TROGOSSITA CARABOIDES. (PI. 23. fig
Fabr., Sysl. EL, t. I, p. 151. — Illig., Coléopt. Bot: , t. 1 , p. 117. — Payk. , Faun. Suec, t. I, p. 92. — Herbst,<7oléopt., 7, tab. 112, fig. 8. —Latr., Gcn. Crtist. et Ins., I. 111, p. 23. — Trogossita Maurilanica, Ouv. , Ent. , t. II , n" 19 , pi. 1, fig. 2 a, b. — Tenebrio Mauvitanicus, Rossi. Faun. Elriisc. t. I, p. 232, tab. 7, fig. 15, et tab. 3, fig. 12. — Panz., Faun. Ins. Germ., fasc. 3, lig. h. — Long. 4 lig. — Corps fortement déprimé, ponctué, d'un brun-noirâtre ; antennes ayant leurs sixième , septième , huitième , neuvième et dixième articles transverses; corselet un peu plus large que long , en carré, cordiforme et bordé postérieurement sur les côtés, avec les angles latéraux avancés en pointe; élytres une fois plus longues que le corselet, striées, les intervalles avec une double série de très-peti s points; antenne» et pattes d'un brun-marron. — France Méridionale. Se trouve dans les vieux bois.
PROSTOMIS, Latr.; Trogossita , Fabr. , Stcrm.
Corps assez long, très-déprimé , beaucoup plus étroit que dans les Trogossita. — Mandibules plus longues que la tête , avaûcées parallèlement. — Languette étroite, avancée entre ses palpes. — Mâchoires munies de deux lobes. — Antennes de onze articles, un peu plus longues que le corselet, les premiers articles moniliformes , les cinq derniers allant en augmentant légèrement de grosseur. — Corselet carré , un peu plus long que large, avec ses côtés arrondis.— Elytres une fois plus longues que le corselet, un peu plus larges que ce dernier à leur base , mais se rétrécissant notablement à leur extrémité. — Tarses de quatre articles, les trois premiers courts , le dernier aussi long que les précédens réunis.
La seule espèce connue de ce genre est le :
PROSTOMIS MANDIBULARIS. (PI. 2.", fig. 7.)
Trogossita id., Fabr., Syst. Eleut.,X. 1, p. 155, n" 26. — Stdrm , Faun. Germ. — Long. 2 lig. ' . Larg. { lig. — Corps très-
l(«:mopiiloeus.
aplali. presque linéaire, piuicicuient d'uu fauve imrlam ; mandibules ayant leur extrémité noirâtre ; tête avec un sillon transversal à sa partie postérieure ; corselet glal)rc, uni, sans points, n'ayant qu'un sillon Jonpritudinal dans son milieu très peu profond ; élytres se rétrécissant de la base à l'e.vtrémilé et ayant un grand nombre de stries très-fines cltrès-rnpprochéesles unes des autres; pattes un peu plus claires que le reste de l'insecte.— Allemagne.
PASSANDRA, Dam., Schoenh., Latr.
Corps déprimé, étroit, assez allongé, presque linéaire. — Yeux très-grands. — Mandibules épaisses, plus courtes quej la lète, mais proéminentes et simples a. leur extrémité. — Palpes ayant leur dernier article fort long, s'amincissant à son extrémité. — Antennes moniliformes, trés-épais ses, plus longues que le corselet, composées de onze articles: le premier gros, assez long; le second moitié plus petit; le troisième et les suivans jusqu'au dixième inclusivement d'égale dimension ; le dernier beaucoup plus grand et plus gros que tous les autres, arrondi à son extrémité. — Coiselet carré , de la même largeur que la tête. — Elylres de même longueur, une fois plus longues que le corselet, et arrondies à leur extrémité. — Tarses de de quatre articles: les trois piemiers courts, allant en diminuant de grosseur; le quatrième plus long que les précédens réunis.
Les Passandra sont tous exotiques.
PASSANURA BISTRIATA.
Long. 5 lig. {. Larg. 1 lig. j. — Corps entièrement d'un beau noir brillant; tête ayant un sillon longitudinal très-profond auprès de chaque œil ; corselet lisse, sans points , bordé latéralement, ayant ses angles aigus , surtout les antérieurs, et une strie longitudinale de chaque côté ; élytres sans points, un peu convexes, ayant'chacune deux lignes longitudinales dans leur milieu, une près de leur suture et une prés de leur bord latéral ; pattes courtes, ayant une double épine courbée ù l'extrémité des jambes; tarses ayant leur dernier article et leurs crochets tirant sur le roussàtre. — Ile de Java,
CUCUJITES.
Caractères. Corps très-déprimé.— Anten nés de la même grosseur ou plus grêles vers
leur extrémité. — Mandibules sailLinles,
— Languette bifide. — Palpes courts. — Corselet carré. — Tarses avec leur articles entiers.
Genres: Cuciiju,, f.ecmophlœus , Broutes, Dendropkagus.
