‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 251 sur 497 · I. SCOLOPENDRIDES · texte numérisé non relu

I. SCOLOPENDRIDES

Les Chilopodes qui rentrent dans la famille des Scolopendricles, telle qu'on la définit aujourd'hui , Constituent une réunion fort nombreuse d'espèces en apparence très-semblables entre elles et dont les auteurs du dernier siècle et du commencement de celui-ci ont presque toujours parlé sous le nom de Scolopendra morsitans. Les Scolopendrides mieux étudiées par les naturalistes modernes ont été partagés en plusieurs genres distincts. En général ces M\riapodes ont vingt et une paires de pieds (2) et la dernière est plus longue que les autres, habituellement épineuse sur l'article fémoral, et disposée pour saisir; la hanche de cette paire «le pieds est plus ou moins soullée aux plaques latérale et intérieure du segment anal, aussi le pied paraît il formé de cinq arlic.es seulement. Les pinces maxillaies et la première paire de piels correspondent à l’arceau supérieur postcéphalique; le second arceau est plus petit que les autres qui croissent faiblement en grandeur jusq ue vers le dernier cinquième du corps. La tête est scutilorme, les antennes ont habituellement dix-sept ou vingt articles sélacés ou nonililormes. Le plus souvent il existe des yeux et leur nombre est presque loujours de quatre paires. La lèvre forcipulaire, forte et soudée sur la h ne métliane, présente dans la majorité des espèces une double saillie médioantérieure dentifère; les crochets des forcipu!es sont

TORRENT CLER. "1! ER RRRe Rn R , P (1) Scocopenvra, partim, Linné, De Geer, etc. — SCOLOPEN- DRIDÆ , parum, Loach,. Gerv., etc. — Scozopenvrine, Newport, Trans. linn see London, t XIX,p 255 et 3-4.

(2) Rarement 23. Nous en citerons a 19 eta 30, mais ces espèces ont Lesoin d'étre coufirmées.

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$ ee SCOLOPENDRIDES. 241 forts; ils émettent une humeur vénéneuse. C’est aux Scolopendrides qu’appartiennent les plus grosses espèces de Chilopodes et celles dont la morsure est le

plus à craindre.

Certaines espèces de Scolonendrides offrent une particularité remarquable des organes respirateurs qui doit les faire distinyuer géuériquementiles autres. Au lieu d'ouvertures vulviformes ou en boutonnière pour l’orifice des trachées elles présenlent des p'aques criblées et le nombre de ces stigmates est de dix paires. Ces Scolopendriles ont aussi les dents labiales plus fortes et autrement dispo-ées. Nous en ferons avec M. Newport un groupe particulier que nous plicerons en lête de toute la famille.

D'autres Scolopendres. en bien plus grand nombre, ont les orifices respiratoires en boutonnière.

Dans une premiére catésorie ces stizmales en boutonnière sont au nombre de neuf paires seulement et il n'existe comme chez la précé lente que vingt et une paires de pieds; de plus les d nts sont moins fortes et habituellement plus nombreuses que chez les Scolopendres cribrifères.

Dans une seconde catésorie, les anneaux péligères sont au nombre de vingl-trois.

1. La première de ces trois grandesdivisions ou celle des Scolopendridescribrifèses{ Heterostominæ,Newp.) comprend le gene Herenosroua de M. Newport, partagé par ce naturaliste en /feterostoma et Branchiosoma.

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