Iule lucifuge. (lulus lucifugus
Un peu plus petit que le lulus terrestris , mais plus trapu. Aptères, tome iv. 10
DIPLOPODES.
surtout en avant; couleur générale blanchâtre ou jaune pâle, laissant voir le vaisseau dorsal qui est brun ; organes répugnatoires formant une série bilatérale détachée virguliforme; yeux noirs, à peu près triangulaires; anneaux du corps courts, faiblement striés ; point de crochet au-dessus de l’anus ; antennes peu allongées. Longueur 0,020.
lui. lucif., P. Gerv. , Ann. soc. entom. de France , 'V , p.66. — Id., Ann. sc. nat. , deuxième série , VII, p. 45. — Id,, Dict. d’hist. nat. de Guérin, Y, p. 563, pl 309, fig. 6. — Lucas, Dict. univ. d'hisl. nat. de Ch. d'Orbigny , Myriapodes , pl. 1, fig. 2.
De Paris. Commun dans les serres du Muséum , sous les pots que l’on enfouit dans le terreau ou la tannée. Il répand une forte odeur analogue à celle de l’acide nitreux, et tache les doigts de jaune. Nous avons cherché à nous assurer de la nature de cette sécrétion , mais nous ne lui avons trouvé ni réaction acide ni réaction alcaline. La salive de ces Iules est au contraire alcaline. Les animaux de cette espèce fuient la lumière et sont comme étiolés. Quand on les expose au grand jour pendant quelque temps , ils prennent une teinte plus verdâtre, ou même ’égèrement brunâtre.
Nous n’avons jamais trouvé, ni personne que nous sachions, ce Iule aux environs de Paris, et il n’a point été recueilli ailleurs en Europe. Ne serait-ce point une espèce exotique acclimatée dans les serres du Muséum, et qui y aurait été amenée avec quelques végétaux des colonies. Sa forme particulière vient encore à l’appui de cette manière de voir, et nous devons ajouter que dans un flacon renfermant des Iules de Bourbon, de l’espèce nommée pour nous lulus granulalus , se trouvaient aussi des Iules fort semblables au I. lucifugus. Ce flacon avait été rapporté par MM. Eydoux et Souleyet.
*** Espèces sans crochet au bord postéro-supérieur du segment préanal, mais qui en ont un à son bord postéro-inférieur.— Unciger, Brandt, Acad. Saint-Pétersb., 1840. — Id., Recueil , p. 89.