‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 408 sur 497 · XV · texte numérisé non relu

XV

T.1,p. 276 et t. Il, p. 447. Après le genre Scytodes et avant le genre Uptiotes, qui doit passer dans les

Araienées à huit yeux, mettez un genre nouveau à six yeux établi par M. Lucas.

Genre ÉCOBE. (Æcobius.)

Yeux au nombre de six réunis en groupe sur une protubérance du corselet,sur deux lignestransversales; l’'antérieure courbée en avant et composée de quatreyeux dont les intermédiaires, moins rapprochés entre eux qu'ils ne le sont des latéraux,

INSECTES APTÈRES. 387 sont ronds; les latéraux ovales : yeux postérieurs beaucoup plus gros que les antérieurs, éloignés l’un de l'autre, et formant avec chaque paire latérale, un triangle irrégulier dont l'angle le plus aigu est dirigé en arrière.

Lèvre semi-ellipsoïide, large à sa base, arrondie à son extrémité, et divisée, près de sa base, par an sillon transversal qui la fait paraitre composée de deux pièces.

Mâchoires courtes, apicales , très-inclinées sur la lèvre.

Palpes subpédiformes , insérés presque au milieu du côté externe des mâchoires.

Mandibules courtes.

Pattes velues, suns épines inégales entre elles latérodivergentes. La première paire est la plus longue, la quatrième ensuite, la deuxième est la plus courte.

AnRanËles sédentaires, établissant dans les encognures des murailles et sous les pierres une petite toile en forme de tente, formée par des fils de soie peu serrés, et sous laquelle ils se tiennent.

Écose Domesrique. (Æcobius domesticus.) p Long., 2 mill.; larg., { mill.

Corselet d’un jaune uniforme dans la femelle, quelquefois entouré d’un filet noir dans le mâle; très-bombé. Mandibules étroites un peu dirigées en avant. Abdomen large, un peu sinué au bord antérieur, ponctué de gros points blancs vaguement distribués. Filières peu allongées.

Lucas, £xploralion de l'Algérie, etc., p. 101, n° 15, PI. 2, fig. 1.

Prise dans les maisons d'Alger, en septembre et en octobre, dans les encognures des murailles ; se tient cachée sous une pe-

tite tente formée par des fils de soie peu serrés, et entourée d’un réseau très-lâche. Elle est très-vive. ‘

2. ÉcoBr annuzée. (-Æcobius annulipes.) Long., 5 mill.; larg., { mill. ©.

Corselet dont la pointe antérieure recouvre les mandibules qui sont verticales. Abdomen large, subovalaire déprimé, terminé en pointe et sans sinuosité antérieure, couleur d'un brun rougeâtre foncé , avec une ligne longitudinale d’un brun foncé, terminée postérieurement en une pointe aiguë , et ayant deux courtes taches transversales, imitant un poignard ou un stylet.

Lucas, £xploration de l'Algérie, p.102, PI. 2, fig. 2.

Prise aux environs d'Alger et de Constantine. Se plait à la campagne sous les pierres humides, où elle établit une petite toile en forme de tente , sous laquelle elle se tient.

Aflinités du genre Écobe. Ce genre, par le nombre de ses yeux, son corselet renfié, tient fortement au Scytode, et comme lui, par ses mâchoires inelinées sur les lèvres, il se rapproche des Thérédions; mais par ses yeux, la forme de sa toile, ses habitudes et la vivacité de ses allures, il s'allie fortement aux Lyniphies.

$ XVI Genie UPTIOTES.

TS p.215 eL270.

Ïi faut supprimer la famille des Mithras dans les Scylodes el réunir ce qui en est dit au genre Uptiotes et au caractère Uptiotes.

Au lieu de yeux six, mettez yeux huit.

À l’Uptiotes anceps il faut, à la synonymie, ajouter :

Mithras paradoxus, Koch, dans Henri Schaeffer, Fasciculus 423, n° 9. — Koch , 4rachniden, XI, p. 9%, PI. 317, fig. 1023 le mâle; fig. 102% la femelle.

Le genre Uptiotes , par son corselet, par ses mâchoires , son abdomen , est intermédiaire entre les Théridion et les Argus. Il se rapproche des Théridion par la forme de son abdomen qui

ressemble à celui de la T'héridion sysiphe. Ce genre se rapproche des Argus par la petitesse du corps et le peu de fongueur

INSECTES APTÈRES. 389 des pattes. Les Uptiotes ont aussi de l’analogie avec certains Philodromes (le Philodrome oblong) par la manière dont les yeux sont placés. Le corselet bombé des Uptiotes les unissent étroitement aux Stylodes.

