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2 bis. TÉGÉNAIRE LONGIPALPE. (T'egenaria longipalpis.) Long. 15 mill., larg. 6 lignes. 2

Corselet large, d’un brun roussâtre. Abdomen ovale allongé, d’un brun foncé, ayant de très-grandes taches jaunes , disposées longitudinalement le long d’une bande médiane très-brune.

Lucas, Æxplor. de l’Aigérie, p. 243, n° 193.

Assez commune dans l'Algérie, dans les caves et dans les maisons, et aussi dans les forêts de chênes-liéges, où elle présente une variété plus noire.

Cette espèce, dit M. Lucas, ressemblant beaucoup à la Z'egenaria domestica, s'en distinngue par sa taille qui est toujours beaucoup plus grande, et ses pattes qui sont plus fines . moins allongées et non annelées de brun. Ce dernier caractère la distinguera aussi au premier coup d'œilde la Tegenaria Guyoni ; mais ce qui empêchera surtout de la confondre avec ces deux espèces, ce sont ses palpes, qui (dans la femelle) dépassent ordinairement en longueur le fémoral de la première paire. Le corselet est aussi plus large et plus bombé à sa partie antérieure, et la fossule est plus allongée et plus profonde ; les mandibules sont plus allongées et plus saillantes que dans la Domestica et la Guyoni, plus robustes et plus écartés à leur extrémité. Les parties latérales de l'abdomen ne sont pas maculées de brun comme dans la Domestica.

TL. AL, p.15.

TÉGÉNAIRE ÉMACIÉE. (T'egenaria emaciata.) A la synonymie de cette espèce ajoutez :

Agelena prompta. Blackwall's Descriptions of new species of spiders, Transactions of the Linnean Society,t. XVI, p. 621.

iNSECTES APTÈRES. 463

Les yeux , sur le devant du corselet, forment deux lignes parallèles courbées en avant ; les yeux intermédiaires de la rangée antérieure plus petits que les autres ; les yeux latéraux , portés sur une éminence commune et rapprochés entre eux, sont les plus gros. ; d

Lèvre presque carrée. Mâchoires courtes, bombées à leur base , arrondies à leur extrémité, un peu penchées sur la lèvre qui est plus large à sa base qu'à son extrémité.

Les pattes et les palpes sont bruns, les pattes ont trois griffes, les deux supérieures sont courbées et pectinées, l'inférieure est fléchie près de sa base où il y a deux dents bien distinctes. L’abdomen est oviforme, légèrement velu avec des chevrons d’un jaune brun dans le milieu, dont la pointe anguleuse est tournée vers le corselet ; les côtés du dos et du ventre sont d’un jaune brun, le ventre a une bande longitudinaie , brune dans le milieu. Les filières supérieures sont beaucoup plus allongées que les inférieures et elles sont tri-articulées. L’organe sexuel est d’un rouge brun foncé, les plaques pulmonaires blanchâtres.

Le mâle ressemble à la femelle en couleur, maïs il est plus pelit; ses pattes ont les mêmes longueurs relatives, mais sont plus allongées que dans la femelle. Le troisième article des palpes dans le mâle projette deux apophyses, l’un à sa partie supérieure, l’autre à l’extrémité ; le dernier article est renflé, concave , et contient un conjoncteur peu développé, peu compliqué, d’un brun rougeâtre pâle, presque enchâssé dans l’épine fine et noire qui l’entoure.

Cette espèce a été trouvée sous les pierres, dans les bois: les organes sexuels sont complétement développés au mois d'octobre.

Ep. 415.

Agelena elegans, Blackwall , Transactions of the Linnean Society, vol. XVII, p. 619. Long. { ligne 1/2. La quatrième paire de pattes la plus longue et les autres presque égales.

Voici ia description de M. Blackwall :

Tête, mandibules, mâchoires, palpes, lèvre, poitrine et pattes d'un jaune rougeâtre. Le quatrième paire de pattes la plus longue , les autres presque égales entre elles. Les yeux de la ligne antérieure sont les plus gros. Abdomen noirâtre. Une suite de chevrons obscurs sur le milieu du dos, et deux taches ovales

noires de chaque côté de la partie antérieure. — M. Blackwall dit qu elle ressemble à la Textrix agilis par la longueur relative des pattes, qu'on la trouve sous les pierres dans les pâturages humides, et que les organes du mâle se trouvent développés au mois d'août. +

T. IT, p. 16 et 499. Ajoutez à la synonymie de la

T'egenaria Lycosina :

Textrix Lycosina, Koch, 4rachniden, VII, 46, PI. 266, Üg. 623 (le male), fig. 624 (la femelle). Long. 3 lignes 1/2.

T. II, p. 17. Ajoutez avant les afüinités cette seconde espèce de la famille Lycosine.

15. TÉGÉNAIRE ENGOURDIE. (T'egenaria torpida.) S £ Long. 2 lignes 3/4 à 3 lignes le mâle; 3 lignes 1/4 à 3 lignes 1/2 la femelle, fig. 626 la femelle.

Corselet brun avec une ligne longitudinale d’un jaune d'ocre et unc raie longitudinale plus claire. Abdomen avec des taches latérales brunes , en virguies ou croissants informes. Pattes jaune rougeûtre, fortement annelées de brun.

