BrancaiosTomE nu. ( Branchiostoma nudum
Bleu violet ; pieds fauves; ceux de derrière très-allongés , cylindriques ; articles des tarses, des jambes et des cuisses, subégaux; métalarses comprimés ; cuisses nues, inermes, sauf une seule épine très-petite à la face inférieure. Longueur 1 pouce 3/4 (0,046).
Branch. nuda, Newport , Trans. linn. soc. London, t. XIX,
De la Nouvelle-Hollande, à Paramatta.
(1) Voici comment M. Newport caractérise ce genre :
Antennes et pieds allongés; dents triangulaires aiguës, la mandibulaire la plus grande; stismates circulaires revêtues intérieurement d'une membrane épuisse, branchiforme; pieds de derrière grêles, à épines petites; l'articulaire habituellement obsolète. (Trans. linn. soc, London, t. XIX, p. 413.)
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1%. BRANCHIOSTOME SPINICAUDE. (Branchiostoma spinicaudum.)
Päle brun; une ligne médio-dorsale plus foncée; pieds longs; Particle fémoral de ceux de derrière armé à la partie médiane de son bord interne d'une épine très-forte. Longueur 1 pouce 4 dixièmes (0,045), Ha
Scolop. spinicauda, Newport, Trans. linn, soc. London ;, t, XIX, p.412.
De l'Afrique boréale, près de Tripoli (British Museum), par M. Ritchie.
Scolopendrides morsicantes.
Gexre SCOLOPENDRE. Scolopendra (1).
Tête de forme variable, coupée carrément en arrière ou s'imbriquant sur le segment préanal ; 4 paires d'yeux inégaux; 21 segments pédigères ; pieds de derrière plus ou moins épineux sous leur article fémoral où basilaire; stigmates vulviformes ou en boutonnière, au nombre de neuf paires ; bord antérieur de la lèvre forcipulaire plus ou moins prolongé en une double saillie dentifère.
C’est à ce groupe qu'appartiennent les Scolopendiides répandues dans toutes les parties du monde et qui ont été indiquées par les entomologistes du dernier siècle et du commencement de celui-ci sous le nom de Scolopendra morsicans où morsitans. Ces animaux vivent pour la plupart dans les régions chaudes du globe : ils se tiennent sous les pierres, dans les trous du bois mort ou pourri, sous la mousse ou plus ou moins enfoncés dans la terre. Ils sont très-voraces et
(1) ScozoPennra, partim, Linn. et auct.— Scozopenpra, TaEa- Tops, ConmocepuaLus et Raomsocepuazus, Newport, Trans. lin. soc, London, t. XIX, p. 275.
SCOLOPENDRIDES. 251
chassent de préférence les Insectes, les Acarus, les Araignées, etc. Ils les saisissent avec leurs pieds de der: rière et les tuent en les piquant au moyen de ieurs pointes forcipulaires. Leur piqüre est très-douloureuse, et sur l'espèce humaine même elle agit avec autant d'intensité que celle des scorpions (1). Aussi ces animaux sont-ils fort redoutés. Pendant longtemps leur histoire, aussibien quecelle desautres Chilopodes, a été fort négligée. Leach a, l’un des premiers, fait voir que sous le même nom de Sc. morsitans on confondait plusieurs des espèces distinctes; nous avons nousmême , en 1837, ajouté quelques espèces à celles qu’il avait indiquées , et dans notre travail nous portions déjà à 14 le nombre des espèces du véritable genre Scolopendre. Depuis lors, les études de M. Brandt, celles de M. Newport et les nôtres aussi, études faites sur les riches collections de Paris, de Londres, de Saint-Pétersbourg oude Berlin, ont permis d'assurer la caractéristique d’un bien plus grand nombre d'espèces de Scolopendrides, soit dans ce genre, soit dans ceux qui composent avec lui la famille qui nous occupe.
