S XXXI
Genre CLUBIONE.
T.I,p. 591ett. II, p. 478.
Clubiona amarantha.
Ajoutez à la synonymie de cette espèce :
Clubiona brevipes. Blackwall, Transactions of the Linnean society, vol. XVIII , in-#, London, 1841, p. 603.
Setient dans un sac de soie compacte, d’une soie très-blanche, qu’elle file dans la partie inférieure des feuilles, dans les districts de Denbigshire et Caernarvonshire. Elle saute avec agilité. M. Blackwall donne 3 lignes de long à sa Clubiona brevipes. L’abdomen est oviforme, velu, légèrement déprimé, de couleur rouge brun. Les filières , assez allongées, d’un brun noirâtre. Les yeux intermédiaires de la ligne antérieure sont un peu plus gros que les latéraux. La lèvre est d’un brun rougeâtre. Les mandibules et le bandeau noirâtres. Les pattes courtes d’un jaune pâle ; la quatrième paire la plus longue, la seconde ensuite, la troisième paire est la plus courte.
VE, p- 593.
Clubiona corticalis.
À la synonymie de cette espèce ajoutez :
Philoïca notata. Koch, Arachniden, VII, p. 55, pl. 268, fig. 631 (le mâlé, long., 3 lig. 1/4), fig. 632 (la femelle, long., & lig. 1/4). Koch, Uebersicht des Arachnidens system, pl. 2, n° 23. — Tegenaria notata £ F. Koch, dans Herrich Schæffer Deutschl. insect., pl. 125, fig. 14 et 15 (c’est la meilleure figure qu'on ait donnée de cette espèce).—Clubiona domestica,Wiber, Museum sinckerb., 1. WE, p. 214, pl. 14, fig. 9. Cette synonymie est certaine.
M. Koch remarque que la Clubione corticale se trouve dans l'intérieur des arbres, dans les vieux murs et dans les fentes des pierres , et qu'elle est plus abondante dans le nord de l’Europe ; et en effet nos observations ont prouvé qu'elle résiste aux plus grands froius. L'Aranea notata de Linné est une espèce toute différente.—Clubiona fucata, Blackwall, Trans. of the Linn. soc., t. 18, p.605, n°2. Prise dans le Denbigshire et Caernarvonshire.
Le mâle ressemble à la femelle, et les organes sexuels ne sont développés qu'en automne ; les femelles sout pleines dans lemois de juin. Cette Aranéide se trouve dans les bois, et en été se cache dans les feuilles. Deux griffes pectinées aux tarses, avec un petit appendice propre à grimper.
L'espèce suivante appartient, par la longueur relative de ses pattes ei par ses yeux , à la famille des Dryades, race des vagabonücs.
2 bis. CLuB10XE PaLLIPÈDE.(Clubiona pallipes.) ? Long. 6 mill., larg. 2 mill. 1/4.
Corsclet testacé teinté de roussâtre; yeux noirs, presque tous de mème grosseur; mandibules courtes, peu saillantes; abdomen ovalaire, alionge, s'amincissant à sa partie postérieure, d'un jaune légèrement roussâtre ; pattes ct palpes d'un jaune testacé. Lucas, Zxplor. de l'Aigérie, p.212, PI. 12, fig. 9. Prise une seule fois, aux environs de Philippeville. En mars, au picd des arbres, sur le bord de l'Ouad-Sassaaf.
T.I, p. 595. Ajoutez l’espèce suivante décrite par M. Koch à la famille des Anyphænes :
6 bis. CLUBIONE FORAINE. (Clubiona advena.) p Long. 2 lig. 1/2.
Pattes et palpes d’un fauve brun; abdomen ovale, brun, avec une raie longitudinale jaunâtre croisée par six accents circonflexes ; poils jaunätres formant des raies obscures, sur les côtés, qui aboutissent aux accents circonflexes; corselet brun bordé d'une raie fauve, d'autres de même couleur qui rayonnent du centre à la circonférence ; pattes de couleur pâle sans annelures.
L'hiloïca advena. Koch, Arachniden, VUE, pl. 268, fig. 633 (la femelle). Trouvée en Allemagne. Elle est vive et agile.
T. 1, p. 599 et 600.
Cicpioxe PETITE. (Clubiona parvula.) Long. 8 mill., la femelle; 6 mill. le mâle.
Corselct roussätre parsemé de points jaunes; abdomen légèrement roussâtre finement pointillé de brun foncé. Le mâle a les mandibules allongées , saïllantes.
Lucas, £Zæplor. de l'Algérie, p. 205, pl. 42, fig. 5.
Prise aux environs d'Alger, en janvier, sous les pierres bumides , où on la trouve presque toujours errante.
T.I, p. 599 et 600.
M. Lucas, p. 207, remarque que les Clubiones lapidicolles et livides (nos 10 et 11), sont communes en Algérie, au pied des arbres ou sur leurs vieilles écorces.
CLuBione RUFIPÈDE. (Clubiona rufipes.) Long. 12 mill., larg. 4 mill.