Textrix torpida, Koch, Arachniden, VIN, 48, t. IX, p. 266, fig. 625 le mâle, fig. 626 la femelle.

Trouvée en Bohème et dans les Alpes du Salzbourg. Les organes du mâle sont développés dans le commencement de juin.

ils p.17.

Il convient d'établir une sixième famille de Tégénaires , que nous nommerons et que nous caractériserons ainsi :

6° Famizze. LES ARGUSIDES. {4rgusides.)

Feux, latéraux de la ligne antérieure plus gros que les intermédiaires de la même ligne.

15. TÉGÉNAIRE SILVICOLE (Z'egenaria silvicola.) 5 Long. 1 ligne 1/3, © 1 ligne 1/2.

Corps poli, luisant. Corselet, palpes et pattes d’un jaune rou-

geâtre; trois taches brunes en rayons sur la partie postérieure du corselet. Abdomen ovale allongé , ayant sur le milieu du dos une suite de triangles jaunes ou de larges raies profondément dentées ; près du corselet ce sont deux triangles séparés laissant un intervalle brun ; celui qui vient après en forme deux aussi non divisés et dont les bases se joignent : en comptant ces deux premiers triangles comme non divisés, il y a six triangles ; cette figure est entourée d’un ovale noir qui occupe le reste du dos. Les côtés sont jaunes ou parsemés de poils de cette couleur. Les filières sont jaunes. Les palpes et les pattes sont jaunes ou blanches.

Le mâle a l'abdomen et la tête d’une couleur plus brune; pour tout le reste il ressemble à la femelle.

Hahnia silvicola, Koch, Arachniden, XIE, p. 158, PI. 422, fig. 1076 le mâle, fig. 1077 la femelle.

J'ai souvent rencontré cette jolie espèce en novembre dans les fourmilières où elle tend une petite toile horizontale comme les Tégénaires , mais n’ayant jamais trouvé le mâle, je n’ai pas voulu la décrire comme espèce, craignant que ce ne füt une jeune d’une espèce déjà connue. M. Koch, en décrivant le mâle, a constaté que c'était une espèce distincte. Des deux autres il avait fait un genre auquel il avait donné le nom de Hahnia. Par les yeux qu'il a figurés, et par la forme de sa toile que nous avons vue, la T'égénaire silvicole, ne présente aucun caractère générique; mais à cause de leur pelitesse, caractère qui leur est commun avec les Argus, nous avons fait une race distincte de toutes ces pelites Aranéides, qui par les yeux latéraux de la ligne antérieure comparativement plus gros, se rapprochent des Agélènes et forment la liaison des deux genres.

Quant aux deux autres espèces que M. Koch a voulu mettre dans son genre Hahnia, ïil est évident qu'ils ne peuvent être réunis à la Silvicole, et qu'ils appartiennent au genre Argus.

M. Koch dit que l’on trouve des mâles de la Silvicole avec les organes développés tout l'hiver, et au printemps sous la mousse, au pied des arbres et dans les forêts. J'ai remarqué que cette Aranéide construit aussi souvent une petite toile dans les cavités des troncs des vieux arbres.

Les deux espèces de M. Koch, Hahnia pratensis et Hahnia pusilla , que ce naturaliste veut réunir à ce genre, ne lui appar-

tiennent pas, et doivent se placer après l’Argus formivore. Voyez t. II, p. 351.

6 XXXIX, Genre AGÉLÈNE.

Dans la synonymie eflacez |’ Ægelena montana de M. Kochet tout ce qui est relatif à l’Æranea riparia de Linné, puis ajoutez :

Agelena orientalis. 4 Long. 6.lignes.

Koch, Ærachniden, VIII, 58, PI. 269, fig. 634; prise dans la Morée ; elle ne diffère aucunement de l’espèce de France et de la variété qu'on trouve dans les Pyrénées.

T. 1], p. 23. A la suite de la description de

Agelena labyrinthica.

Ici devrait se placer la petite espèce d’Aranéide décrite par M. Koch sous le nom d’ÆAgelena gracilens, le mâle a 1 ligne 2/3, la femelle 2 lignes ; l'abdomen est allonge, brun ou noir sur le dos avec deux lignes parallèles de points blancs. Mais comme M. Koch n’a pas figuré les yeux nous ne pouvons la classer avec certitude. Cette espèce se trouve en Allemagne au mois d’août, Koch, Arachniden, VIII, 59, PI. 269, fig. 635.

T. Il, p. 23.

9° Famirce. LES NYSSES. 2e Race.

AGÉLÈNE CANARIENNE. ( Agelena canariensis. ) Long. 15 millimètres.

Ligne antérieure des yeux presque droite. Yeux latéraux de la ligne antérieure plus gros et ovalaires ; les intermédiaires de cette ligne les plus petits de tous. Tous les yeux sont d’un noir brillant. Corselet roussâtre. L'abdomen allongé ovalaire, présente

en dessus une raie longitudinale, large, d’un roux fonce, forte- ment crénelée sur les côtés.

Lucas, Arachnides des Canaries, p. 37, PI. 6, fig. hé Æapidf de l'Algérie, p.244.

M. Lucas, qui a trouvé fréquemment celte espèce sous les pierres en Algérie, dans les mois de février et de mars, n’en a pas donné une description comparative avec les autres espèces de la même famille, ce qui eût été nécessaire pour s’assurer que c’est une espèce nouvelle.

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