‹ Histoire naturelle des insectes, coléoptères (volume 2)Chapitre 330 sur 528 · MOLORCHOS STAPHYIJSCS · texte numérisé non relu

MOLORCHOS STAPHYIJSCS

Tomopterus Staphylinus, Serv., Nouv.

class. de lafam. des Longicornes, Ann. de la Soc Ent. de France, t. II, p. 345, n° 1. — Long. 6 à 7 lig. — Corps chagriné, d'un noir mat; tête couverte d'un duvet cendré à sa partie antérieure ; antennes d'un brunnoirâtre ; corselet bordé de jaune antérieurement et postérieurement, ayant aussi quelquefois une petite ligne jaune sur les côtés; élytres ayant chacune une ligne oblique de cette couleur, parlant de l'angle humerai et s'étendant jusqu'à l'extrémité de l'élytre; poitrine noire, ayant une petite raie transversale jaunâtre ; abdomen avec le premier segment de couleur testacée , et les autres d'un noir brillant; pattes antérieures et intermédiaires ayant leurs cuisses jaunes, avec les jambes et les tarses noirs, et les postérieures ayant les cuisses noirâtres, avec leur base ferrugineuse. — Du Brésil.

IBIDION, Serv.

Corps étroit, allongé, presque linéaire.

— Palpes courts, les maxillaires un peu plus longs que les labiaux, ayant leur dernier ar ticle élargi et très-comprimé, tout-à-fait se curiforme. — Mandibules courtes, aiguës, unidentées au côté interne. — Antennes se tacécs, quelquefois un peu frangées en des sous, plus longues que le corps dans les ma les, et au moins aussi longues dans les fe melles , ayant leur premier article en mas sue, le second fort petit, les suivans allon gés et cylindriques, le troisième plus grand que les autres. — Corselet étroit, au moins deux fois plus long que la tète, moins large qu'elle à sa partie antérieure, ayant deux sillons transversaux. — Elytres linéaires, longues et étroites, un peu convexes , tau-

hkh

STEMGRA.

tôt arrondies à leur cxtrémilé , et lauiol ironquées avec les angles épineux. — Pattes peu longues, avec les cuisses en massue allongée et les jambes comprimées.— Tarses ayant leurs articles courts et triangulaires.

Les Ibidionssont de jolis insectes d'une petite tailke svelte et élancée, qui sont propres a l'Amérique Méridionale, qui se trouvent sur les feuilles et se blottissent dans celles recourbées en gouttière, en tenant leurs panes écartées du corps ei les antennes ramenées sur le dos; le corselet et la tête relevés, formant un angle droit à la manière des chenilles arpenteuses. Ils restent ainsi inunobiles pendant un assez long espace de temps. Quand on agite leur demeure, ils s'en échappent avec rapidité, mais ils courent mal, et plutôt par sauts et par bonds qu'en ligne droite. Ils volent quelquefois dans les bois pendant le jour, et produisent un son aigu avec le corselet.

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