‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 475 sur 497 · LXXVI · texte numérisé non relu

LXXVI

LITHOBIDES.

Genre LITHOBIE.

T.1V, p.230, À la synonymie du

Lithobius forficatus , Koch, Deutschl. Ins., 190, 20. — Id., Myr. und Ar., 40, 20. Long. 12 à 13 lignes. Très-commun. Les deux sexes, dit M. Koch, sont pareils.

T.IV, p. 231. Au

Lithobius variegatus, Ajoutez comme synonyme :

Koch, Deutschl. Ins., 190, 21 et Myr. und Ar., 40, 21. Long.

6 à 7 lignes, Se trouve dans les bois sous la mousse. Peu commune.

T. IV, p. 232 à 234.

Les espèces suivantes, décrites par M. Koch comme inédites, et annoncées cependant somme n'étant pas rares dans les bois, doivent être comparées à celles que M. Newport a décrites et qui se trouvent caractérisées dans notre ouvrage, depuis le n° 4 jusqu’au n° 12.

LiTHOBIE DENTÉE. (Lithobius dentatus.)

Brune avec des taches plus foncées sagittiformes. Antennes allongées de 44 à 48 articles. Pattes jaunâtres annelées de brun. Long. de la femelle 7 lignes, du mâle 6 lignes.

Koch, Deutschl. Ins., 190, 20.

LiTHogie ÉPERONNÉE. (Zithobius calcaratus.)

Brun clair avec une large bande dorsale et les bords des an-

neaux brun foncé ; toutes les plaques dorsales à angles obtus, le

second article des pattes postérieures garni d’un éperon obtus. Long. 4 à 6 lignes.

Koch, Deutschl. Ins., 190, 23.— Myr. und Ar., 40, 23. Sous les pierres , les mousses. Commune.

EiTHOBIE COMMUNE, (Lithobius communis.) D'un brun fauve avec une bande dorsale brune et les côtés bruns. Angles des plaques postérieures arrondis. Pattes postérieures sans éperons. Antennes allongées. Long. 4 à 5 lignes.

Koch, Deutschl. Ins., 190, 24. — Myr. und Ar., 40, n° 24. Commune sous les pierres.

$ LXXVIL SCOLOPENDRIDES.

T. IV, p. 251-291.

Genre SCOLOPENDRE ( Scolopendra).

GLASSIFIGATION

D UN CERTAIN NOMBRE DE GRANDS SCOLOPENDRES D'APRÈS LE NOMBRE D'ARTICLES DES ANTENNES.

Les caractères qui différencient les espèces du genre

nombreux des Scolopendres, sont encore plus difficiles à saisir que ceux des Tulides: ici le crayon et le pinceau sont insufiisants pour éclaircir les descriptions, puisque tous ces Myriapodes se ressemblent par les formes et par les couleurs. C’est ce qui m'avait engagé, dans le grand travail que j'avais entrepris sur ces Insectes, à m'aider du nombre d'articles des antennes et de leur forme. Dans ces animaux, les antennes qui, dans une partie de leur longueur, la plus rapprochée de leur base, sont allonsées et distinctes, se raccourcissent successivement en approchant de leur extrémité; elles deviennent confuses, et souvent il arrive qu’elles s’atrophient ; mais c’est seulement dans une seule des antennes que cette dégénération a lieu ; par une cause qui est ignorée l’autre conserve toujours le nombre et l'intégralité de ses articles, de sorte que le nombre de ceux-ci n’est pas toujours égal dans le même individu. Cette singularité et la curieuse observation de M. Gervais, précédemment rapportée, qui constate que dans les Lithobiesles articles des antennes etles segments du corps ne se développent que successivement et que leur nombre augmente jusqu’au parfait développement de l’insecte, ont persuadé aux naturalistes qu'iln'y avait aucune régularité dans les antennes des Scolopendres et ils ont dit qu’elles variaient dans la même espèce. Cela n’est pas exact. La collection du Muséum de Paris renfermait, lorsque j'entrepris mon travail sur les Myriapodes, un grand nombre de bocaux renfermant des grands Scolopendres dans l’esprit-de-vin. Ges bocaux, goudronnés et fermés , n'avaient poirit été touchés. Lorsqu'ils furent mis à ma disposition, les étiquettes indiquaient le nom du voyageur qui avait rapporté ces animaux et le pays d’où ils provenaient. En les

INSECTES APTÈRES. 587 décrivant je m'apercus bientôt que, quelque nombreux que fussent les individus que renfermaient ces bocaux, ils ne contenaient jamais que deux ou trois espèces de Scolopendres et quelquefois qu’une seule; d’où je conclus que chaque pays ne renfermait qu’un très-petit nombre de grandes espèces diflérentes, mais que les individus de ces espèces dans chaque pays étaient nombreux et multipliés. J’eus la patience de compter dans chaque individu le nombre des articles dans les deux antennes quand elles étaient toutes deux complètes , et dans celle de ces antennes qui était restée intacte quand il s’en trouvait une atrophiée, Je fus aidé dans ce fastidieux travail par M. Lucas qui vérifiait après moi, et je me suis assuré que du moins dans le genre Scolopendre, dans les vrais Sculopendres, le nombre des articles ne variait jamais dans la même espèce et que ce caractère était bien plus constant, bien plus certain que celui du nombre des épines qui arment les cuisses des pattes de derrière, lequel n’est presque jamais entièrement le même dans deux individus de la même espèce. J'ai vu avec plaisir que M. Newport pensait de même et qu'il avait pris les antennes pour base de sa classification des Scolopendres (Voyez ci-dessus, p. 251 à 254). C'est pour donner les moyens de perfectionner son travail et d'arriver plus facilement à une détermination exacte des grandes espèces de Scolopendres, et de compléter les descriptions qu’on en a données, dans notre ouvrage, que j'extrais ici de mes manuscrits une classification par les anteynes des espèces que j'avais décrites. Afin de ne pas commettre d’erreur dans la synonymie, je ne distinguerai les espèces que par un numéro d'ordre ; mais je les rangerai, pour chaque

pays, par rang de grandeur et j'indiquerai les pages de notre ouvrage où peuvent se trouver les descriptions de mêmes espèces ou d'espèces analogues.

T. IV, p. 244 et 250.

Scolopendres des genres Heteristoma et Scolopendra à vingt-deux segments en comptant la téte.

A Scolopendres à antennes de 25 articles.

1. De l'ile Saint-Thomas. 3 pouces 4 lignes. 25 articles d’un côté, 24 de l’autre. Antennes sétacées, le premier article non renflé, les cinq premiers presque égaux, cylindriques; les derniers très-courts, moniliformes ; le dernier ovale et de la longueur des trois qui précèdent.

B Scolopendres à antennes de 23 articles.

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