VS XVIL Genre LYCOSE.

Lycosa narbonensis.

Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 106.

Cet Aranéide se trouve dars les environs d'Alger, de Bône et d'Oran. La variète, nommée Mélanogaster par Latreille, paraît se rapporter à celle qu'on trouve en Afrique, dont l'abdomen est

d'un cendre clair, et dont les chevrons du dos sont bien moins marqués. à

2 bis. La Lycosa afjinis de M. Lucas (Exploration del Algérie, p- 106, PI. 2, fig. 5) est un mâle dont la femelle n’est pas connue, de 17 millim., qui a une grande tache transversale à la partie inférieure de l'abdomen, qui a beauconp de ressemblance avec la Lycose narbonnaise, mais qui est beaucoup plus petite. Cette espèce et la précédente appartiennent à ma race des Tarantuloïdes.

T.1, p. 287. À la synonymie de la Lycosa tarentuloides singoriensis :

Ajoutez :

Schreider, dans Francesco Serao, Della Tarentolu. Napoli, 1742, p. 229.

T. I, p. 291-300 et t. IE, p. #49.

Sur les auteurs qui ont écrit sur la T'arentule. J'ai depuis acquis le traité sur la Tarentule, in-folio qui est à la bibliothèque de l’Institut, mais avec le titre qui manquait. Ce titre est ainsi : Della T'arantola o sia Falangio di Puglia, lezioni academici di Francesco Scrao, professore di medica nella regia

universita, Napoli, MDCCXLIT. Serao nous apprend que dans la Pouille aussitôt qu'un individu était atteint du tarentisme, sa maison devenait le rendezvous des jeanes gens d’alentour, qui profitaient de ces accidents pour s’amuser aux dépens de ceux qu’ils devaient guérir. Les parents du blessé avaient soin d’orner sa chambre de guirlandes de fleurs et de le revêtir de ses plus beaux habits, et on le faisait danser jusqu’à ce que l'épuisement et la transpiration eussent forcé de le mettre au lit. Ce traitement durait trois jours. Si l’on ne peut pas attribuer à Serao le mérite d’avoir le premier douté des effets de la Tarentule, ses Lecons académiques applaudies par Haller, Pringle et Morgagni, ont plus que toutes les autres publications contribué à déraciner le préjugé sur les effets de la morsure de la Tarentule. Il n’en reste plus aujourd’hui que le souvenir. Serao, né en 1702, est mort le 5 août 1783. Aux nomset aux ouvrages déjà cités, il faut ajouter : Hermani Grubæ Lubecensis, De ictu Tarentulæ, et vi musicis in ejus curatione conjecturæ physicæ medicæ. Francofurti, anno 1679. — Antoine Pitaro, Considérations et expériences sur la Tarentule de la Pouille, de l’imyrimerie de Gignet et Michaud , Paris, 1895, in-8.

12 bis. Lycose 1MPRIMÉE. (Lycosa biimpressa.) Long., 20 mill. ; larg., 7 mill. £

Corselet d’un brun foncé. Abdomen allongé, brun , avec une tache d’un brun foncé, trianguliforme , allongée à la partie antérieure , et une petite impression profondément marquée à la parlie postérieure. Ventre noir.

Lucas, £'xploration de l'Algérie, p. 108, PI. 2, fig. 6.

Le mâle est inconnu. Prise errante, en mai, dans les marais d'Aïn-Tréat , cercle de La Calle.

13 bis. Lycose exmpÈèpe. (Lycosa exilipes.) Long., 22 mill.; larg, 2 mill.

Corselet et abdomen d’an brun roussètre, sans tâchesur le dos; ventre de même couleur ; filières noirâtres.

Lucas, Exploration de l’ Algérie. p. 108, PI. 2, fig. 7.

Ressemble à la Zycosa peregrina de Savigny. Habite les berges des rivières dans les environs d'Alger et de Constantine.

3 quinter. Lycose PiLipÈDe. (Lycosa bilipes.) SN Long, 12 mill.; larg., 6 mill.

Corselet et abdomen fauve roussâtre.