M. Newport est le seul entomologiste qui ait encore abordé la classification naturelle des véritables Scolopendres. Comme nous avons cru devoir suivre dans la descriplion des nombreuses espèces que nous réunissons dans ce genre, l’ordre géographique, nous devons exposer ici la classification qu'il a suivie:
M. Brandt n’admettait encore dans la famille des Scolopendres, que les genres Scolopendra, Cryptops et Scolopendropsis.
Dansun premier travail publiésur ce sujet en février 1844 (2),
(x) Annals and, mag. of nat. hist., t. XII, p. 96.
(2) Les effets de la piqre des Scolopendres ont été décrits par M. Worbe dans le Bulletin de la Société médieale de Paris pour 1824, p. 92.
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travail dans lequel il signale déjà 46 espèces, M. Newport a divisé les Scolopendra en quatre sections :
1° Parvidentées: dents labiales petites, nombreuses et obtuses.
2 Latidentées : dent interne large et dilatée à son bord; l’externe petite, aiguë , écartée.
3 Longidentées : dents larges, aiguës et lancéolées.
4 Arclidentées : bord dentaire étroit, arqué ; dents petites.
Quelque temps après (1), M. Newport admettait déjà huit genres de Scolopendrides, et il les caractérisait brièvement, mais sans dire quelles espèces décrites par lui font partie de ceux quisont nouveaux.
Voici les noms et les caractères qu’il leur assigne :
Scolopendra : segment céphalique cordiforme, imbriqué ; quatre paires d’yeux ; stigmates valvulaires.
Cormocephalus : segment céphalique tronqué en arrière ; sligmates valvulaires.
Rhombocephalus : segments céphalique et basilaire rhomboïdaux ; lèvre étroite.
Helerostoma : segment céphalique tronqué; dents grandes ; stigmates cribriformes, au nombre de dix paires.
Scolopendropsis, Brandt : segment céphalique tronqué ; 23 paires de pieds.
Theatops : yeux distincts ; antennes de 11 articles, subulées ; pieds de derrière claviformes ; lèvre dentée.
Scolopocryptops : 23 segments pédifères; le céphalique cordiforme, imbriquée ; lèvre non denticulée; antennes de {7 articles.
Plus récemment encore, M. Newport dans son travail monographique sur les Chilopodes (2), a changé de classification et établi parmi les Scolopendrides, les trois sous-familles des Scolopendrinæ, Heterostominæ, et Cormocephalinæ. Nous n'avons à parler ici que des Scolopendrinæ constituant les genres Scolopendra et Theatops et des Cormocephalinæ.
Genre Scoropenpra. M. Newport y admet deux divisions seulement:
1° SCOLOPENDRÆ PARVIDENTATÆ.—-Dents labiales nombreuses, très-peliles, rapprochées entre clles.
(1) Trans. linn. soc. London, t. XIX, p. 255. (2) Trans., ibid., p. 377.
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A.— Article fémoral des pieds de derrière, aplati, court, épais; de nombreuses épines à sa face inférieure, sur trois séries ; antennes habituellement de 20 articles : 5
Scolop. angulipes, Newport. — Morsitans, Linn. (d'après M. Newport}. — Sc. Brandliana, Gerv. (1) limbala , Brandt. — Varia, Newport. — Platypoïdes, id. — Bilineala, Br. — Erythrocephala, id. — Tigrina, Newport. — Leachii, id. — Angusta, Lucas. — Formosa, Newp. — Longicornis, id. — Tuberculidens, id. — Fabricii, id. — Richardsonii, id. — Affinis, id. — punctiventris, id. — Algerina, id.
B. — Cuisses des pieds de derrière garnies d’une seule série longitudinale d'épines ou inerme.
a) Dix-huit ou vingt articles aux antennes ; pieds de derrière épais, anguleux.
Sc. cingulala, Latr.— Cingulatoides, Newp.—Audax, Gerv. —Savignii, Newp. — Hispanica ,. id.
b) Dix-neuf articles aux antennes , articles allongés ; dernière paire de pieds grêles , à article fémoral épineux en dessous.
