CLOTHO LUISANT
Cette espèce est figurée dans l'Atlas de notre ouvrage, planche 16, fa, 6D, 6B, 6A et 60.
M. Lucas à décrit cts autres espèces de cetie
famille des Clotho.
3 bis. CLorno ALGÉRIENNE. ( Clotho Algerica.) Long. 5 mill., larg. 4 mill. 1/2.
Corselet plus étroit que l’abdomen, piriforme, un peu allongé, d’un brun roussâtre très-foncé presque noir, et légèrement teinté de jaune ; les pattes sont allongées, fines, d’un beau jaune vif; l'abdomen est d’un noir violacé, ovoïde, légèrement velu et à peine luisant.
Enyo Algerica, Lucas, Explor. de l'Algérie , p. 280, RRu 14, fig. 6.
Cette espèce est commune dans les environs d'Alger ; on la trouve en hiver, sous les pierres, dans son petit cocon de soie blanche, assez lâche et légèrement revêtu de quelques parcelles de terre. Ce cocon est sans issue, et lorsqu'on l’enlève de la pierre sur laquelle il est fixé, pour s'emparer de lhabitant qu'il contient, celui-ci fuit aussitôt , et si rapidement , qu'il est difficile de s’en saisir.
Il convient d'établir une quatrième famille dans les Clothos.
4° Famizze. LES INCERTAINES.
Feux sur trois lignes transversales ; lignes antérieures composées de quatre yeux sur une ligne fléchissant légèrement en arrière : ces yeux tracent un demi-cercle dont la ligne antérieure est le diamètre. '
Lôèvre plus large que longue en triangle tronqué.
Mâchoires droites ou très-légèrement inclinées et plus large à la base qu’à leur extrémité.
Pattes courtes. Long. relative : 4, 1, 2, 3.
4 bis. CLOTHO AMARANTIN. (Clotho amaranthinus.) Long. 4 mill., larg. 1 mill.
Couleur rouge amarante, plus sombre à l'abdomen qu’au corselet ; le corselet est court large, déprimé ; les pattes courtes, proportionnellement au corps, sont d'un jaune safrané; abdomen oblong , très-allongé, bombé en dessus, déprimé en dessous; filières courtes et d’un jaune safrané.
Enyo amaranthina. Lucas, Explor. de l'Algérie, p. 231, pl. 14, fig. 6.
Prise une seule fois par M. Lucas , en hiver, sur le versant est du Djebel Santa-Cruz, aux environs d'Oran. La démarche de cette Aranéide est lente.
M. Lucas remarque que si par la disposition des yeux et la longueur relative des pattes cette espèce se rapproche de la seconde famille des Clotho et surtout des Enyo, elle s'en éloigne par son corps étroit et allongé, son corselet fortement déprimé, ses yeux, qui ne laissent qu'un bandeau très-court, et ses mâchoires, presque droites.