Corselet brun roussâtre ; sbdomen ovale, allongé , grossissant à sa parlie postérieure, d'un brun roussâtre foncé.
Lucas, £xplor. de l'Algérie, p. 208, n° 1514.
Prise dans les environs d'Oran , en hiver, sous les pierres légèrement humides. Elle est de la famille des Furies.
T. I, p. 600 et t. IT, p- #80.
CLUBIONE oBLONGUE. (Clubiona oblonga.) J Long. 12 mili., larg. 4 mill. ©
Corselet d'un brun roussätre ou simplement roussâtre; abdomen étroit, allongé, brun, couvert de poils jaunätres.
Lucas, Explor. de l'Algérie, p 207, pl. 12, fig. 3.
Trouvée sous les pierres dans les environs d'Alger et de Constantine. De la famille des-Furies Peut-être est-ce le mâle
de la Clubiona roscida (t. II, p. 480), Amaurobius roscidus de M. Koch.
N° 11 bis. Sur la CLUBIONE saAxATILE. (Clubiona saxatilis.)
Le genre CoeLores, de M. Blackwall, semble appartenir à ma famille de Clubioncs, nommés les Furies, p. 600, etil a de l’analogie avec les Agélènes et avec les Drasses. La longueur relative des paites ne permet pas de rapporter le Cœlote terrestre au Drasse Atropos, auquel il ressemble. Si l'Amaurobe terrestre de M. Koch est, comme le prétend M. Blackwall, synonyme de son Cæilote saxatile, il ne peut se rapporter à mon Drasse Atropos, et il doit s’en éloigner parles longueurs relatives des pattes. (Conférez t. LE, p. 489 de cet ouvrage.) Mais par la courbure des mâchoires
la Clubione saxatile appartient aux Drasses ou s'en rapproche et forme la liaison des deux genres.
S'il y avait lieu de former du genre CorLores de M. Blackwall une nouvelle famille dans les Clubiones, à la suite de celle des Furies (p. 600) ou dans les Drasses, à la suite des Lithophiles (p. 614), voici comment elle se trouverait caractérisée :
Famizze DES COELOTES.
Feux huit, sur deux lignes droites parallèles : la ligne antérieure la plus courte : les yeux latéraux posés sur une même éminence de la tête, les intermédiaires antérieurs un peu plus petits.
Lèvre plus longue que large, arrondie sur les côtés, tronquée à son extrémité.
Pattes fortes, la quatrième paire la plus longue, ensuite la première, la troisième est la plus courte. Tarses terminés par trois griffes dont les supérieures sont pectinées ; l’inférieure courbée à sa base.
Cœlotes saxatilis. Long., 6 lig. 1/4. Blackwall, Trans. of the Linnean society, vol. XVIIL, p. 618.
Drassus saxatilis. Blackwall, Researches in zoologia, p. 332. — Clubiona saxatilis. Blackwall, London and Edinburgh Magazine, vol. IL, p. 436-437. Conférez Amaurobius terrestris, Koch, die Arachn., vol. VI, p. 45, PI. 92, fig. 463, 46%. '
Le Cœlote saxatile a l'abdomen projeté sur la partie antérieure du corselet, grossissant vers sa partie postérieure ; couleur d’un brun jaunâtre, bande noire à la partie antérieure, qui se rétrécit graduellement en approchant des filières, avec de nombreuses taches noires, et des lignes obliques de chaque côté de la bande, qui se réunissent vers la partie postérieure et forment des chevrons dont la pointe est tournée vers le corselet, entre la pointe de la bande et les filières.(Cette description rappelle le Drasse Atropos.)
Trouvée, au printemps, en 1826, dans le nord de la principauté de Galles, et en Lancashire, sous les pierres et dans les crevasses des murs. Elle forme une toile de dimension peu étendue, ou elle dépose un cocon lenticulaire composé d’une soie très-blanche, de 6 lignes de diamètre , attaché or-
dinairement à la partie inférieure des pierres ou des fragments de rocs par une petite extension de la toile: sur la surface de cette toile elle répand un peu de terre, de plâtras et de détritus de diverses matières. Son tube, qui est lié à sa toile, s'étend ordinairement jusqu'à une cavité cylindrique que l’Aranéide creuse en terre.
CLuBIONE ORNÉE. (Clubiona ornata.) p Long., 6 miil. 1/2, larg., 2 mill.
Corselet verdâtre légèrement teint de rougeâtre; abdomen ovale, allongé, verdâtre, avec une ligne longitudinale sur le milieu du dos, formée par une série de petites taches trianguliformes d'un brun fonce ; pattes grèles , allongées , d’un jaune légèrement teint de verdâtre.
Lucas, Explor. de l'Algérie, p. 211, PI. 12, fig. 6.
Prise vers le milieu de juin dans les marais du lac Tonga, aux environs du cercle de La Calle.
Cette espèce appartient à notre famille des Furies, comme les Clubiones exilipèdes et barbus, qui ont comme elle des pattes grèles et-une ligne longitudinale sur le milieu du dos.