Sc. subspinipes, Leach. — Placeæ, Newp.— Gervaisit, id. — Ceylonensis, id. — Planiceps, id. — Septemspinosa. Br. — Sexspinosa, Newp. — Lutea, id. — Ornala, id. — Flava, id.
c) Dix-huit articles aux antennes ; à articles allonges; pieds de derrière grèles, inermes.
Sc. inermis, Newp.— Silhentensis, id. — De Haanü, Br. — Concolor, Newp.— Childreni, id.— Iardwickii, id.
C.— Article fémoral des pieds de derrière cylindrique, à épines grandes ou irrégulières ; 17 articles aux antennes.
Sc. multidens, Newn.— Punclidens, id. — Clavipes, Koch. — Ambigua, Br. — Viridicornis, Newp. — Variegata, id. — Angulata, id.— Cristala, id. — Canidens, id. — Violacea, Fabr. — Gigas, Leach. — Gigantea, Liun.
2. SCOLOPENDRÆ LATIDENTATÆ : Lames dentaires subcarrées ; dent interne élargie, l’externe triangulaire, aiguë, écartée; épines des pieds postérieurs petites, nombreuses; première paire de stigmates très-grands.
Sc. valida , Lucas.— Allernans, Leach. — Grayii, Newp.
(1) M. Newport réunit sous un même: nom spécifique des Scolopendres de Chine et de l'Amérique méridionale.
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— Complanata , Newp.— /ncerta, id. — Multispinosa , id.
Genre Taearors. Il à pour type le Cryptops postica de Say auquel M. Newport a reconnu des yeux semblables à ceux des Scolopendres. Les deux autres genres nouveaux de M. Newport que nous réunissons aux Scolopendra, composent la sous-famille des Cormocephalinæ dont les caractères sont :
Segments céphalique et basilaire tronqués , 17 articles aux antennes ; lèvre étroite, à dents petites. Stigmates valvulaires.
Cette sous-famille comprend les deux genres suivants :
Genre CormocepHALus. Antennes courtes, appointies; segment céphalique court; tronqué brusquement ; neuf paires de stigmates valvulaires ; vingt et un segments pédifères.
A. — Pieds de derrière grèles, allongés.
Scolop. rubriceps, Newp. — Sc. lobidens, id.
B. — Pieds de derrière courts , épais , claviformes.
Sc. aurantipes, Newp. — C. obscurus, id. — C. fœcundus, id. — Sc. Westwoodii, Newp.— Sc. ambigua, Br. (1) —C:miniatus, Newp.— Sc. subminiala , id. — C. pailipes, id. — €. violaceus , id. — C. Guildingii, id.
Genre RaomsocepnaLus, Newp.— Segment céphalique allongé , subtriangulaire ; le sous-basilaire et la lèvre trèsétroits.
Sc. viridifrons, Newp.— À. Gambiæ, id.— Parvus, id. Politus, id. — Brevis, id.
Les caractères spécifiques des Scolopendres sont fournis par presque toutes les parties de leur corps dans les variations secondaires qu’elles peuvent affecter. Les meilleurs se tirent de la forme des pieds de derrière, des épines qui arment les cuisses de ces pieds et des dents qu'on voit à la saillie antérieure de Ja lèvre forcipulaire. Les épines des pieds offrent néanmoins quelques variations. Elles n’affectent pas toujours la même disposition dans tous les individus d’une même espèce, et quelquefois aussi leur nombre est
(1) M. Newport met aussi cette espèce, mais avec doute, parmi les Scolopendrides du genre Scolopendra, section C.
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différent entre les deux pieds d’un même individu. Une variation analogue nous est offerte par les antennes qui diflèrent fréquemment d’un côté à l’autre dans le nombre etmême plus ou moins dans la forme de leurs articles.
Scolopendres d'Europe.