PARMENA PII.OSA
Sekv.., Noiiv. class. de la fam. des Longicornes, Jnn. de la Soc. Ent. de France, t. IV, p. 100, n" 1. —Long. 4 à 6 lig. — Corps d'un gris cendré , couvert de poils soyeux, avec des parties plus obscures; mandibules noires à l'extrémité ; antennes roussâtres; tête et corselet ponctués, sans taches ; élytres quelquefois entièrement grises, mais ayant ordinairement à leur base une tache réniforme, et versleur partie postérieure une bande transversale sinueuse plus obscure ; cuisses grisâtres, avec les jambes et les tarses roussâtres. — France Méridionale, environs de Marseille.
M. Serville , Jnn. de la Soc. Ent. de France, t. IV, p. 99, d'après une communication qui lui a été faite par M. Solier, rapporte ce qui suit :
L'insecte parfait a été trouvé près de
TETHAOl'ES.
(Marseille, sous les pierres , en avril , juin et septembre. M. Solicr le prit aussi en mars dans les tiges de Vcuphorbia cluiracias. La larve qui vit dans celte plante a été trouvée par MM. Rambur et Solier .i la même époque , et la Parmenaa paru en août. Cette larve est apode. Le corps est blanchâtre , composé de douze segmcns ciliés latéralement de roussâtre ; la partie antérieure de la tète est d'un brun-roux ; les segmens, de trois à dix, ont chacun en dessous deux légères élévations bordées de tubercules faisant sans doute l'olTice de pattes; les stigmates sont brunâtres ; les antennes trés-courtcs, de deux articles; les mandibules noires, courtes, cornées et anguleuses. Cette larve, qui se tient dans les tiges de cette plante , ne mange pas d'abord toute la moelle qui lui sert de nourriture ; mais elle s'y pratique un chemin sinueux, et vit du reste en revenant sur ses pas. Elle bouche l'ouverture de la tige lorsqu'elle va passera l'état de nymphe, avec de la sciure do bois. Cette nymphe, enveloppée d'une membrane qui laisse apercevoir les diverses parties qu'aura l'insecte parfait, est blanchâtre . elle agite avec vivacité son abdomen lorsqu'on la touche : celui-ci est terminé par deux épines divergentes , qui, sans doute, ainsi que le pense M. Solier, lui servent à se cramponner pour se débarrasser de sa peau au moment de sa dernière mue.