Scorpion flavicâüde. ( S. ftavicaudus
(PI. 23, fig. 4.)
L’une des plus petites espèces ; son corps est à peu près lisse , peu échancré au chaperon ; sa queue grêle et peu allongée , à vésicule faible et très-finement crénelée à son arête latéro-supère des quatre premiers anneaux , les autres arêtes étant à peine senties ; le cinquième article plat au - dessus en manque complètement; il est deux fois et demie aussi long que le précédent; environ 8 dents aux peignes; bras et avant-bras irrégulièrement tétraèdre ; une épine au bord antérieur de celui-ci ; mains aplaties au côté interne , dièdres au côté externe ; doigts de leur longueur , courbés en dedans , un peu sinueux à leur bord de contact. Couleur brun roux , avec les pattes et la vésicule fauves , ainsi que le dessous du corps. Long, habituelle , 0,030 à 35; largeur de la main, 0,004.
Sd. flavicaudus , De Géer, vu , 339 pl. 40, fig. 11-13, non Europ . , id .—Sc. Européens ySchrdink.— S c.Germanicus, Schœffer, Elementa , pl. 113.— Herbst , Scorp., p. 71, pl. 1, fig. 3. — Sc. terminalis,J$Yu\\è, Expèd. franç. en Morée , Zool. p. 59, pl. 59, fig. 3. — Sc. Europ.y Edwards, Iconogr. duRèg. ctnim., Arach., pl. 19, f. 2.
Les Sc. Européens, Germanicus et terminalis , sont bien certainement de même espèce , et cette espèce existe dans tout le midi de l’Europe , depuis la Crimée jusqu’en Espagne ; on la trouve aussi en divers points de l’Europe tempérée , et elle est aussi de Barbarie. Dans certaines localités elle paraît différer, et l’on conçoit même qu’il faille en distinger le
Sc. italicus, Roesel , III ; pl. 66 , fig. 1-2 ; Herbst , Scorp. , p. 70, pï.l,f. 2; Koch, Die Arach., pl. 104, f. 242 à 243; mais nous ne le possédons pas.
Quoiqu’il y ait plusieurs espèces de cette forme, M. Koch a été beaucoup plus loin , trop loin sans doute, en distinguant comme autant d’espèces : ,
Scorpio massiliensis , Die Arach.y ph 103, f. 237 6 , 238.P, et f. 239 variété, (De Marseille.)
SCORPlONlBES
Scokp. NAtPiiËNSls , ibid., pL 104, f. 24b.
Scorp. aquilesiensis, ibid., pl. 105, f. 244.
Scorp. rufus, ibid., pl. 106, f. 245.
Scorp. sicanus, ibid., pl. 107, f. 249.
Scorp. concinsnus, ibid., pl. 106, f. 246.
Scorp. tergestinus , ibid., pl. 107, f. 247, 248.
Scorp. carpathicus , ibid., pl. 111, f. 235.
Scorp. algericüs, ibid., pl. 145, f. 340.
Scorp. tauricus, ibid., pl. 255 ; le Sc. Europœus tauricus , Nordm., Fauna pontica , p. 731, Arachn., pl. 1, f. 3.
On reçoit de la Nouvelle-Hollande, de l’Inde , et de quelques autres localités, des Scorpions fort rapprochés du Sc. flavicaudus pour la forme , mais qui sont des Ischnurus , c’est-à-dire des Scorpions à trois paires d’yeux , tout à fait latéraux , et à céphalothorax échancré.
ISCHNURES.
Ces espèces , dont nous avons augmenté le nombre , ont les yeux du vertex entre le premier et le deuxième tiers de la tête; les latéraux, au nombre de trois égaux ou à peu près égaux , placés sur une même ligne sur le bord antérieur externe ; une échancrure au bord antérieur ; thoracogastre et abdomen déprimés, élargis ; queue plus petite ou seulement égale au tliO' racogastre , grêle , rarement plus allongée , à vésicule petite, sans épine sous Faiguillon; palpes grands, élargis et aplatis, ainsi que le corps.
M. Koch a établi sous les noms génériques d' Ischnurus et Sisyphus le groupe dont il est ici question.
Les Ischnurus connus viennent de l’Inde et de l’Australasie. MM. Lebas et Justin Goudot viennent d’en rapporter une espèce de Colombie ; nous en avons aussi une du cap de Bonne-Espérance. On pourrait placer à leur tète comme les liant avec le groupe des Buthus.
G. SCORPION