I. LITHOBIDES
Cette famille tient à la fois aux Scuticrères et aux Scolopendrides. Ses principaux caractères consistent
dans ses segments peu nombreux et dont les arceaux supérieurs imbriqués sont alternativement grands et petits ; dans la présence d’un arceau supérieur, rudimentaire il est vrai, mais néanmoins distinct, pour le segment forcipulaire ; dans les antennes qui sont moniliformes ou sétacées, à articles nombreux, et dans les pieds en même nombre que les segments du corps, ambulatoires, plus longs postérieurement et dont les
tarses sont triarliculés. Les stigmates sont en moindre
nombre que les pieds.
Les Lilhobides sont de petites espèces assez faciles à distinguer des Scolopendres, dont elles ont cependant la physionomie et les habitudes. Elles vivent à terre, dans les lieux humides, soit dans les habitations, soit dans les jardins, les cours ou les bois, se retirent fréquemment sous les pierres, et fuient la lumière comme tous les autres Myriapodes de la même classe.
Le nombre de leurs articles des antennes, celui des segments et des pieds et même celui des yeux augmente avec l’âge, et ces variations déterminent une sorte de métamorphose.
Nous ne connaissons encore que deux genres de Lithobides. Le premier comprend les Lithobius de Leach, dont les yeux sont nombreux, et le second
Henicops de M. Newport, qui n’ont, comme les St an-
nihila s , les Platj clesmus , et les Scolojp end relia dans d’autres familles , qu’une seule paire d'yeux stemma-
tiformes.
(l) Lithobiidæ, Newport, Trans. linn. soc. London , t. XIX, p» 2j5, 1844* — ïbid. , p. 36o.
LITHOBIDES.
Genre LITHOBÎE. Lithobius (1).
Dix-sept segments sans la tète, alternativement plus petits et plus grands en dessus, subégaux en dessous 5 antennes moniliformes subsétacées , composées de 20 à 40 articles décroissants ; yeux nombreux , petits, réunis sur les côtés de la tète ; 15 paires de pieds et autant d’écussons dorsaux.
Il y a plusieurs espèces de Litbobides en Europe. On en a aussi découvert en Barbarie , dans l’Inde, dans l’Amérique septentrionale et au Mexique, et même à la Nouvelle-Zélande. L’anatomie de l’espèce commune en Europe a été décrite par Tréviranus et M. Léon Dufour. Nous nous sommes occupé de ses métamorphoses, et M. Newport a fait connaître quelques particularités deson système nerveux. Les Myriapodes de ce genre habitent les endroits humides et obscurs. On les trouve dans les bois comme dans les jardins , sous la mousse, les feuilles, les caisses à fleurs et les pierres. Ils cherchent à pincer lorsqu’on veut les saisir, mais la blessure qu’ils occasionnent n’a d’action nuisible que sur de très petits animaux.
Lithobies d'Europe.