Lucas, Expl. de l'Algérie, p.109, n° 26, PI. 2, fig. 8.

T°: 1, p. 307. A la troisième race ou aux Tarestulines, ajoutez : à

15 bis. Lycose paysanne. (Lycosa villica.) Long., 8 à 10 mill.; larg., 5 à 6 mill.

Corselet d’un roussâtre clair. Abdomen d'un fauve roussâtre, avec deux lignes longitudinales de couleur plus foncée sur le dos.

Lucas, Exploration de l'Aigérie, p. 110, PI. 2, fig. 9.

Lacalle et Oran. Prise en janvier, février et mars.

16 bis. Lycose ERRATIQUE. (Lycosa erratica.) Long., 11 mill.; larg., 4 mill. 9.

Corselet bombe, d’un roux foncé. Abdomen ovale allongé, grisâtre, avec deux bandes fauve clair, tache triangulaire , et trois ou quatre chevrons.

Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 3, PI. 3, fig. 2.

Prise errante, en janvier, sur les dunes de sable.

T.1, p. 308. À la quatrième race ou aux x Insignées, ajoutez à: la synonymie de la Lycosa trucidatoria :

Lucas, £xplor. de lAlg., p. 112.

Cette espèce varie beaucoup. Trouvée, dans les mois de mai et de juin, à l'est de l'Algérie.

Ep: 8405:

19bis. Lycose vaGaBonDe. (Lycosavagabunda.) Long., 12 mill.; larg., 5 mill.

Corselet d’un jaune roussâtre , noirâtre à sa partie antérieure. Abdomen court, d'un fauve clair, avec deux points noirs en dessus ; en dessous, fauve.

Lucas, Explor. de l'Algér., p.112 et 113, PL. 3, fig. 2.

Environ de Constantine et d'Alger ; commune en hiver ; trèsagile.

19 ter. Lycose FoRTE. (Lycosa valida.)

Corselet brun avec trois bandes longitudinales, celle du milieu, d'un fauve clair. Abdomen ovalaire renflé, fauve, avec une bande longitudinale crénelée sur le milieu du dos. Dessous fauve.

Lucas, £'xplor. de l'Algér., p. 113, PI. 3, fig. 3.

Prise dans les environs de Constantine , sur les rochers arides du Condiat-Ati.

19 quater. Lycose Numipe. (Lycosa numida.) 5 Long.,9 mull.; larg., 3 mill. 1/2.

Corselet noir entouré de blanc jaunâtre et nne raie fauve dans le milieu. Abdomen noir, bordé de blanc d'argent; en dessous, deux traits blancs formant V. C'est ma ZLycosa voraæx ,t. 7, p. 313, n° 22, qui présente bien des variétés et a été äécrite tant de fois sous des noms différents. Les yeux antérieurs forment une ligne courbée en avant.

Lucas, £xplor. de l’Algér., p.114, n° 33, PI. 3, fig. 5.

Prise au printemps, dans les environs d'Alger et de La Calle.

Lycosa rapax. Blackwall, Transactions of the Linnean s0ciety, vol.18, p.609.—Description of new species of spiders, n° 3.

Blackwall donne pour longueur 4 lignes 1/2.

I remarque que la griffe inférieure des côtes est courbée à sa base.

Bonne description de la variété { , qui est la Lycosa arenaria, de Koch, 143--16. — Ibid., Zycosa alacris, Koch de

INSECTES APTÈRES. 393 Schæffer, 120418. — Zycosa bifasciata , 118 , 18. — Lycosa pulverulenta , Koch, 131, fig 14 et 15. — Zycosa sylvicultrix, Koch, des Arachniden, 182-183.

Bonne description de cette variété.

M. Blackwall dit qu'elle se trouve sur le rivege de la mer, dans les pays montagneux et sur les sommets des plus hautes montagnes de la principauté de Galles, de l’Angleterre et de l'Irlande: elle s'accouple en mai et juin. Son cocon est formé d'une soie compacte de 5/2 de pouce en diamètre ; il est jaune brun et renferme 60 à 70 œufs d'un jaune pâle. Les jeunes, lorsqu'ils le quittent, montent sur le corps de la mère.

On la troufe aussi dans les bois , les pâturages. Prise sur les hautes montagnes de Broad-Cray-Helvillin, Snowdon et Carmed-Lewiling , les montagnes les plus élevées d’Angicterre.

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