‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 411 sur 497 · DoLOMÈDE PALLIPÈDE. (Dolomedes pallipedes · texte numérisé non relu

DoLOMÈDE PALLIPÈDE. (Dolomedes pallipedes

Corselet peu allongé, légèrement dilaté sur ies côtés, d’un jaune roussâtre. Abdomen ovalaire, plus allongé et un peu plus large dans sa partie médiane que le corselet, d’un jaune légèrement teinté de roussâtre, orné en dessus de deux taches noires affectant la forme d’un 7 dans le milieu du dos; à sa partie antérieure deux petites lignes longitudinales, à la partie postérieure des pelites lignes noirâtres entre croisées.

Lucas, £'xplor. de l’Algérie, p. 193, PI. 4, fig. 6.

Prise aux environs d'Alger, sous les pierres ; souvent errante en février eten juin.

2e Race. LES LONGICAUDES. (Zongicaud@.)

Filières dépassant de beaucoup l'abdomen.

3. DoromëpE RUrFIPÈLE. (Dolomedes rufipes.) Long. 11 mill.; larg. 4 mill.

Corselet étroit, saillant et avancé antérieurement , élargi et légèrement déprimé sur les côtés. Abdomen renflé , très-bombé, ovalaire, fauve , et ayantune série longitudinale de petites taches jaunâtres formant deux bandes. Filières tentacules d'un roux clair. Le mâle plus grèle; pattes plus allongées; abdomen plus étroit et plus court que dans la femelle.

Lucas, Æzxpl., p.124, PI. 4, fig. 5.

Sous ja pierre humide. Très-agile. Dans les environs d'Alger et de Constantine.

4. Docomëpe roux. ( Dolomedes rufithorax.) Long. 9 mill.; larg. 3 mill. 9.

Corselet allongé, rétréci antérieurement, roux borde de brun. Abdomen large, court, brun roux, et deux bandes longitudinales légèrement ondulées d'un brun foncé dans le milieu. Ventre brun roux.

Lucas, £xpl., p.125, PI. 4, fig. 4.

Eavirons d'Alger, cercle de La Calle, sous les pierres. Prise pendant les mois de mars et d’avril.

5. DoLomËDE piciraLe. (Dolomedes digitalis.). Long. 5 mill. ; larg. 4 mill.

Abdomen grossissant à sa partie postérieure, d’un brun roux foncé ; il est orné de deux bandes testacées. Ventre roussâtre. Filières allongées, roussätres.

Lucas, Zxpl. de l’ Algérie, p. 126, PI. 4, Gg. 5.

Prise dans les premiers jours de mars aux environs d'Alger.

T.1, p. 355. Après la race des ViciLanTes ajoutez : 3° Race. LES CHERCHEUSES. (Quæsitoriæ.)

Yeux intermédiaires antérieurs un peu plus gros que les latérauæ.

Lèvre très allongée en triangle isocèle.

Mâchoires droites, allongées.

INSECTES APTÈRES. AOL

DoLomÈDe NOUKHAÏVIENNE. (Dolomedes Noukhaïva.) Long., 4 lignes.

Pattes très-ailongées , verdâtre, avec des anneaux bruns; cuisses renflées. Longueur relative : 4, 2, { et 3 bien assis.

Palpes courts, verdâtres, à dernier article ovoide bombé sur le dos, aplatis au côté interne et non développés.

Abdomen ovale étroit, allongé.

Corselet en cœur court, verdâtre (forme de la #irabilis). Poitrine , mâchoires et lèvre verdâtres; lèvre en triangle isvcèle très-allongée ; mâchoires droites allongées, un peu dilatées à leur extrémité.

Yeux, les quatre postérieurs plus gros; ceux de la dernière ligne postérieure les plus gros; les intermédiaires antérieurs un peu plus gros que les latéraux.

Monde maritime, Polynésie, de Noukhaïva, rapportée par la corvette La Zélée. Cette espèce se rattache à la famille des Crypticolles par ses yeux ; mais par sa lèvre triangulaire et non tronquée , el par sa mâchoire étroile, elle forme une race à part.

T.1,p. 350 ett. II, p. 454. Ajoutez à la synonymie de la DoLoMÈDE AGÉNÉLOÏDE :

Lucas, Explor. de l'Algér., p.131, PI. 4, fig. 9. PE p- 358 et t. Il, p. #55.

M. Lucas s’est bien aperçu (Zæpl. de l’ Algérie, p. 107) que la Doloumède Dufour, par la forme de son corselet, se plaçait difficilement dans le genre Dolomède , et il croit que cette espèce doit rentrer dans le genre Lycose. Nous pensons, au contraire, qu’elle forme une petite division dans le genre Dolomède qui se rapproche beaucoup de la famille des Dolomèdes Lycosoïdes (Voyez t. I, p. 350 la race des ZLongi-troncs), et qu'on doit consiilérer les yeux latéraux postérieurs portés sur une éminence, comme appartenant à la seconde ligne et ne formant par conséquent à eux seuls qu'une seule ligne.

Affinités du genre Doloméde. La famille des Lycosoïdes se rapproche des Lycoses par la forme de son corselet, et s'en éloigne par les yeux, dont les postérieurs latéraux portés sur une éminence peuvent être considérés comme ne formant qu'une même ligne avec les intermédiaires postérieurs; elle s'identifie

par conséquent à toutes les familles du genre Dolomède, et n'est absolument conforme à aucune d’elles. Elle se rapproche aussi des Dolomèdes par les mâchoires élargies et la lèvre plus courte que dans les Lycoses. Sous ce rapport la Dolomède Noukbaïva, qui appartient bien aux Dolomèdes par ses yeux, par ses mâchoires étroites, allongées, sa lèvre allongée triangulaire, pourrait, à plus juste titre, constituer un genre que la Lycosoïde. J'en dis autant de la Lycosoïdes ageniloïdes. Mais dans les Aranéides il ne faut jamais oublier que le nombre, la position et la grandeur relative des yeux est le caractère générique le plus important. Ainsi les Ctènes par leur faciès et leurs autres caractères ont une grande analogie avec les Dolomèdes , mais ils en diffèrent fortement par les yeux.

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