14 bis. CLUBIONE BARBARE. ( Clubiona barbara.) = g Long.,
10 mill. 1/2, larg., # mill. (la femelle); long., 9 mill. 1/2, larg.,
3 mill. (le mâle).
Corselet et abdomen d'un brun jaunûtre; pattes grèles, allongées , d'un jaune testacé lavé de brun ; long. relative 1, 2, 4, 3.
Lucas, Ezrplor. de l'Algérie, p. 210, n° 210, PI. 12, Gg. 3.
Prise en mars dans les environs de Philippeville, au pied des arbres qui bordent l'Ouad-Sassaaf.
Par ses pattes grêles, allongées , et la forme de son abdomen, nul doute qu'il ne faille placer cette espèce près de l’'Exilipes (ci-après, p.444), dans la quatrième famille ; mais par sa seconde paire de pattes, un peu plus longue que la quatrième , elle appartient à la cinquième famille , celle des Satyres, et forme ainsi le passage de l’une à l’autre.
L'espèce de Ciubione qui suit appartient à la fa-
mille des Parques, dont les pattes, médiocrement allonsées, sont dans l’ordre suivant : 1, k, 2, 3.
19 bis. Crurione manniBuzaire. (Clubiona mandibularis.) Æ Long. 9 mill., larg, 3 snill. 1/4.
Corselet d'un brun rougcâtre, abdomen allongé ovalaire, brun en dessus et dessous. Mand,bules robustes, allongées, excessivement saillantes , et très-renflées à leur naissance. Lèvres et mâchoires courtes. Palles courtes, grèles , d’un jaune rougeâtre.
Lucas, £xpl. de l'Algérie, p. 212, PI, 12, fig. 7.
Prise à Kouba, en janvier, aux environs d'Alger. Celte Aranéide se plait au pied des grandes herbes , dans les lieux frais, ombragés el humides.
13 bis. CLuBIONE A PIEDS GRÈLES. (Clubiona exilipes.) 15 bis. » Long. 11 mill., larg. # mill.
Corselet d’un brun rougeâtre , brillant , parsemé de poils fauves. Yeux noirs entourés de jaune. Abdomen ovoïde, élargi dans son milieu, brun et présentant, sur le milieu du dos, une raie longitudinale d'un brun foncé, assez semblable à une croix renversée. Palles ct palpes allongces, grêles,jaunâtres, parsemees de poils bruns. Longueur relative, 1, #4, 2, 3.
Lucas, Expl. d'Algérie, p. 209, n° 155, PI. 12, fig. 5.
Prise dans les environs d'Alger et de Constantine, sous les pierres humides au printemps et en hiver.
Cette espèce appartient par la longueur relative de ses pattes, à la famille des Satyres.
Clubiona atrox.
À la synonymie de cette espèce ajoutez :
Ciniflo atrox, Blackwall, Trans. of the Linnean society, vol. XVIIE, part. #, p. 607.
D'après les considérations des filières et des pattes de cette espèce M. Blackwall établit une familie des CINIFLONIDÆ.
Filières 8, les deux inférieures inarticulées ct réunies jusqu’à leur extrémité. Le métatarse des paltes postérieures garni d’une
brosse de poils, munie de deux rangs de petites épines très rapprochées.
M. Blackwall établit dans cette famille un £enre qui, d’après notre méthode, devrait être caractérisé ainsi :
Genre CINIFLO.
Yeux, huit sur deux lignes transverses, la ligne postérieure convexe, l'antérieure droite plus courte ; les intermédiaires un peu plus gros. Les latéraux sont posés sur un méme tubercule.
Mâchoires fortes, dilatées et arrondies à leur extrémilé, légèrement inclinées sur la lèvre.
Lèvre plus longue que large, dilatée dans son milieu, tronquée au sommet.
Pattes fortes; la première paire la plus longue (dans la femelle), ensuite la quatrième, la troisième est la plus courte; tarses à trois griffes ; les deux griffes supérieures pectinées, l'inféricure courbce à sa base.
Ciniflo atrox, Linn. soc., t. 18, p. #73 el 607.
Amaurobius atrox, Koch, Uebèr des Arachn. syst., p. 15.
Clubiona atrox, Walckenaer, Aptères, L. F, p. 605, n° 16. — Id., 4ranéides de France, p. 146, n° 1, PI.7, fig 5et 6.
M. Blackwall remarque que dans le mâle de l'Atrox la seconde paire de pattes est un peu plus longue que la quatrième. Cette observalion est nouvelle, et nous nous étions aperçu de celte anomalie qui exisie encore dans d'autres genres, mais nous avions craint de nous être trompé et nous n'avons pas transcrit la note qui contenait cette observation.
C'est la brosse des pattes postérieures qui caractérise les Ciniflonidæ de M. Blackwall, el sur l'usage de cette brosse qu'il nomme calamistrum, on peut consulter les Transaclions of the Linnean society, vol. XVE, p. 473, vol. X VII, p. 223.
Ce genre Ciniflo correspond à la première race de notre famille des Parques, mais les observations de M. Blackwall, quoiqu'elles r'impliquent pas la nécessité de créer ce genre, sont importantes.