S IX
Genre FILISTATE,.
Sur Les caractères du genre Filistate.
T.1, p. 254. Aux caractères donnés qui sont exacts,
on doit ajouter :
Pattes peu inégales entre elles , et leur longueur rela-
tive dans l’ordre suivant : 1,2, k, 3.
Corselet déprimé, ovale.
AranËtnes tubicoles et lucifuges , se retirant dans les cavités «les arbres et des rochers, et y construisant une demeure en entonnoir, avez des fils qui rayonnent à son orifice.
T. 1, p.255. A la description de la
FILISTATE BICOLORE.
Ajoutez :
Dufour, Annales de la soc. entomologique , t. V, p. 527.
Lucas , Annales de la soc. entomologique , 2: série , 1° trimestre, 1845, p. 68 et 69. — Id., £xploration de l'Algérie, p. 97, PI. I, fig. 6.
M. Dufour ne donne que 6 à 7 lignes à l'espèce qu'il a décrite. Il dit que les six yeux principaux ont une couleur blanche cristalline. J'avais dit que les onglets des mandibules dans l'individu que j'ai décrit ( le seul que j'ai vu ) étaient très-courts; M. Dufour dit au contraire qu'ils sont finement et longuement pectinés. La seconde paire de pattes, selon M. Dufour, serait plus longue que la quatrième. L’abdomen a trois points ombiliqués sur le dos , vus dans les individus bien frais.
T1 p. 256 et t. IT, p. #81.
Sur Les affinités des Filistates.
Ajoutez ;
Les Filistates n'ont qu’une ouverture pulmonaire , et sous ce rapport se rapprochent des Théraphoses et s’éloignent des Ségestries ; elles ont les mœurs et les habitudes des unes et des autres. Les Filistates fuient la lumière comme les Ségestries. Elles vivent comme elles, retirées dans les crevasses abritées des rochers, dans les grottes ou les troncs d'arbres creux. Leurs demeures sont tapissées d’une toile fine, dont l’orifice extérieur, évasée en entonnoir. est cousu de fil blanc comme du coton. Pour la Filistate bicolore, cet orilice évasé a environ un pouce et demi de diamètre.
La Filistate bicolore parait propre aux contrées méridionales. Elle a été trouvée par M. Dufour, dans le voisinage de Mora, en ‘basse Catalogne, sous la voûte d'un rocher, et aussi dans le creux d’un vieux olivier du royaume de Valence. On l’a prise encore dans les environs de Narbonne , dans des lieux secs et abritès du soleil.
T.1,p. 256ett. II, ÿ. 441.
M. Lucas est le premier qui ait fut figurer le mâle
INSECTES APTÈRES. 377 de la Filistate bicolore (Expl. d'Algérie, Arachnides, p. 97, pl. 1, fig. 6, fig. 6a, fig. 6b, fig. Gc).
Ce mâle est plus petit et d’une couleur beaucoup plus pâle que les femelles ; les pattes sont très-allongées, grêles, et lorsque ces organes sont mis en mouvement, les palpes, qui sont aussi très-allongés, semblent au premier aspect remplir les mêmes fonctions que les pattes; ils paraissent sonder le terrain. M. Lucas en a pris en mai deux individus dans la maison qu'il habitait à Constantine. Cet Aranéide est peu agile. La femelle est sédentaire et habite aussi les maisons. Elle établit comme les Sésestries dans les fissures et les anfractuosités des murailles une toile en forme de tube, à l'embouchure duquel sont dirigés extérieurement des fils de soie comme autant de rayons divergents. On la trouve à Alger, mais elle est encore plus commune à Constantine.
GX.
Nouvelles Mygales. 12850295.
La planche 1 d’Araneidas de l'ouvrage sur le Chili de M. Gay fait connaître plusieurs espèces de Mygales de ce pays, très-bien dessinées par M. Nicolet , et nous allons en donner la liste pour terminer les 7 héraphoses, et avant de passer aux Araignées. Le texte de la planche n’a pas encore été publié.
Toutes ces Mygales sont die grandeur moyenne et n’excèdent pas la Mygale Calpéienne.
Mygale oculata, fig. 1. Abdomen fauve avec deux grandes taches noires rondes sur le dos, bordées de poils fauve clair figurant deux yeux.
Mygale Chilensis, fig. 2. Brune noirâtre avec une tache triangulaire fauve clair sur le milieu du dos.
— pygmeæa, fig. 3. Petite; corselet et abdomen allongés; corselet noir, abdomen fauve.
— brunnea, fig. 5 — affinis, fig. 6.
Toutes ces Mygales me paraissent appartenir à mà deuxième race, celle des ovalaires allongées.
& XL Nouveau genre d’Araignées à SiX Yeux.
Sur la même planche de l’ouvrage sur le Chili, M. Nicolet a fait connaître un genre très-remarquable d'Âraignées à six yeux qu'il faut placer à la suite du genre Ségestrie auquel il ressemble par les yeux, mais dont il s'éloigne beaucoup par ses autres caractères. M. Nicolet a nommé ce senre T'homiséide , parce qu'en effet par ses mâchoires inclinées sur la lèvre, par ses pattes étalées latéralement, par les formes courtes et ramassées de son corselet et de son abdomen il a beaucoup d’analogie avec les Thomises; mais par ses pattes peu inégales entre elles il se rapproche encore plus des Philodromes; par la grandeur des individus dont il se compose, et par son faciès il rappelle le genre Olios. Par ces motifs nous jugeons qu'il faut changer le nom imposé à ce genre par M. Nicolet, et nous le nommerons Sicarius. Comme il nous paraît évident , d’après les excellentes figures dessinées par M. Nicolet, que les quatre espèces qu'il a figurées se ‘réduisent à une seule et même espèce prise à différents âges, avant et après la ponte , nous donnerons à l’es-
pèce le nom qu’il a donné au genre.
Genre SICAIRE. (Sicarius.)
Yeux six, occupant le devant du corselet sur deux lignes ; les postérieurs au nombre de deux placés sur les bords du corselet et écartés; les antérieurs au nombre de quatre formant unc ligne droite ou légèrement courbée en arrière.
Ainsi E 0 o
Lèvre allongée cylindroide, à côtés parallèles ; arrondie à son extrémité.
Mâchoires inclinées sur la lèvre, allongées et pointues à leur extrémité, creusées à leur côté externe, cultelliforme.
Pattes allongées, peu inégales entre elles, fortes, à cuisses r'enflées , étalées latéralement. La première paire est la plus longue.