CUCUJUS, Fabk., Oliv., Payk., Latb.; Caniharis , Linn.
Corps excessivement plat, beaucoup plus large que dans les Passandra. — Antennes inséiées devant les yeux, moniliformes, composées de onze articles: le premier long, carré ; les suivans coniques ; le second moitié plus court que le premier, et le troisième aussi long ; les suivans jusqu'au dernier d'égale dimension ; le dernier aussi court que les autres, renflé à sa base et pointu a son extrémité. — Mandibules saillantes, cornées, fortes et déi)rimées.
— Labre avancé entre les mandibules, membraneux , arrondi et entier à sa partie antérieure. — Palpes obconiques , renflées à leur extrémité et tronqués. — Mâchoire ayant un lobe interne. — Corselet court, plus large que long. — Elytres carrées , très-plates, plus larges que ce dernier et trois fois aussi longues. — Pattes courtes. — Cuisses en massue.
Le type de ce genre est le
CUCUJUS DEPRESSUS.
Fabr., STjst. EL, t. II, p. 93. — Payk., Failli. Suec, t. II, p. 165. — Oliv., Etit., t. 4, n» 74 bis, pi 1. — Latr., Gen. Crust. et Ins., t. III, p. 2/(, spcc. 1. — Long. 6 lig. Larg. i lig. i. — Corps excessivement plat, entièrement glabre; tête un peu plus large que le corselet , finement ponctuée , de couleur rouge ; yeux noirs ; antennes de même couleur, une fois plus longues que le corselet; corselet rouge, crénelé laléra- Jement; ponctué et sillonné; élytres rouges, ayant leur bord suturai élevé, et leur bord latéral fortement rabattu et formant un côte saillante; prolhorax entièrement rouge; mésothorax et métathorax noirs, avec une ligne rouge dans leur milieu ; pattes et abdomen noirs. — Suède, Allemagne.
LCEMOPHLŒUS; Cucujus, Fabr., Payk., Panz., Latr.
Corps plat, déprimé. — Antennes insérées devant les yeux , presque aussi longues que le coips. beaucoup plus filiformes
DENDROPHAGUS.
que dans les Cucujus, Je premier article grand, plus gros à son extrémité qu'à sa hase , les suivans jusqu'au dernier presque égaux entre eux ; le dernier plus que les préccdens, et plus épais à son extrémité qu'à sa base , ce qui les distingue facilement de celles du genres précédent. — Corselet presque carré. — Elyires à peine plus larges que ce dernier, et guère plus qu'une fois plus longues ayant leurs angles antérieurs beaucoup moins saillansque dans les Cdcujiis, et leur extrémité plus pointue.
— Pattes courtes. — Cuisses en massue.
Insectes très-petits.
i-œMOPHLcœus monilis.
Cucujus id., Fabr., Eut Syst., t. II, p. 96, n- 13. — Syst. EL, 2, p. 95, n" U.
— PAYK,,FrtMn. Suec, t. II, p. 469, n» 7.
— Panz., Faun. Germ., 4, lab. H. — Long. 1 lig. i. — Corps très-plat, entièrement glabre; tête noire, avec sa partie postérieure roussâtre; mâchoires et antennes ferrugineuses ; corselet carré, mutique, de couleur noire, avec son bord postérieur et ses bords latéraux d'un rom assez vif ; élytres plus larges que le corselet, d'un beau noir brillant, ayant chacune trois stries longitudinales et une petite tache d'un jaune-roussâtre , placée un peu au dessous de l'épaule ; les pattes et tout le dessous du corps d'un roux vif et brillant. — France , environs de Paris.
BRONTES, Fabk.;
Cerambyx , Linn.;
Cucujus, Herbst, Ouv.;
Uleoiota, Latr.
Corps trés-plat, assez étroit. — Antennes au moins aussi longues que le corps et souvent plus longues , composées d'articles cylindriques très-allongés. — Palpes ayant leur dernier article grêle et aigu à son extrémité. — Mâchoires ayant un lobe corné.
— Labre ayant une large échancrure. — Corselet presque carré, un peu plus large que la tête antérieurement, et ordinairement denticulé latéralement. — Elytres plus larges que ce dernier et deux fois aussi longues, ayant leurs bords latéraux rabattus. — Cuisses en massue. — Tarses de quatre articles très-courts, et les deux derniers augmentant un peu de taille.
BP.ONTES FI.AVIPES.
