ORDRE VI
ACARIDES.
P. 132 et 462. — M. Dujardin à publié en 1845 un premier mémoire sur les Acarides (1) dont nous reproduisons textuellement quelques passages :
qui Cependant, dit M. Dujardin, l'observation de ces petits animaux sufht déjà pour montrer que l'analogie ne doit pas toujours être invoquée, car à mesure qu'on remonte aux premiers Lermes de la série animale, on voit l'organisme se simplifier de plus en plus, et d'une manière souvent tout à fait différente et inattendue par la disparition de tel ou tel système d’organes ; ainsi, le système nerveux, qui doit avoir disparu complétement chez les Acarus proprement dits, né se montre plus chez les Acariens, plus parfaits, comme les Trombidions et lés Limnocharès, que comme un gros ganglion sphérique d’où partent des cordons nerveux en avant et en arrière. L'appareil digestif, qui doit finir comme chez les Infusoires et chez certains Helminthes, par n’être qu’une lacune simple ou lobée dans l’épaisseur d’un parenchyme glanduleux , doit doncaussi,chez presquetousles Acariens, manquer de parois propres, et ne peut plus être isolé. L’ovaire, le testicule, sont de moms en moins distincts, et chez plusieurs les œufs paraissent se produire par germination dans l'épaisseur même des tissus. L'appareil respiratoire, dont je vais parler plus loin avec détail, nous présente plus clairement encore use dégradation
(1) Premier mémoire sur les Acariens et en particulier sur l'appareil respiratoire et sur Les organes de la manducation chez plusieurs de ces animaux, imprimé dans les Annales des sciences naiurelles, 3° série,
t. III, p.5.
ACARIDES. 347
curieuse avant de disparaître complétement. Enfin, plusieurs Acariens semblent être hermaphrodites, comme les Cypris parmi les Crustacés Toutefois, pour compléter l'étude des Acariens , on doit attendre la solution de quelques difficultés matérielles. En effet, pour déterminer plus sûrement la disposition lacuneuse de l'intestin, il faut se mettre à l’abri de l’action destructive de l'eau sar le tissu glutineux interne, que j'ai nommé sarcode chez les animaux inférieurs, et d'autre part il faut tenir compte de la facile perméabilité des liquides et des tissus mous pour l'air contenu dans les trachées, puisque les organes cesseront d’être visibles aussitôt que l'air aura disparu. »
Après cet exposé des vues qui l'ont guidé dans ses recherches, M. Dujardin aborde successivement l’exposé des points suivants :
1° La forme extérieure des organes locomoteurs du tégument et des appendices ;
2° Les organes de la manducation et l'appareil digestif ainsi que les sécrétions ;
3° L'appareil respiratoire ;
4° Le système nerveux et les yeux ;
5° Les organes reproducteurs ;
6° La classification des Acarides, en ayant égard aux genres les mieux connus de cet ordre.
Voici comment notre savant collègue termine son travail : =
« En résumé, il reste encore beaucoup à faire pour connaître l’organisation des Acariens ; mais de ce qui précède on peut déjà conclure qu'un caractère artificiel comme celui que Dugès avait cru trouver dans la forme des palpes ne peut fournir une classification rationnelle de ces animaux ; et d’autre part on voit que
les appareils de la respiration et de la manducation ont, chez les Acariens, des rapports tels qu’en s’appuyant sur les caractères fournis par les organes relatifs à ces deux fonctions, on aura bien plus de chances pour grouper ces animaux d'une manière plus naturelle.
» 1} faudrait donc admettre d’abord une série dans ceux qui ont les mandibules en pinces et chez lesquels la dégradation dans les fonctions peut être suivie depuis les Gamases, qui ont un système trachéen complet, jusqu'aux Acarus. Une autre série comprendrait tous ceux dont les mandibules sont onguiculés , et qui généralement ont à la fois un système de respiration double pour l'aspiration et l’expiration. Une troisième série serait pour les espèces à mandibules en stylets. En outre deux ou troisgenres, comme l’Ixode, le Limnochares et le Cheyletus, feraient provisoirement autant de groupes intermédiaires. »
Genre BDELLA.
P.158, Æjoutez :
15. Boezca oBLONGA, Say, Journ. acad. nat sc. Philad., t. 1, p.74 (des États-Unis).
M. Gay à découvert au Chili des Bdelles dont nous donnerons la description dans son ouvrage sur ce pays.
Genre TROMBIDIUM.
P.166, Æjoutez à la synonymie du 7 romb. tiliarum :
G. Wilson et White, Æntom. soc. Lond., 18h45 ; d’après des exemplaires trouvés en trës-grande abondance sur les platanes dans Regent’s-Park à Londres, pendant l'été,
ACARIDES. 349
P. 188. Ajoutez aux espèces citées celles dont voici Jes noms, el qui appartiennent à plusieurs des genres distingués parmi les Trombidions :
67. TErranyeus sriniesrus, Lucas, Algérie, Ænim. articulés , 1" partie , p. 309, pl. 22, fig. 5 (d'Algérie).
68. Ryxcaozornus Durs, Lucas, ibid., p. 311, pl. 21, fig. 7 (d'Algérie).
69. Ruvncnozoruus pazuires, Lucas, 1hid., p. 312, pl. 21, fig. 8 (d'Algérie).
70. TromsiDiuM BarBaruM , Lucas, cbid., p. 310, pl. 22, fig. 2 (d'Algérie).
71. Trousinium PurcuezzuM, Lucas , p. 310, 1bid., pl. 22, fig. 3 (d'Algérie).
72. Tromginium scasium, Say, Journ. acad. nat. sciences Philadelph., t. 11, p. 69 (des États-Unis).
73. TROMBIDIUM SERICEUM , id. , ibid. , p. 70 ( des États-Unis).