs de Paris, que nous regardons comme les deux sexes d’une même espèce :

I. limbatus. <c Le corps est d’un noir plombé , avec le bord des anneaux légèrement blanchâtre. » C’est , suivant nous , la femelle.

I. marmoreus. a II ressemble au précédent : il en diffère en ce que le corps est d’un noir plombé , mélangé de jaune. » Nous le considérons comme le sexe mâle.

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