Fabr., Syst. EL, t. Il , p. 97. Cucujus Plattalus, Herbst, Faust. Arch. Ins.. Ims. II.
p. 2A, pi. 7. fig. 7, 8. — Cucujus Flavipes, Payk., Faun. Suec, t. II, p. 167. — Oliv., Ent., t. IV, n» 74, pi. i , fig. 6, a, 6. — Uleoiota id., Latr., Gen. Crust. et Ins., t. III, p. 26. — Long. 3 lig. — Corps brun ou noirâtre obscur; antennes d'un brun roussâtre , plus longues que le corps, velues , avec leur article basilaire fortement allongé ; tête un peu rugueuse, avec la bouche roussâtre ; corselet en carré , cordiforme , un peu plus large antérieurement que postérieurement, ayant ses bords latéraux denticulés , et ses angles antérieurs avancés et bidentès ; élytres carénées près et parallèlement au bord externe, ayant chacune quatre stries de la carène à la suture, ces stries munies de points, et les intervalles finement ponctués ; pattes roussâtres; abdomen brunâtre , avec le bord des segmens postérieurs plus clair. — France, environs de Paris. Sous les écorces des arbres morts.
DEIVDROPHAGUS, Gyll., Latr.; Cucujus , Payk. , Fabr.
Corps oblong, très-déprimé. — Palpes courts et inégaux ; les maxillaires renflés dans leur milieu , avec leur dernier article conique, un peu acuminè ; les labiaux tréscourts et en massue. — Antennes presque aussi longues que le corps. — Corselet un peu plus long que large. — Elytres plus larges que ce dernier et trois fois aussi longues , linéaires et arrondies à leur extrémité. — Cuisses un peu renflées et comprimées. — Tarses ayant leur premier article très-petit et les suivans plus longs.
DENDROPHAGUS CREBÎATUS. (PI. 23,
fig. 8.) Cucujusià., Payk., Faun. Suec, t. II, p. 168, n" 4. — Cucujus Sulcatus, Fabr., Syst. EL, t. II, p. 93, n" 5. — Illig., Mag., 3, p. 174, n" 5. — Dendrophagus Crenatus, Gyll., Ins. Suec, t. Il, add., p. 14, n» 1. — Long. 6 lig. — Corps déprimé, d'un noir-brunâtre; tête un peu triangulaire , d'un noir brunâtre brillant , inégal, et fortement ponctuée , ayant dans son milieu un sillon longitudinal assez pro fond ; antennes filiformes , un tant soit peu plus courtes que le corps, d'une couleur jaune-brunâtre, ayant leur premier article très long, les deux suivans courts etobconiques, les cinq suivans oblongs, les deux avant derniers plus courts et cylindriques, et le dernier nointu à son extrémité ; cor-
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selet sinue et échancré sur les côtés, un striées, d'un bruu testacé; pâlies d'un roux peu avant son milieu , trés-ponclué et im- brunâtre. — Finlande. Se trouve sous les primé dans son milieu ; élytres crénelées et écorces des arbres morts.
Tno.'SikME FAMILLE. — LONGIGORMES, Latreille.
Caractères. Corps ordinairement long, assez élancé.— Antennes filiformes ou sélacées, souvent de la longueur du corps au moins , quelquefois en scie peclinée ou en éventail dans les mâles. — Labre très petit, coriace , en carré transverse. — Mandibules cornées, robustes, souvent fort grandes. — Mâchoires courtes , ayant un ou deux lobes.
— Corselet trapéziforme ou rétréci antérieurement dans ceux ou les yenx sont arrondis. — Pattes fortes, les antérieures souvent plus longues que les intermédiaires.
— Tarses de quaue articles; les trois premiers garnis de brosses en dessous, les second et troisième en cœur, le quatrième profondément bilobè , et ayant à son origine un petit renflement simulant un article, mais qui n'a point de mouvement propre.
Les insectes qui composent cette famille sont la plupart d'une grande taille, et sont remarquables par le développement de leurs antennes, qui dépassent quelquefois de beaucoup la longueur du corps. Les Longicornes sont presque tous pourvus d'ailes et irolent ordinairement sur les fleurs; leurs larves vivent la plupart dans l'intérieur des arbres ou sous les écorces, elles font de trèsgrands torts aux arbres en les perçant souvent très-profondément et les criblant de trous quelquefois très-grands; quelques autres rongent les racines des plantes; elles sont dépourvues de pattes, ou n'en ont que de mammeloniformes; leur corps est mou , blanchâtre ou jaunâtre , plus gros antérieurement, avec la tète écaiileuse, munie de mandibules robustes propres à creuser le bois; les insectes arrivés à leur étal parfait font entendre un son assez aigu, produit par le frottement du pédicule de la base de leur abdomen contre la paroi intérieure du corselet lorsqu'ils l'y font entrer et sortir alternativement.
M. Léon Dufour, qui a étudié leur structure intérieure , a observé que par leur tube digestif cl la disposition des vaisseaux hépatiques, ils ressemblaient aux Mélasomes, et il nie l'existence d'un gésier ; le tube alimentaire est ordinairement hérissé de papilles et précédé d'un jabot qui est quel-
quefois peu apparent; les testicules sont formés par des capsules ou des sachets spermatiques distincts, pédicellés, et dont le nombre est plus ou moins considérable. Cette famille contient quatre tribus qui ne peuvent pas se diviser par groupes, ce sont les Prioniens, les Cerambycites, les Latniaires et les Lepturetes.